CHAPITRE II. — DIAMAGNÏTISHE
Ce n'est pas là du lout i'« qui se passe quaod oa remplace le fer par
du bismulh. Un petit barreau horizontal CD se place, suivant EE', per-
pendiculairement H la ligne des pôles ou équatoriaiement, et une petite
balle est repouseée par chacun de& deux pâles quand on la met en contact
avec lui. L'action est d'ailleurs beaucoup
•^'B- ^7^- moins énergique sur le bismulh qu'elle ne
I l'était sur le fer.
En étudiant toutes les subsUnces qu'il put se procurer, Faraday trouva qu'elles se conduisent toutes, ou comme le fer avec un d^ré d'énergie k la vérité beaucoup moindre, ou comme le bismuth. Les premières sont magaéiijues, les secondes ont été nommées tliamagnétiques, pour rappeler la position d'équilibre qu'elles prennent.
I. Les métaui magnétiqaes sont plus nombreux qu'on ne l'avait pensé; outre ceux que nous avons déjji nommés, il Taut citer le cériuro, le titane, le palladium, le platine, l'osmium, le lanthane, le molybdène eil 'uranium. Les sels de ces métaux sont généralement magnétiques eux-mêmes.
H. Tous les autres métaux aonl diamagnétiques. Voici l'ordre dans lequel ils se rangent d'après leur puissance diamagnétique décroissante ; bismuth, antimoine, zinc, élain, cadmium, mercure, plomb, argent, cuivre, or, tungstène, m. Les métalloïdea sont diamagnétiques, ainsi que leurs composés;
396 LIVRE V. — ÉLECTRO-MACNÉTISME.
ceux qui le sont le plus, sont : le soufre, le phosphore, lecharboo, la cire, le bois, et en général les matières organiques.
IV. Pour étudier les liquides, on les enferme dans des tubes de terre très- minces qui n'éprouvent aucune influence sensible. On peut aussi comme le fit Pllicker, les disposer en couches très -minces dans ua verre de montre, ou sur une carte entre les pôles A et B sur des armatures planes et horizontales. S'ils sont magnétiques, ils s'accumulent sut
les bords et y forment deux saillies parallèles (Jîg. 379 ). Quand ils sc'Lt
Piff* 379* PÎC' ^^-
ortement diamagnétiques, on les voit se déprimer, et deux gorg^ remplacer les deux saillies (Jfg. 38o ).
On reconnaît par ces divers procédés que Teau, Talcool, Véther, les huiles, les essences, le sulfure de carbone, etc., sont diamagnétiques.
y. L'action des aimants sur les gaz a été, pour la première fois, mise en évidence par Bancalari, au moyen d*une expérience fort belle : il plaça la flamme d'une bougie un peu au-dessous des deux pôles entre deux armatures terminées en pointe. Au moment où le courant commenta à passer dans l'électro-aimant, il la vit se déprimer et se jeter des deai côtés de l'axe. Le même eflet se produisant sur un courant d aîr chaud, il faut conclure que les gaz à une certaine température sont diamagnétiques. puisqu'ils sont repoussés.
Faraday éludia à la température ordinaire des courants gazeux qaii rendait visibles par des fumées ammoniacales. Ils étaient attirés ou repoussés. On constata ainsi que loxygène est notablement magnétique, que le bioxyde d*azote l'est faiblement, et que tous les autres gaz, mais surtout rhydrogène et le gaz d'éclairage, sont diamagnétiques.
Ces expériences nous montrent que les corps à tous les états physiques peuvent se partager en deux grandes classes : les uns magnétiques, attirés par l'aimant et se dirigeant suivant Taxe des pôles; les autres diamagnétiques, repoussés par chaque pôle, et se dirigeant équalorialerorat; et depuis le fer jusqu'au bismuth, on peut les classer en une série continue, d'abord ceux où la force est attractive et va en décroissant, ensuite ceux où elle est nulle, et enfin ceux où Faction est répulsive et augmente.
Divers expérimentateurs ont comparé le pouvoir magnétique ou diama-