Crapelet, op. rit., p. 226, noies 1 et
128 l'ETlT MAM i:i. 1»K LAMATELU DE LIVRES.
« in arlr [ijpuijrapjLica riiagk in quam alia^ « ulhi furmidanduiii^ ».
Evidemment, le livre coûtant moins cher a pu se répandre davantage, profiter, par conséquent, à plus de monde ; mais la qualité, qui est la seule chose que nous ayons en vue ici, pâtit de cette abondance et de ce bas prix. Même les publications prétendues artistiques ou qualifiées de « luxe » se ressentent de ce système; c'est non seulement le papier, la composition, le tirage, etc., qu'on veut avoir au plus chétif taux possible ; ce sont les dessins, la gravure, etc. Forcément on eiï donne au public « pour son argent ».
Jadis, non seulement chaque imprimerie, mais chaque maison d'édition avait son con i-i'cii'ur^ — un employé instruit et expérimenj chargé de relire les épreuves. Ce n'était pi là une besogne superflue, les auteurs général et les débutants en particulier n'étant pas initiés aux innombrables détails de 1|i| composition et de la correction typogn phiques.
1. Jans. d"Almelovep:n, De vilis Slcphcmoram^ ap. C£ PELET, op. cit., p. 22G, note 2.
iNombre d'éditeurs se passent aujourd'hui le cet employé et réalisent ainsi une écononie notable : si les imprimeurs conservent ncore leurs correcteurs, c'est qu'ils ne peuent guère faire autrement ; mais ce n'est >as l'envie qui doit manquer à beaucoup l'entre eux d'économiser aussi de ce côté, et es correcteurs d'imprimerie sont généralenent surchargés de travail et contraints par luite de mal travailler. « La correction, il l'en faut plus parler, écrit .Jules Richarde 5auf en quelques ateliers qui se respectent, m ne se donne ni la peine de relire, ni celle le corriger. La faute typographique est si nullipliée qu'on ne veut plus d'erratum^. Il erait, par son ampleur, concurrence au derùer chapitre. C'est là un mal récent et auquel l serait utile de couper court. »