‹ Petit romanceroChapitre 32 sur 55 · ROMANCE DE DONA ALDA · texte numérisé non relu

ROMANCE DE DONA ALDA

{Primêvera y Flor de romancet^ t. II, p. 314.)

Paris est dona Aida, la fiancée de don Roland. Trois cents dames sont avec elle pour l'accompagner. Toutes portent mêmes habits, . toutes portent mêmes chaussures, toutes mangent à une même table, toutes mangent le même pain, à l'exception de dona Aida qui est supérieure à toutes. Cent dames filent de Tor, cent tissent de la soie, cent touchent des instruments pour réjouir dona Aida. Au son des instruments, dona Aida s'est endormie. Elle a fait un songe, un songe douloureux. Elle se réveille toute troublée et dans une épouvante très- grande. Elle pousse <le tels cris qu'on les entend par la ville. Alors parlèrent ses damoiselles. Ecoutez- bien ce qu'elles

(i) Milâ y Fontanals s'exprime ainsi sur ce romance : • Ce romance a toutes les apparences de l'ancienneté et il est plein de simplicité et de candeur. On peut ajouter à cela qu'il a bien plus d'énergie et de vivacité que la plus grande partie de ceux qu'on attribue aux jongleurs. Quoique dans la Chanson de Roland il ne soit parlé ni d'un songe ni de lettres, par l'ensemble, par le ton, ce romance est d'accord avec les antiques traditions. On peut dire qu'il est animé du même esprit que le passage correspondant de la chanson de geste. » {Poesia popular^ p. 35 1.) Le lecteur trouvera ce passage correspondant, s'il ne préfère recourir au texte même, dans la traduction de M. d'Avril, p. i63.

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