‹ Petit manuel de l'amateur de livresChapitre 19 sur 72 · Citée dans V Intermédiaire des chercheurs et curieu:r · texte numérisé non relu

Citée dans V Intermédiaire des chercheurs et curieu:r

février 1000, vol. 275 et suiv.

'2. C'est à peu près ce qu'a dit l'éminent adniinislraicur de notre BibliotluMjue nationale, M. Léopold Dclisle, dans son discours d'ouverture du Conjurés international i!'> Bibliothécaires^ tenu à Paris en 1900 : « C'est par iiiilicrs qu'il faut compter les volumes modernes que la iiiaiivaise qualité du papier a voués fatalement à un<î i"i<n hors d'usage dans un avenir plus ou moins rap-

"hé. » {Courrier des bibliothèques y 28 février 1901, *

50 PKTIT MâM I:L de I/AMATEIR DE LIVHES.

ne se fabrique plus, et les éditeurs fabriquent » (ou font fabriquer) « un japon par des méthodes mécaniques où l'élément minéral intervient. Or, ces sortes-là sont susceptibles de se piquer. Quant au papier de Chine, il se pique aisément et contamine les autres papiers; seulement, il n'est pas rebelle au lavage comme le papier du Japon. Le seul papier qui puisse inspirer une sécurité absolue, c'est le papier de fd sur lequel on imprimait ces éditions d'incunables qui nous sont parvenues aussi fraîches, aussi nettes, que si elles sortaient des mains de l'imprimeur *. » Et le mal est général : c'est d'un bout du monde à l'autre que l'on se plaint de la mauvaise qualité des papiers d'aujourd'hui, que Ton constate leur altération, leur désagrégation et leur ruine.

1. Non seulement la matière principale du papier est moins bonne qu'autrefois, mais elle est encore altérée par le mélange de substances minérales qui le rendent moins durable. Certains livres du temps des Aide et des Estienne ont, après quatre siècles, gardé toute leur fraîcheur, tandis qu'aujourd'hui, dans des volumes qui n'ont pas cinquante ans de date, le papier se couvre de taclies, se décompose et se déchire sous le moindre effort. (E. Eggpr, Histoire du Livre, pp. 170-171.)

LE PArn:i{. :a

« Les employés de la Bibliothèque du Congrès, à Washington, signalent ce fait, que les ournaux imprimés sur du papier renfermant le fortes proportions de pâte de bois comnencent à tomber en débris et que, dans m temps relativement court, il sera impossible de les consulter.

« Pour éviter cet inconvénient, on a pro- :»osé aux éditeurs des principaux journaux le r Union de faire imprimer, chaque jour, iuv papier de chiflons, les exemplaires desim's aux bibliothèques publiques.

On remarque, en efï'et, que les feuilles ^)arues avant la guerre de Sécession, alors \ue l'emploi de la pâte de bois était peu onnu, sont dans un excellent état de conervation, landis que les journaux imprimés lus récemment se sont altérés, à la fois ar l'action de Tair et par l'action de la lulière ' . »

A Londres, la Société d'encouragement ux arts et à Tinduslrie expose ainsi ses griefs antre les papiers modernes, et nous fournit s curieux renseignements suivants :

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