‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 287 sur 377 · CHAPITRE VII. — CONSONNAINCES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — CONSONNAINCES

<ii''c et répondre à une note particulière, de manière à vibrer par résonnance sous l'action des sons extérieurs.

Pour expliquer les causes des consonnances et des dissonances, il faut d'abord remarquer qu'une corde résonne sous Tinfluence, non-seulement des noies qui lui sont propres, mais aussi.de notes très- voisines. Il s'ensuit qu'étant sollicitée par deux sons rapprochés du sien, elle éprouvera des battements, c'est-à-dire que ses vibrations passeront par des alternatives de faiblesse et de force. On suppose qu'il en est de même des fibres de Corti, que, sous l'action de deux notes très-rapprochées, elles sont agitées par des battements, et que ces intermittences blessent l'oreille et produisent l'effet désagréable des dissonances.

Outre cela, deux notes ne sont jamais simples, elles sont toujours accompagnées d'harmoniques. Pour qu'elles soient consonnantes, il faut cfu'ils coïncident. Ainsi, par exemple, les harmoniques d'une note quelconque étant I, 2, 3, 4) 3, 6, . .. et ceux de l'octave i, i, 6, 8, il y a coïncidence; l'octave est donc une consonnancc. Mais aussitôt que l'une des deux notes fondamentales est légèrement altérée, les harmoniques le sont aussi, l'octave devient fausse et se change en dissonance très-désagréable, parce que les harmoniques successifs du son le plus aigu battent avec les notes a, iy 6,... du son le plus grave.

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