CHAPITRE VIII. — PHOSPHORESCENCE. , G
s'éteignent rapidemenl. Les rayons pou rérran(;ib1es agissent donc; ils agissent comme la chaleur pour activer et précipiter la phosphorescen»'. Effet de la Inmiére composée. — On conçoit maintenant quel doil ' être l'effet de la lumière blanche; elle contient des rayons ultra-violets qui commencent la phosphorescence, et des rayons calorifiques qui l'activent . Si l'action est prolongik^, un équilibre s'établit pendant lequel le corps renvoie, par diffusion une portion des rayons incidents, par phosphorescence ceux qui ont été absorbés et transformés. Quand on éteint les rayons incidents, le premier effet disparaît, le second persiste, absolument comme réchauffement qui se produit en même temps.
Si en filtrant la lumière à travers l'esculine, le sulfure de carbone, le sulfate de quinine, le verre d'urane, etc., on a éteint tous les rayons ultraviolets, on éteint du même coup la phosphorescence, puisqu'on en supprimo la cause. Au contraire, en faisant passer les rayons à travers un verre violet, on ne garde que les radiations actives, et l'effet est augmenta.
La lumière électrique et celle du magnésium, étant les plus riches en rayons ultra-violets, sont les plus aptes à produire des phosphorescences vi\'eâ; la meilleure méthode con»ste à placer les sulfures dans des tubes vides [fig. 6i3) et à y faire passer la décharge d'induction : ils prennent un éclat considérable.
natufoimation des rajons.— 11 nous reste à caractériser cet effet. On V peut arriver comme il suit: faire tomber un spectre ABC...0 [,fig. 6a j) sur une bande mince de sulfure, et la regarder à travers un prisme à arêtes horizontales. Chaquerayon diffuséest dévié, le rouge A en A', le jaune D l'cïit davantage en D',le vert E en E'. Jusque laces rayons se dévient sans
eu LIVRE VII. — DE L'OPTIQUE.
changer de caraclère et «ans ce^sar d'éln ûmples, parce qu'ila m »tt
que diflbsée comme ils le senienl par une Teuille de papier. D n'm Kt
pas de même du violet H ; il a pris sur le sulfure iioe teinte bleultn: i M décompose en un spectre tout entier depuis A' jusqu'à H', et l'on y >^ loulee les couleurs depuis le rouge jusqu'au violet ; il en est de même <!rrayonsultra-violelâ. En résumé, la phosphorescence consiste eoced, qui rayon simple trèâ-réfrangible se trouve avoir donné naissance i une in6iide rayons lumineux tous moins ri^frangibles que lui.
Il y a des gaz phosphorescents; aucun liquide ne l'est, nuis cpH»* possèdent une propriéti^ analogue, qu'on pourrait appeler /^Aoi^Anmnn' instantanée, c'est \» fluorescence.
Beccvons dans la chambre obscure un faisceau solaire ABCD [>£;. Ot^ et faisons-le tomber normalement sur la face antérieure BD d'un cristal >^ Quorine. Nous verrons d'abord qu'il le traverse sans éprouver aucun »tù*