I. — PROPAGATIOir BECTIUfiHE
L'existence des objets éloignés nous étant révélée par les yeux, même à travers le vide, il faut qu'un agent spécial soit interposé dans Tcspace entre l'œil et les objets. On le nomme lumière^ fluide lumineux ou éihcr, 11 est perpétuellement en mouvement, puisqu'il nous montre après un intervalle extrêmement court tous les changements qui surviennent dans les objets extérieurs. Nous pouvons nous représenter ce mouvement de deux manières : ou bien la lumière est composée d'une infinité de molécules qui sont lancées dans toutes les directions par les sources éclairantes et qui, fmalement, arrivent dans l'œil : c'est l'ancienne théorie tic rémission; ou bien l'agent lumineux est un corps élastique, remplissant l'espace, pénétrant la matière pondérable, et dont les molécules reçoivent et transmettent des vibrations engendrées par les corps éclairants, comme les milieux pondérables transmettent les vibrations sonores : c'est la théorie des nndulationsy c'est la seule qui puisse expliquer tous les phénomènes, la seule que nous admettrons.
Ondes. — Rayons. — Le mouvement parti, à un moment donné, d'un point lumineux arrive après un temps déterminé sur une surface que l'on nomme surface de ronde. Dans les cristaux, ces surfaces peuvent devenir très-complexes; dans les milieux homogènes et non cristallisés, elles sont sphériques par raison de symétrie, et la vitesse de propagation se mesure par l'accroissement du rayon pendant l'unité de temps. Ces sphères grandissent comme un ballon qui se gonfle, et, à une distance infinie du point de départ, elles sont planes.
L'expérience prouve que dans Tair on voit chaque point lumineux iUzy la direction de la droite qui joint Toeil à ce point, d*oii Ton déduit qup : firi/is les milieux homogènes la lumière se propage en ligne droite; el i •[. nomme rnjron la direction qu^elle suit. De cette propagation rectiligne résultent quelques conséquences que nous allons développer;
Ombre. — Un point lumineux 0, placé de\'ant un corps opaque, envo un cône de rayons tangents BOB' (fig. Sao). Les points du corps siiu ^
Fig. 5ao.
en avant de la ligne de contact BCB' sont éclairés; ceux qui SDOtpîa'vderrière sont dans l'obscurité. Tous les corps qui pénétreront dan? ' tronc de cône BB'FF' s*éclipserr>nt, et sur un écran vertical on ^e^^?dessiner une ombre i)ortée FF'.
Pénombre. — Si nous considérons maintenant deux coq)», l'un \m neux AA', l'autre opaque DD' {fig. 5'2i ), tous deux de révolution auU'*
Fi(r. 531.
d'un môme axe, et que nous menions les cônes tangents inlérieMi^ et extérieurement, aucun rayon no pénétrera dans celui-ci| qui ^kff^ sur récran une ombre absolue. Mais l'espace compris entre les deus surfaces sera partiellement éclairé, et marquera une pénombre. Le point t par exe nple, ne verra pas la partie NB'A'P du cori» éclairant, xDStô^^