PAUL PARFAIT III
très simple, donnant sur je ne sais quel boulevard :
— C'est la chambre de Noël Parfait.
Le proscrit était descendu là, triste d'avoir laissé à Paris son fils. Mais, aux vacances qui suivirent les premiers mois d'exil, à Pâques, Alexandre Dumas père, — chez qui maintenant logeait Noël Parfait, — le bon Dumas, voyant l'assombrissement du père à la pensée qu'il ne pourrait embrasser son Paul, eut l'idée délicate et touchante, et toute naturelle pour ce cœur affectueux, d'écrire à Séchan, le décorateur, qui venait à Bruxelles: « Ne dis rien, ne préviens personne et amène le petit Paul. »
Le train de Paris arrivait justement, là-bas, pour l'heure du dîner. Quelle surprise et quelle joie pour Noël Parfait lorsqu'on entrant dans la salle à manger, il trouva son fils à table I II reconnut là tout de suite une invention à la Dumas, et, s'il embrassa éperdument l'enfant, il dut serrer fortement la main du cher grand homme.
Et voilà pourquoi, à son banc d'habitude, nous ne retrouvions pas et ne devions plus