CHAPITRE II. — COMPRESSIBILITÉ DES LIQUIDES
d'un large réservoir A, surmonlé d'une tube capillaire CD, bien cylindrique et muni de divisions équidistantes. On pèse le tube vide, puis on y introduit du mercure. A cet effet, on ckauiïe le réservoir, puis on retourne la pointe dans un bain de mercure qui monte pendant Je refroidisr sèment; on recommence l'opération jusqu'à ce que le tube soit rempli; alors on le refroidit en l'entourant de glace; au bout de dix minutes
on le pèse , on relrancho du poids tot<il P celui du tube vide /->, et — ^
est la capacité de l'instrument, D étant la densité du mercure à zéro.
En chaulTant de nouveau, on fait sortir un peu de mercure, on refroidit dans la glace, on note la division où s'arrête le mercure, et on pèse encore une fois. La diminution de poids P -- P' divisée par D fait
P — P' connaître le volume des n divisions vides, et =r— exprime la capacité
d'une division.
Le va.se DCA est plongé dans un vase fermé BB plein d'eau et (jui se termine par un tube ouvert EG dont le diamètre est égal à celui du tube CD. On comprime le liquide dans le piézomètre par son extrémité D qui est mise en communication avec une pompe de compression. Alors deux phénomènes se produisent : i°le liquide diminue de volume; a** le vase A s'afjrandit; et pour ces deux raisons le niveau C s'abaisse. Mais en s'agrandissimt le vase A refoule le liquide extérieur qui monte dans le tube EG. En retranchant celle élévation de l'abaissement enC, on a la compressibilité vraie du liquide. Voici quelques résultats pour une pression égale à l'atmosphère.
Liquides. Tomp,& rature. Compressibilité.
Mercure. 0,0 o,coo ooa 95
Eau 0,0 0,000 o5o 3
» 18,0 0,000 ojG 3
Eau de mer 17,5 o,oooo.'|3G
Éther 0,0 0,000121
Alcool 7,3 0, 000 084
Esprit do bois i3,5 0,000 091 3
Chloroformo 8,5 0,000 0G2 5
filasticité, pression. — Les liquides jouissent d'une propriété caractéristique : ils n'affectent aucune forme par eux-mêmes, mais ils prennent colin des vases où on les renferme. Leurs molécules, au lieu d'être liées Tune à l'autre comme elles le sont dans un solide, peuvent glisser sans
frottement sous l'influence de rcffort le plus faible et se déplaoer ixtrii nuellement, chacune d'elles occupant et quittant successivement une pb déterminée où elle est remplacée par une autre sans que Véquilibre ^én<^r soit troublé.
On admet, comme une conséquence naturelle de celte mobilité, que • un liquide n'était pas soumis à l'action de la pesanteur, il de\Tait éh constitué d'une manière identique dans toutes ses parties, être compuN de molécules distribuées également dans toute la masse et tenues à d ^ dislances moyennes égales dans toutes les directions.
Si dans un vase fermé (J!g. 4o) on introduit un piston A, et qu'uni pousse par un poids P, il s'enfoncera, puisque le liquide est compressihK Alors les molécules se rapprocheront. Rapprochées, elles se repousserofii c'est l'élasticilé. Elles presseront les parois , qui s'étendront jusqu'à <qu'elles exercent à leur tour sur le liquide une force de réaction é^ • l'eflbrt qui les pousse. Dans ce nouvel état, les molécule seront encore i^z lement distribuées dans toute la masse et tenues à des distances moveo^ égales dans toutes les directions; seulement, leur distance est deves^j moindre. Elles sont en tension comme un ressort, et celte tension est é^^' partout et dans tous les sens, à cause de la symétrie du liquide. Considérons un élément quelconque M. Les molécules qu'il sépare cAfr
cent de part et d'autre une force répulsive x^ ciproque, comme s il y avait entre elles un t^ sort tendu. Cette force se nomme la prrssî sur l'élément. Puisque l'équilibre existe, la pnr sion est égale sur les deux faces, et à cause -i la symétrie du liquide dans tous les sens, <^> est normale h la surface^ intlépentlante de v direction y et la même sur tons les êlrment éf^aujc que i*on imaginera^ soii dans l*intvntyr du lif/uide, soit contre la paroi.
Celte loi, qui résume les propriétés des liquides, est connue sous le n^e de principe d'égalité de pmssion . On va la généraliser.
!*• Soit a la surface du piston [fig. 4o), chargé du poids P; le liquV exerce contre lui une réaction égale au poids P puisqu'elle lui fait équilibre et toute surface a intérieure ou sur la ])aroi éprouvera la même pression \ Si donc on considère en B ou en C des orifices de section ^, il faudra, p<»pr maintenir l'équilibre, y exercer de l'extérieur à l'intérieur un effort P.
On dit alors que la pression exercée en A s'est transmise à B et à C. «< l'on doit entendre par là que le liquide ayant diminué de volume exerc une réaction élastique égale dans tous les sens et dans toutes ses parliez