CHAPITRE 1.— PROPAGATION RECTI LIGNE. b\l
ment la portion supérieure N'BAP, et comme celle-ci, d'abord nulle, augmentera quand le point M ira de la limite de l'ombre à la limite FF', la pénombre s'illuminera peu à peu jusqu'à Be fondre insensiblement dans la lumière complète en FF'. Le |>oint M' sera dans les mêmes conditions que M, et il y aura sur le corps une pénombre s'éclairant de plus en plus depuis CC' jusqu'à DD'.
Ghaml)re obscnre. — Quand lesrayons partis d'un objet ABC (/'^. Su]
pi-nètrcnl dans une cbambre obscure par un trou 0 Lrès-étroil, ils (teigneni
FiB. Su.
sur la paroi opposée l'image renversée de cet objet. En elTet, parmi les faisceaux élémentaires envoyés par le point A, un seul traverse l'ouver-
mro 0, et, continuant sa route, va illuminer A';* de même 1) et C éclairent ir el C. La couleur des diverses parties do l'objet, le rap|)Orl ilc leurs
clairements, toutes leurs conditions de forme se reproduisent sur l'écran, où se peint une image renversée semblable à Tobjet. Par conséquent, le Soleil sera dessiné par un cercle, et, pendant une éclipse, on verra Tombre envahir progressivement l'image , comme elle envahit l'astre lui-tnêoie. mais par le bord opposé.
Supposons que l'ouverture 0 s'agrandisse et devienne, par exemple, une fente linéaire AB [fig, SaS). Les points extrêmes A, B donneront deu\ images rondes du Soleil, d'abord petites et séparées («, ^), qui empiéteront ensuite l'une sur l'autre à mesure que le fond se reculera (// , h' et rt", b')^ jusqu'à ne former qu'une seule image ronde, un peu confuse sur les bords.
n. — ¥ITE88E DE LA LUKliBE.
Aucun mouvement ne se propageant instantanément , la lumière do.i mettre un temps déterminé pour arriver des corps lumineux à l'œil. Quatre procédés ont été employés pour mesurer ce temps.
Rœmer, 1775-1776. — Le premier est dû à Rœmer. En observant le premier satellite de Jupiter qui décrit un cercle autour de la planète E, on le voit so plonger périodiquement dans l'ombre portée pour en sortir ensuite. Le Soleil se trouvant en 0, Jupiter en E et la Tern* en r/, un peu avant la conjonction [fig, 5^4)1 on observait les immersions, qui seules alors étaient **^* •^*''' visibles; puis, quand la Tpttv
avait dépassé le point de conjonction A et qu'elle se trouvait en a .
on ne voyait plus que les éroersions. Pendant ces obsen^ation?
la distanée de la Terre au satellite n'avait pas sensiblement chanp*.
on trouva que l'intervalle entrdeux extinctions ou deux réapi»iritions successives était de qu-'rante-deux heures trente minuit** Après la conjonction, les deux planètes furent emportées dans leurs orbites, et Jupiter (qui fait sa révolution en onze ans et dix mois) était en F quand la Terre se trou\-ail en opi^Ktion au point C. Leur distance avait alors augmenté du diamètre de FiM-bite terrestre, ou de 3o 000000 de myriamèlres. Pendant ce temps, Rtrroer