CHAPITRE II. — DISTRIBUTION MAGNÉTIQUE
des courants circulaires de même sens, donl les plans sont perpendiculaires aux lignes ABjâr^,..., et constituent ainsi un faisceau de solénoïdes.
 cause de la symétrie, la file de molécules centrale AB est Taxe du cylindre ; les autres solénoïdes élémentaires au, a*h\ ..., se repoussant par leurs pôles de même nom, slnclincnt de manière à tourner leur convexité vers l'axe, et à présenter leurs pôles aux points a^ a\ by b\ ,,. sur la surface extérieure.
On voit qu'un aimant présente, non un pôle unique, mais une multitude de pôles élémentaires de plus en plus nombreux vers les extrémités , de plus en plus rares et faibles vers le milieu, où il y a une ligne moyenne. Mais tous les pôles partiels de môme nom
peuvent.se résumer sensiblement en un seul situé sur l'axe, en a vers
l'extrémité supérieure, en Ô vers le bout opposé.
Distribution du magnétisme dans les aimants. — D'après ces idées théoriques, nuus devons nous attendre à trouver, à la surface desaimants d'une grande longueur et d'uiie section trés-petîte, des intensités magnétiques croissant depuis le milieu jusqu'aux pôles. Pour s'en assurer, Coulomb suspendait dans la balance de torsion une aiguille aimantée qui se dirigeait dans le méridien magnétique. Soit A (y?^. 875) la section de cette aiguille par un plan perpendiculaire,
CD une régie mince de bois, et ab un aimant fixe opposé à A par son pôle de même nom. La torsion qu'il fallait imprimer .au fil pour établir le contact augmentait quand le point de recoupement m s'approchait de l'extrémité a, et dans chaque cas elle est sensiblement proportionnelle à l'intensité du magnétisme de ce point m. En effet, les points tels que p et q agissant obliquement sur A et à des distances qui croissent rapidement à mesure qu'on s'éloigne de m, on peut dire que la force répulsive est exclusivement produite par un élément pq très-petit, ayant en tous ses points un magnétisme égal à celui de son milieu m. Mais si l'on amène le point a en face de A, il n'y a plus que la moitié de cet élément qui agit; alors il faut djubler l'intensité obtenue. C'est ce que fit Coulomb. 11 construisit la courbe des intensités en élevant en chaque point de la ligne AB (/îg. 876) des ordonnées proportionnelles aux réi}ulsions mesurées en ces. points, et avec des signes contraires dans les deux moitiés, pour distinguer les deux magnétismes. En désignant par / la longueur AM, l'équation empirique de cette courbe est
Fîg. 375.
Les ordonnées sont ii peu prés nulles sur tous les points, à l'exception des
eitrémités, et croissent très-rapidement en approchant de A et de B. Tootr^ les aiguilles de diverses longueurs extraites d*un même fil d'acier et aimantre»
jusqu'à la saturatioD oflrr&t "' ' ' la même courbe aux extre-
y ! mités.
Les p4les étant les point»
d'application des TésoltaBio
des actions exercées par as
Iq' , point magnétique ûtué à Vitt-
M h B fini sur tous les éléments nu-
A ** ^\ij * Çnétiqucs de chaque moitié
^l du barreau, on troo^en «
; pôles en cherchant les centra
de gravité G, G' des aires àe chaque moitié de la courbe et les projetant en a et 6 sur l'axe de l'aimaoL Comme on a l'équation de la courbe, ceci n'est plus qu'une affaire de cakal, et l'on a trouvé que dans les aiguilles de Coulomb les pôles étaient k 41 millimètres des extrémités. Cette distance est constante pour ^utes les alguillo de même section et aimantées jusqu'à la saturation, puisque les deux brancbr< de la courbe des intensités sont les mêmes dans tous ces aimants. CqieDdaDt, quand les longueurs diminuent indéfiniment, les courbes en se rapprochant finissent 'par s'altérer et par devenir deux triangles opposés à lenr somnet, et leur centre de gravité étant au tiers de leur hauteur, les pôles se trmiveBi au tiers de chaque demi-longueur de l'aimant.
m. — SUBSTANCES HAfiHÉTiaUES ET DIAMAftMtTiam.
Outre le ter, i) y a encore quelques métaux attirables à raimant : « sont le nickel, le cobalt, le manganèse et le chrome. Quant aux autres substances, on les a pendant longtemps considérées comme indifférente».
Gela tenait à ce que Ton employait des aimants trop faibles. Faraday a étendu la liste des corps magnétiques, en opérant avec l'appareil suivaot que construit M. Ruhmkorff (fig. 877). Il se compose de deux électrrvaimants A et B, dont les pôles contraires sont placés en regard en 0, et qui sont reliés l'un à l'autre par des équerres de fer doux pouvant glisser et se fixer sur un banc de même métal D. On place entre les dent pôles un supporte, destinée soutenir par un fil de cocon GO les substances qu'on veut essayer. Supposons qu'on ait suspendu en 0 une petite aiguille de fer GD (Jîg, 378 ) , elle s aimantera longiludinalement et s^ placera suivant la ligne axiale ÂB; si on la remplace par une balle spbérique de fer, elle sera attirée par celui des pôles dont elle est le plus rapprochée.