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CHAPITRE V.— MACHINE DE lïOLLET. 43T

qu'un même couranl les traverse en des directions opposées. Ces bobines pa^nt successivement devant les seize pôles des ceintures d'aimants entre lesquelles elles se meuvent. Quand elles s'approchent, il y a seize courants d'induction inverse qui s'ajoutent; quand elles sont vis-à-vis, il ne se produit rien ; quand elles s'éloignent, il se fait seize courants directs dans la somme des circuits dont les extrémités sont l'une en G, l'autre en H.

FiB.4.9- Fig. 4,0.

On peut grouper les quatre plateaux de deux manières : 1° faire communiquer entre eux toutes les extrémités, telles que H, et toutes les autres G; c'est comme si l'on réunissait quatre piles par leurs pAles de même nom ; l'appareil est disposé en ijuantiié ; 3° faire communiquer les pôles contraires des plateaux successifs ; ils sont alors agencés en tension. L'un des pAles H est ordinairement réuni h l'arWe central par un Hl KM, l'autre G a un anoeau qui l'enveloppe et qui tourne avec lui, mais qui en est séparé par une lame de caoutchouc durci.

Quel que soit le mode d'assemblage, on obtient par chaque tour trentedeux courants alternativement contraires. A l'origine, on avait cherché à les redresser par un commutateur; mais il est difficile d'y réussir. Qn y a renoncé parce que, malgré leurs inversions fréquentes, les courants peuvent néanmoins produire une lumière continue qui équisaut à 180 becs Carcel, quand la vitesse est de quatre tours par minute; cl, dès lors, la machine a pu être appliquée asec succès à l'éclairage et aux phares. Elle est miseca mouvement par une machine à vapeur de quatre chevaux de force, et l'on peut dire que ces électromoleurs empruntent il la machine motrice, i^us forme de travail mécanique, une quantité donnée de la chaleur, et '.)u'ils la régénèrent par l'intermédiaire d'un courant électrique dans les résistances intérieures et extérieures. Les expériences faites par MH. Jamin et Roger, au laboratoire de physique de la Sorbonne, avec une machine k NX plateaux, ont montré que les bobines d'induction peuvent être assimiléei à des éléments de pile. La chaleur régénérée dans une résis-

tance extérieure R est donnée par la formule (v — R/', que M. Joule a trouvée pour les piles, en posant / = ^ •

Les quantités A, r représentent ici la force électromoltice et la rèLtance intérieure de la machine; seulement r est une résistance fidi^'^ très-grande, beaucoup plus grande que celle que les bobines opposent n passage d'un courant continu.

Cette grande résistance que les plateaux opposent au passage des courani' alternatifs caractérise l'induction ; elle explique les eflets de tension et ia lumière que les machines magnéto-électriques permettent d'obtenir.

Bobine de Siemens. — Machine de Wilde. — M. Siemens a doQiF aux bobines des électromoteurs une forme nouvelle qui est représenu> fif;, 4^1. Elle se compose d'un cylindre de fer doux {/î^. 4m), qui a d<

évidé et percé de deux trous M et N, de manière à ne laisser subsis^t^rqiv les parties extérieures DEC, D'AC, séparées par une gorge iongitufe;^ et maintenues par un noyau MN. On dispose les Gis sur ce no^'aude)! en N, et il est clair que, s'ils sont traversés par un courant, la boUa^ s'aimante et prend deux pôles longitudinaux : l'un DEC, l'autre D'AC

Fig. 422.

Réciproquement, si l'on aimante ou qu'on désaimante ces pôles, le fii ^^ traversé par des courants induits, l^ /fg. i'^i représente cette bobii^ achevée ; elle est mobile autour de son axe ; les deux extrémités du i aboutissent à deux pièces E et E', séparées par une section oblique et (jn forment commutateur ; en P est une poulie à gorge, destinée à recevi*' la courroie qui mettra l'appareil en mouvement.

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