Op. cit., p
2. Définition de Verratum ou errata par l'habile lyporaphe et ardent révolutionnaire Momoro, « Preniier inirimeur de la liberté », comme il se surnommait (né en 7Ô6, mort sur léchafaud en 1794) : « Un errata, c'est i rectification des fautes qui sont faites dans un livre, u'il est bien souvent inutile de signaler au lecteur, qui e s'en aperçoit pas. » (Edmond Werdet, Histoire du ivre en France, t. IV, p. xi.)
130 PETIT MANI:t:I. de L'AMATEUR DE LIMîES.
Où est le temps où lesEstienne, si célèbres à la fois comme érudits et comme typographes, étaient tellement jaloux de la puretc des éditions qui sortaient de leurs presses que l'un d'eux, Robert Estienne (1505-1559) après avoir lu, relu, relu à satiété ses éprep ves, les affichait à sa porte et donnait um récompense, « cinq sols », pour chaque faut( qu'on lui indiquait ! Chez ce savant philologue et maître imprimeur, « la correction, comme l'explique Michelet, se faisait par un décem virât d'hommes de lettres de toutes nation: et la plupart illustres. L'un d'eux fut le gre< Lascaris; un autre, Rhenanus, l'historien d l'Allemagne; l'Aquitain Ranconet, depui président du parlement de Paris ; Musurus que Léon X fit archevêque, etc.*. »
Rappelons enfin, pour ne décourager pei sonne, que la perfection, typographique o autre, n'est pas de ce monde, et qu il Jiexisi aucun livide sans faute, typographiquemeni peu fait. « Un livre sans faute est une chimère^....
1. Michelet, Histoire de France, t. IX, la Renaij sanctî,chap. xi, p. 299. (Paris, Marpon et Flammaridi] 1879.)