‹ Petit romanceroChapitre 10 sur 55 · LES SEPT INFANTS DE LARA · texte numérisé non relu

LES SEPT INFANTS DE LARA

fest au IX* siècle que Von place cette sombre histoire des infants de Lara» Ils étaient fils de don Gustios et neveux de.

don Rodrigo de Lara. Lors du mariage

de celui-ci avec la belle dona Lambra, il s'éleva une discussion entre cette dernière et Gon^alvico,le plus jeune des infants. Dona Lambra n'eut pas de peine d faire partager sa colère par son mari, et Rodrigo livra ses sept neveux aux Arabes y qui les tuèrent, ainsi que leur gouverneur, dans un combat fort inégal. En même temps Rodrigo, grâce a une autre trahison, fit retenir son frère prisonnier à la cour d^Alman^or, rox de Cordoue, qui eut la barbarie défaire voir au malheureux père les têtes de ses fils. Durant cette captivité, Gustios excita la compassion d'une musulmane, sœur du roi de Cordoue. Un fils de cette Sarrasine, Mudarra, devint plus tard le vengeur des sept infants. Il tua Rodrigo et fit périr dofiaLambra dans les flammes. DofiaSancha, lamère des enfants, adopta Mudarra, qui fut baptisé et le même jour armé chevalier par le comte Gard Fernande^. Cest de Mudarra, disait-on, que descendirent les Manriques Lara. Un procès-verbal constate qu'en 1 679 on ouvrit dans l'église SaintC'Marie de la ville de Salas lemonu-

ROMANCES SUR L*HISTOIRÉ d'eSPAGNE. 35

fnent oU, assurait-on, avaient été placées les têtes des I infants et de leur gouverneur y et que ces restes I furent retrouvés* La légende des sept infants a été accueillie par plusieurs historiens, mais ne semble cependant avoir aucun fond réel. Le procès-verbal relatif à la découverte des têtes a été jugé apo- I cryphe. Quoi qu'il en soit de son authenticité, cet épisode est déjà rappelé dans Vune des deux \ chansons de geste du Cidet dans le poème de Feman , Gon^ales; il a donné lieu lui-même d des chansons de geste, dont l'existence est prouvée par la Chronique générale, et dont quelques-uns des romances qui suivent peuvent être la transformation^

Page 1