‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 283 sur 377 · CHAPITRE VI.— BATTEMENTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI.— BATTEMENTS

coups de force et des affaiblissements alternatifs, d*abord très-lents, et qui s'accélèrent à mesure qu'on avance la main. On obtient les mêmes résultats avec deux diapasons en chargeant l'un d'eux d'un poids additionnel.

On peut montrer à l'œil les agrandissements et les diminutions des vibrations qui produisent les battements. Soient MB et NG deux diapasons identiques et parallèles, portant deux miroirs M, N (Jrg. 607), en regard

l'un de rautre. Un filet lumineux LM se réfléchit en M, puis en N, et vient rencontrer un écran vertical en rt. Si l'un des deux diapasons est mis en vibration, le point lumineux a se déplace verticalement ; et, à cause de la persis- ^^^^- tance des impressions, a se transforme en une ligne verticale brillante. Quand les deux vibrent à la fois, il ])eut arriver ou que les deux mouvements s'accordent pour augmenter la longueur de celte ligne, ou qu'ils se contrarient de manière à la diminuer. Si les diapasons ne sont ]>as tout à fait à l'unisson, ils se montrent tantôt en concordance, tantôt en discordance, et l'on voit la ligne brillante s'allonger et se raccourcir alternativement. D'un autre côté l'oreille constate qu'il y a des battements, et qu'ils coïncident avec les altérations de l'image. La méthode graphique conduit au même résultat à l'aide de deux diapasons parallèles et d'un appareil analogue à celui de lay%*. 45o. Sur l'un d'eux, qui est fixe, est collée une lame de verre noirci qui partage ses vibrations ; l'autre est sur un chariot entraîné par un poids P et porte une pointe qui trace ses vibrations sur la lame de verre; de cette façon, les déplacements de la pointe s'ajoutent à ceux de la lame déferre, c'està-dire du premier diapason. Le tracé est très-ample aux endroits où se sont rencontrées les vitesses de môme sens, et trè^troit où elles ont été contraires. Les deux dernières lignes de la Jrg. 5o8 montrent ce qu'on obtient quand ces alternatives se reproduisent de i5 en 26, ou de 81 en 81 vibrations, c'est-à-dire quand les nombres n et /// sont entre eux comme 24 à 25 ou comme 80 à 81, et que les intervalles des deux notes >ont d'un demi-ton ou d'un comma.

Superposition des accords. ~ On peut dessiner par le même procédé le résultat de la superposition de deux notes qui forment un accord quel-

conque — • Il est clair que les périodes de concordance et de discordance

s(* reproduisent toutes les fois que les deux notes ont fait l'une /i, l'autre

y,l LITKKTI. — DE l-'ACOesTIQlC

m vibnlioss, et que Von obtient tn tracé cnmpleu. On tnuvtdanili tableau ptvc^dent les 6^res qni correspondent an ialemllts-i ■=> y FiQ. SoS.

1, i, i- Ces figures clianiçent avec la phase et avec fini

(les deux Doles.

On peut encore employer à la même étude l'appareil (fg- 1

<lfs tuyaux est h l'oclave de l'autre, la flamme qui lui correq>™-

(leu\ fois plus de vibrations que la deuxième (yfg-, Sog); elsi o" '■i^'^'"' muniquer les deux cajeules a\ec un seul bec de gaï, la flamine «m' éprouve la somme des clfels des doux tuyaux. De iteui en dem '

Page 1