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PAUL PARFAIT IX

— comme on Ta vu depuis ; — c'est un peu l'acuité d'un voUairien qui viendrait de relire le Dictionnaire philosophique.

Paul Parfait est de ceux qui ont pu rester aimés en livrant chaque jour cette bataille, souvent atroce, du journalisme. Il eût pu dire aussi, comme Fiévée : « Quand je parle des gens, je tâche de me figurer que je leur parle. » Sans rien sacrifier de ses idées, il a combattu ses adversaires à armes courtoises. C'était un galant homme et, chez lui, le cœur fut à la hauteur de l'esprit. J'entends encore son bon rire franc, large, sonore. Il contait bien. Il avait le mot juste, piquant mais indulgent.

Toutes ses vives qualités de journaliste, il les apportait dans ses romans. Il aimait l'action, le mouvement et la vie. En 1879, il avait donné au Gymnase un acte amusant, les Boites du capitaine; un an après, en collaboration avec M. Jules Moinaux, il faisait représenter, sous la direction Chabrillat, un drame eu cinq actes, gai, amusant, d'une verve gasconne, à la Dumas, les Mouchards^ oii facteur Dailly était étourdissant de drôlerie dans le rôle de Gapoulade.

Les Mouchards étaient tirés d'un excellent

X TAUL PARFAIT

roman do Paul Parfait, l'Agent secret, a Faites do 110 du théâtre I » lai répétait alors M. Chabrillât. Aujourd'hui, le romancier est mort et c'est Chabrillat qui fait des romans.

Les romans de Paul Parfait, l'Assassin du bel Antoine., la Seconde Vie de Marins Robert^ V Agent sxret avaient une qualité qui manque à trop de conteurs aujourd'hui : ils étaient amusants. Ni descriptions à outrance, ni digressions inutiles. De l'action et du brio. Les jolies nouvelles, alertes et aimables qui composent les Audaces de Ludovic et les Croquis parisiens, volume que préparait Paul Parfait quand il est mort, nous montrent les deux faces de ce talent si parisien et si humain, qui avait la séduction de l'esprit et le don des larmes.

Il était né pour le drama traversé de rires.

Le drame, on le trouvera, pour ainsi dire, concentré dans les remarquables nouvelles réunies dans le présent volume : la Morte fiancée, qu'il écrivait, il y a longtemps, à son retour d'Italie, alors qu'il était encore tout imprégné de ce qu'il venait de voir; la Chouette, récit encore inédit qu'il n'a eu le temps ni de relire ni de revoir; la Maison du juif, ces pages saisissantes

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