LA BONNE FILLE
(Primavera y Flor de romances^ t. 11, p. 20.)
LE bon comte se promenait tout plein de soucis, tenant dans ses mains les grains noirs du chapelet avec lequel il avait coutume de prier et disant des paroles tristes^ des paroles à faire pleurer : — Je vous vois grande, ma fille, et en âge de vous marier ; le plus grand chagrin que j'éprouve est de n'avoir rien à vous donner : — Taisez- vous, mon père, taisez-vous, vous ne devriez pas avoir de peine. Qui possède une bonne fille doit se trouver riche; celui qui en a une mauvaise peut l'enterrer vive, puisqu'elle diffame sa famille au lieu de l'honorer. Moi, si je ne me marie pas, en religion, je puis entrer.