‹ Petit romanceroChapitre 28 sur 55 · ROMANCE SUR LA BATAILLE DE RONCEVAUX · texte numérisé non relu

ROMANCE SUR LA BATAILLE DE RONCEVAUX

(Primavera y Flor de romances^ t. II, p. 32 1.)

'ÉTAIT le dimanche des Rameaux^ on lisait la passion, quand Mores et chrétiens entrèrent en combat; déjà les Français se débandent et commencent à fuir. Oh I comme bien les encourage le paladin Roland ! — Retournez, retournez, Français, avec courage au combat; mieux vaut mourir que de vivre deshonorés. — Déjà ils retournent bravement au combat. Aux premières rencontres ils tuèrent soixante mille hommes. Dans les montagnes d'Altamira va fuyant le roi Marcin. Il est monté sur un zèbre, non par faute de chevaux. Le sang qu'il répandait teignait les herbes, les cris qu^il poussait montaient au ciel. — Je te renie, Mahomet, et tout ce que j'ai fait pour toi. Je t'ai fait représenter avec un corps d'argent, des pieds et des mains de dents d'éléphant; je t'ai fait un

(i) Ce romance n'est évidemment qu'un fragment, il n'y est question que du commencement de la bataille où, suivant les chroniqueurs , les Français eurent d'abord l'avantage. Dans la Chanson de Roland, l'avant-garde de l'armée sarrazine est aussi repoussée d'abord. Voyez la traduction de M. d'Avril, p. 17.

temple à la Mecque où l'on t'adore. Pour te mieux adorer, je t'ai fait faire une tête d'or. Je t'ai offert soixante mille chevaliers et la reine ma femme trente mille.

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