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RéBOimance.— Nous avons vu que le phonautographe dessine la courbe d'un son complexe. Il faut chercher maintenant à décomposer ce son en SCS éléments simples. On y parvient par la résonnance.
Plaçons aux deux extrémités d'un appartement deux diapasons identiques montés sur leurs caisses, et faisons vibrer l'un d'eux. Aussitôt Tautre s^ébranlera et continuera de résonner, même après qu'on aura éteint le mouvement du premier.
En général , tout corps capable de produire une note donnée vibre aussitôt que cette note est produite à une certaine distance par un instrument quelconque. Ce fait constitue la résonnance. Il s'explique aisément. Le diapason qu'on fait vibrer ébranle l'air de la chambre, et cet air le second diapason. Une première impulsion suffit pour lui imprimer déjà un mouvement vibratoire qui se continuerait indéfmiment, mais qui serait très-faible. La seconde ajoute un effet concordant, et ainsi de suite. Si, au contraire, les diapasons ne sont pas d'accord, il y a d'abord une période où les effets s'ajoutent, puis il en vient une autre où ils se détruisent, comme nous l'avons expliqué pour les battements, et les effets n'acquièrent jamais intensité capable d'affecter l'oreille.
Résonnateurs. — M. Helmholtz a tiré parti du phénomène de la résonnance pour analyser les sons. A cet effet, il emploie sous le nom de reson^
Fig. 517.
naicurs des sphères creuses [fig. 617) avec deux ouvertures, l'une A, qui
SIO LITIE VI. DE L'ACOnSTIQDK.
recueille les sors estériears, l'autre B qui est snrmoatje d'un appnduï destiné i être introduit dans l'ornlle, ou à être mis en cooununicalwi avec une capsule manoiiiétrique DC'- La Qamme L s'agitera ou nSUn n repos, suii-ant que le résomiateur pariera ou dod. On peut le bire parirr en souRlant sur le bord de l'orilice antérieur A, et l'on recoonall aiiei l son qui lui est propre et sons l'inOuence duquel il peut vibrer : ce foo e?l d'autant plus ai^u que la sphère est plus petite.
Quand on émet dans le voisinage de cet appareil une noie à l'unis^w iî la sienne, il résonne et la reuforœ ; mais il reste muet si elle est plus a>.~'i'' ou plus grave. Si donc on produit un mélange compleite de plu^int^
ne. 5i8.
sons, le ré^nnateur y Tait reconnaître la note avec laquelle il est sennH. pourvu qu'elle y existe. Une série de résonnateurs échelonnés par inlrr-