CHAPITRE VII. — LA VOIX
valles rapprochés pourra servir à analyser les sons complexes. l^Jtg, 5i8 représente cette série avec des capsules manométriques et un miroir tournant pour obser\'er l'image des flammes.
Par ces moyens, M. Helmhoitz a constaté que le timbre des différents instruments est constitué par le mélange et la force relative des harmoniques qui accompagnent le son fondamental de ces instruments. Los noies de la Ilûte sont à peu près simples, c'est-à-dire dépourvues d'harmoniques ; elles ont un timbre extrêmement doux. Les sons des cordes
Y\a, 5,9. en ont au contraire un grand nom-
^. bre, et leur timbre est plus riche.
A^ ' '" Ces harmoniques s'expliquent aisé-
ment. Supposons que la corde vibre ^.^^—^ ' • ^B> en totalité [fig, 5 19) ; elle prendra
successivement, après des temps égaux à un quart de vibration, les formes A/wB, k'm'W. Pour donner l'harmonique a, elle effectuera une demi-vibration pendant chaque quart de l'oscillation totale et prenm" dra les contours ponctués repré-
^'* * '^" sentes dans la figure.
De même, la corde pourra encore se subdiviser en trois parties vibrantes, et faire entendre faiblement la quinte de l'octave et ainsi de suite. 11 résultera de ces divisions un mouvement complexe produisant la superposition des notes harmoniques 1,2, 3, 4,.-'i notes qu'on pourra <listinguer en approchant des résonnateurs convenables.
n. — LA VODL HUMAIHE.
Cette analyse des sons nous conduit à l'explication de la voix. La voix prend naissance dans le larynx par TefTet du passage de l'air à travers une fente formée par deux membranes opposées que des muscles tendent ou relâchent à volonté. Le son qui est ainsi produit est grave ou aigu, très-complexe et très-riche en harmoniques. Les cavités buccales le modifîent ensuite en faisant l'ofTice de résonnateurs; et comme leur note change suivant leur étendue, suivant l'ouverture de la bouche et la forme qu'on lui donne, certains harmoniques sont ou ne sont pas renforcés, et la voix prend des timbres différents. C'est ce qui constitue les voyelles.
Après de nombreuses expériences, M. HelmholU a prouvé que, yr ■ former une voyelle déterminée, il faut ajouter au son fondaineatal un^ plusieurs noies caractéristiques, toujours les mômes, et que nous noBTrons vocables. Elles changent avec la syllabe prononcée, mais clle5 :• dépendent ni de la hauteur du son, ni de la personne qui remet. Voici vocables pour les diverses voyelles.
Voyelles.... Ou O A Ai E I Eu l
Vocables... /«, («1^), ("«^)4 ,^/^ ^,/,,^^ ^^-^ («r»;, ^'
On justifie cette analyse par deux épreuves démonstratives :
1* On prend des diapasons qui émettent les sons/î/,, {.">)i, («?\
on les fait vibrer devant des résonnateurs qui les renforcent; on tn
qu'ils rendent les sons Ou, 0, A ; 2** On place les mômes diapasons devant la bouche, en donnant à cf ' -
les formes qui conviennent pour prononcer Ou, 0, A, mais sans êmptt*
aucun son ; on reconnaît que les diapasons sont renforcés, et Ton disîn.
les voyelles Ou, 0, A;
3° Enfin M. Helmholtz a fait aussi la synthèse des voyelles en super,*sant des notes simples données par une série harmonique de diapat* ^ L'une des expériences les plus curieuses qu'on puisse faire à ce so^i ^ de crier une voyelle dans la caisse d'un piano, après avoir souIcW iétouffoirs; aussitôt lés cordes qui correspondent aux harmonique»^ voix vibrent par résonnance, et leurs vibrations reconstituent la i& voyelle comme une sorte d'écho de la voix.
m. — ro;
L'oreille se compose : i" d'un pavillon, qui se prolonge par un îlI appelé le conduit auditif, et fermé par une membrane, le tympan: O^ l'oreille externe; a" d'une cavité moyenne de forme compliquée (la caiyy contenant une chaîne de petits osselets (le marteau, l'enclume, Ift? lest culaire et l'étrier) destinés à transmettre les mouvements du tympào \eîl'oreille interne ; 3° de l'oreille interne ou labj-rinthe, cavité en forme d? limaçon, qui communique avec la caisse par hfe*iétre of»aie, sur laque*vient s'appliquer l'étrier. Le labyrinthe renferme un liquide où vient s'éf.nouir le nerf acoustique sous forme de fibrilles appelées \esjibres de fort chacune de ces fibres, dont le nombre dépasse trois mille, semble a€0«r-