CHAPITRE YI.— EXPÉRIENCES DE MELLONI
tendent à le réduire à la partie lumineuse. La limite des rayons qui passent est indiquée par le nom de la raie correspondante :
Essence de térébenthine N.
Eupione, aldéhyde, iodore d'amyle, essence de citron, acide azotique. M. Créosote, essence d'amandes amères, bisulfate de quinine, verre d'urane. H.
n. — TBAH8MI88I0H DES FAISCEAUX C0BIEXE8. EXFÉBIEVGES DE MELLOHI.
On vient de voir comment chaque radiation simple se comporte à travers les divers milieux. Si maintenant on considère le faisceau total provenant d'une source quelconque, Teffet sera complexe et égal à la somme des actions exercées sur chacune des radiations simples qui composent Je rayonnement.
Soient d'après les notations convenues OpO,,. . . ,0. les intensités des ' sept groupes de chaleur obscure; L,, L,..., L, celles des rayons lumineux depuis le rouge jusqu'au violet ; enfm A,, A,,. . . , A, les intensités des sept groupes de radiations ultra - violettes entre les raies H et T. Nous exprimerons par I l'intensité totale du fdisceau mixte émis par une source :
En passant à travers une lame d'une substance quelconque, dont Fépaisseur est e, chaque. radiation simple se transmet suivant la formule (i), * page 582, avec des coefficients de transmission différents; nous les désignerons par «,, a,,..., a, pour la chaleur obscure, par p,, p,,..., p, pour la lumière, et par y,, v,,..., 7^ pour les rayons ultra-violets. Le faisceau total deviendra
r= (O.aî4-...-K0,aî)H-(L,ft-^...-hL,Pî)-H(A,7f-h...-hA,7î), et, en prenant le rapport de F à I,
r (0.«f-t-...-^0,«f)-+-(L.PfH-...-hL,Pf)-t-(A.7fH-...-hA,7t) ^^^ I"" (0,H-...-+-0,)-H(L,-+-...-hL,)H-(A,-h...-f-A,)
Il est évident , d'après cette formule, que le rapport =- doit changer : i** avec la composition primitive du faisceau incident; i!" avec la nature de la substance traversée; 3"* avec l'épaisseur e, ^!' La composition
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du foisceau priroitir sera altérée, puisque chacun des rayons qui le composait aura diminué dans des proportions différentes. Melloni a étudié l> question à ce point de vue et l'on va voir que ses expériences ont JDjlifié la conclusion précédente.
Appareil de Helloni. — Sur une table de bois repose une règle mi^nV lique MN (^.606) le long de laquelle glisscnl plusieurs colonnes qm
portent les pièces de l'appareil. Ces pièces sont : 1° une source alari- Gque L ; a' un écran k, formé par une double lame de laiton qiw l'co peut élever ou abaisser autour d'une charnière horizonlale : on le Dtnœuvre en le tirant par un Gl de soie sans le toucher avec la main, ifo de ne pas l'échauffer; 3° une petite table de bois qui supporte Ics^ stances B que la chaleur doit traverser; 4° ud écran limilatenr C ftrté