‹ Petit romanceroChapitre 15 sur 55 · ROMANCES DU CID · texte numérisé non relu

ROMANCES DU CID

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{Tesoro de lo& ramanceSyp. 128.]^

ONGEANT à la tache faite à sa maison, noble, riche et ancienne avant le temps d'Inigo-Abarca, pensant 4ue les forces Ini manquent pour la veangeance et qu'à cause de ses nombreux jours il ne peut la tirer de

184^^ I vol. ia-8.La CastilLayel masfamosa ca%tellano, por Risco. Madrid, 1792. 1 vol. m-^. Vidas, de Espanolea célèbres por Quintana, Paris, Baudry i838, i vol. in-8. Les Vieux Auteurs castillans. Paris, Di<fier. 1861. 2 voL in-12, et surtout Rodrigo el Campeador esttidio historico fundado en las noticias que sobre este heroe facilitait las cronicas y memorias* arabes, por don Manuel Malo de Molina. Madrid, imprenta saçiooal, 1857. i voL in-8»

(i) Ce romance ne doit pas être: antérieur au xvi* siècle. On oe possède pas de romance» vraimesl antiques où il soit parlé de riafure faite par le coeatte de Germas à don Diego. La plus ancienne mention de la querelle dont Corneille devait tirer lan si gnnd parti se trouve dans la vieille chanson de geste qu'on désfgne ordinairement sotis le titre de Cronica rhnada. Cette qnerelle fut amenée pav des- actes de violence ou de déprédation que le comte de Govroa^ commit sur les terres de don Diego. Une rencontre fut résolue entre Pes. deux seigneurs et leurs partisans : « Rodri^go, fils de don Diego et petit-fîls de Lain « Calvo et petit-fils du comte Nuno Alvarez de Anwya et « arrière-petit-fils du roi de Léon, avait douze ans, U n'en • avait pas encore treize, il ne s'était pas encore vu à la ba- < taille, mais le cœur lui en battait. Il se mit au nombre des

son ennemi, Diego Lainez ne peut dormir la nuit, ni manger d'aucune viande, ni lever les yeux de terre, ni sortir de sa maison, ni parler à ses amis. Il évite de leur adresser la parole, craignant que le souffle de sa honte ne les offense.

En proie à toutes ces anxiétés, il voulut faire une expérience qui ne lui fût pas contraire. Il ût appeler ses fils, et, sans leur dire une parole, il serra dans les siennes leurs jeunes mains. Ce n'était pas pour chercher sur elles les signes de la chiromancie, car cette mauvaise coutume n'était pas alors connue en Espagne. L'honneur lui donnant des forces malgré la faiblesse de Tâge, son sang refroidi, ses veines et ses nerfs gelés, il les serra d'une telle façon qu'ils dirent: — Assez, seigneur ; que voulez-vous? que prétendez vous? lâchez-nous, vous nous faites mal. — Mais quand, ayant presque perdu l'espérance de ce qu'il désirait, il vint à Rodrigo (on rencontre souvent ce qu'on souhaite où l'on ne pense pas le trouver), celui-ci a les yeux

« cent guerriers, que son père le voulût ou non. Les premiers « coups sonl entre Iiii et le comte don Gormas. Les osts « étaient en ligne et ils commencèrent à combattre. Rodrigo « tua le comte qui ne put pas éviter la mort.» [Cronicarimada^ romancero gêner al^ t. II, p. 647.)

La chronique en prose du Cid : Cronica del famoso cavallero Cid RuyDiai Campeador, qui semble tirée delà Cronica gênerai^ ne donne pas plus de détails sur le combat de Rodrigo et du comte : « Et ce Rodrigo, allant par la Castille, se prit de querelle avec le comte don Gomez, seigneur de Gormas, et ils combattirent ensemble et Rodrigo tua le comte. » {Cronica^ Ed. Hubert, p. 10.)

La geste du Cid publiée par Risco, qui semble le premier livre vraiment historique sur Rodrigo et qui paraît remonter à l'an 1338, ne parle pas du tout du fameux combat.

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enflammés, et, tel qu'un tigre farouche, s'écrie : — Lâchez-moi, mon père, dans cette heure mauvaise, lâchez-moi, car si vous n'étiez pas mon père, les excuses ne suffiraient pas. De ma main je vous déchirerais les entrailles, et, comme une dague, j'enfoncerais le doigt dans la plaie. — Pleurant de joie, le vieillard s'écria t — Fils de mon âme, ta colère me réjouit, ton indignation me plaît; cette énergie, montre-la pour réparer mon honneur qui est perdu, si par toi il n'est vengé. — Il lui raconta Toutrage et lui donna sa bénédiction et l'épée avec laquelle Rodrigo tua le comte et commença ses prouesses.

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