CHAPITRE V. — DENSITE DES VAPEURS
:" le volume ap[iarentc, que cette vapeur occupe dans la cloche :■',(■ + /r) 'st le volume <'; 3° la diflcrence de hauteur h' du mercure â l'iDlérieur et
;[ IVxli'rii'ur. Boincnée à zéro, cette hauteur est -i et en la retran-
i-lianl de la pression atmosphérique, on obtient la pression It de la vapeur. Il faut être assuré que tout le liquide est \^poris6 : cela aura lieu si ta force élastique mesurée h est moindre que la tension maximum ii cette ("mpéralurn.
Procédé de H. Dvtnu. — On prend un l>allon de verre mince, d'une • il paci té d'environ | litre; on y introduit i5 àvo<:rammes de la substance solide ou liquide que l'on \eut ëludier, et l'on eflile le col à la lam|>c. Ensuite, on fixe le ballon sur un support entre deux anneaux qui le pressent ifig. 180 et 181); on l'introduit dans une marmite de Tonte au milieu d'une Fie- 180. Fig. 181-
I liasse d'eau ou d'huile, ou même d'allia^'O fusible, suivant que 1^ point il l'bullition de la substance est plus ou moins élevé, et l'on cliautfc jusqu'à iim: température très-supérieure à ce point. Bienlttt il se produit un jet de va|ieur qui s'échappe avec bruit par l'ouverture effilée, qui cliasse l'air ilu ballon, et qui cesse brusquement quand il n'y a plus rien à vaporiser. ^ ce moment, il ne reste dans le ballon que de la vapeur A une pression inférieure à son élasticité maximum, et l'on ferme le col par un trait île fhalumeau. Cherchons A, /, jt cl t:
l-a pression k de la vapeur est égale fi celle de l'atmosphère ; on la trouve Pn consultant le baromètre. La température est celle du bain, elle se me- 'ufp, au momenl où l'on clôt le ballon, avec des thermomètres soit à mer-
cure, soit à air. Soient P et P' les ix):ds du ballon avant rexpérieno? •-! quand l'air y a été remplacé par la vapeur, P' est égal P,plus le poids -fi^ la vapeur, moins le poids de lair déplacé par le volume intérieur du baIk»L qui est (',(1,193) (i -+- /ô), en désignant par c, ce volume à zéro et isir * la température de la pesée. On a donc
équation qui nous donnera tt si nous connaissons le volume <»,.
Pour trouver ce volume, on casse la pointe sous.reau. Comme la vapi^ur sVsl condensée par le refroidissement, le ballon est vide et l'eau s*y priVpite \yo\iT le remplir en totalité; on le pèse une dernière fois et I«'n trouve P"
PV-. p + ,..(, + id') (~-^ - 1,193) ,
où (î est la dilatation de l'eau. Celte équation fait connaître 1»,, et perme* de trouver tt.
II ne reste plus qu'à trouver le volume v de la vapeur : c*c*sl celui liu ballon à la température / quand il a été fermé,
On peut maintenant calculer 0 en remplaçant, dans la formule (1), /r. .'. t et V par leurs valeurs.
Pour appliquer ce procédé à des substances qui n'entrent en ébullitioi) qu*à des températures très-élevées, MM. Henri Sainte-Gaire De ville eî Troost ont remplacé le ballon de verre par un ballon de porcelaine, et les bains liquides par des vases ou l'on faisait bouillir du mercure, du soufre, du cadmium ou du zinc, ce qui donnait des températures très-élevées et constantes, savoir : le mercure de 35o degrés, le soufre de ^ooj le cadmium de 860 et le zinc de io4o degrés. Toutefois, comme il pouvait y avoir une erreur sur ces températures, on opérait à la fois sur deux ballons \uisins, Hun contenant de l'iode qui servait de terme de comparaison et dont la densité p est 8,716, l'autre renfermant la substance dont on voulait a%oir la densité p'. On avait
, tt' (i-+-ff076o TT (i-KT/)76o
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