‹ Petit romanceroChapitre 17 sur 55 · COMMENT LE CID COMBATTIT LE MORE ABDALLA · texte numérisé non relu

COMMENT LE CID COMBATTIT LE MORE ABDALLA

(Primaverax Fîor de romances^ t. f, p. lorj,)

PAR le val des Estacas le bon Cid avait passé. A main gauche il laisse la ville de Coisstantina ; monté sur son cheval Babieca, id tenait une grosse lance ; il va à la recherche du More Abdalla, qui Pavait irrité. Passant sur ua rocher au sommet d'une montagne, le soleil do«nât sur ses armes ; oh 1 comme il paraissait bien \ lï vit aller le More Abdalla dans iine plaine qu'il y avait là, couvert de fortes armes; il portait de très-riches vêtements. Le Cid l'interpella et de cette sorte lui parla : — Attends-moi, More Abdalla, ne montre pas ta couardise. -«-Aux mots quieLe Cid lud disait, le More répondit : — Il y a longtemps, Cid, que je

SUR L HISTOIRE d'eSPAGNE. 53

désirais ce jour, car il n'y a pas d'hom-me anmonde duquel je me cacherais. J'ai fui dès ma jeunesse toute lâcheté. — Te louer, More Abdalla ne te servira guère ; mais si tu es tel que tu le prétends en force et en vaillance, le moment est venu de le montrer. — Disant ces paroles il Fassaillit la lance en arrêt ; il le jeta sur le sol et lui trancha la tête, sans lui faire merci.

Page 1