CHAPITRE II. — ATTRACTION MAGNÉTIQUE
forces. L'aiguille sera maintenant soumise à l'action de la terre et à celle du pôle B', ou à deux forces F + F' appliquées en chaque pôle; le nombre d'oscillations pendant le temps T sera N', et Ton aura*
En retranchant cette équation de la précédente, il viendra
ensuite on changera de place le pôle B' et on le placera à une distance W; puis, recommençant les mêmes mesures, on trouvera N* oscillations pendant le temps T, et on aura
F'=(N•'-N»)^^ et, en divisant,
Coulomb a trouvé, par cette méthode, que deux pôles magnétiques s'attirent ou se repoussent en raison inverse du carré de leurs distances.
Méthode de la torsion. — Coulomb se servit ensuite de la balance de torsion que nous avons décrite dans l'Électricité (Jig. 224, p. 260) ; seulement il prit un fil de suspension plus gros, auquel il attacha un barreau aimanté très-léger et très-long. La y?g. SyS représente une coupe de p. ^ j l'instrument : AB est l'aimant mobile, OA'
la direction du méridien.
Il fallait préalablement mesurer l'effort
que fait la terre pour ramener le barreau
dans le méridien , quand on l'a écarté
d'un angle a; pour cela, Coulomb tordit
le fil de deux circonférences de Â' vers A,
et l'aimant fut dévié de 20 degrés. A ce
- \^^ ^^ moment, il était soumis à deux forces
qui se faisaient équilibre, Tune agissant
de AenC, qui se mesure par l'angle de torsion, 2x36o** — 20® = 700';
l'autre, dirigée de A en D, qui est la composante tangenliellc de l'action
terrestre^ et qui est sensiblement proportionnelle à l'angle AOA', ou à
20 degrés. Donc, pour chaque degré de déviation, l'action de la terre
est égale à - — ou à 35 degrés.
Coulomb mit aiorâ en A' le pôle austral d'un aimant fixe, dressé verticalement. Le barreau AB fut repoussé à 24 degrés. Coulomb ramena Técart d'abord à. 17 degrés et ensuite à la degrés en tordant le fil d'abord de 3 et ensuite de 8 circonférences. Dans ces trois cas, les écarts étaient
les torsions
Pour avoir les forces répulsives totales, il fallait ajouter à ces angles Faction de la terre qui équivaut à 35 degrés de torsion par degré de déviation. Cela donnait
24' -4- 24.35*», 3.36o*-hi7*H- 17.35% 8.36o'-+- 12" -<- 12.35V
En réduisant , on a pour les forces répulsives,
Ces nombres, devant être en raison inverse des carrés des distances 2^. 17, 12, doivent ôtre égaux à
et Ton trouve, en faisant le calcul,
On voit donc que les répulsions des deux aimants sont en raison inverse (les carrés des distances. Il en est de même des attractions.
n. — LOI DE Là DISTBDUnOH HAftlÉnttOE.
Idées théoriques. — Si Ton considère un solénoïde élémentaire formé par des cercles infiniment petits perpendiculaires à l'axe de Finslrument. il a deux pôles rigoureusement placés aux extrémités; il semblerait doue qu'il doive en être de même pour un aimant. Cependant Texpérience prouve que les pôles de cet appareil sont à une certaine distance de se» deux bouts.
Pour expliquer cette différence, il faut remarquer qu'un aimant est un prisme dans lequel les molécules peuvent être groupées en Gles XB, ah, n'y Ifig. 374) sensiblement parallèles à l'axe; elles sont entourées par
lf\ 6, B 6 6'