‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 40 sur 377 · CHAPITRE III. ~ BAROMÈTRE DE FORTIN · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. ~ BAROMÈTRE DE FORTIN

lie chamoiâ lié sur son contour. Co sac en au Tond de la cuvette , il

K)iiliMit le mercure qu>lle contient, et il est Iui-ni6me appuyé sur l'ex-

Irëmité d'une vis Q qui esl |>orLée par un tube exté-

^'^- *"■ rieur EFGH. En élevant ou en abaissant la vis Q on

fait monter ou descendre le fqnd mobile, et, par

suite, on amène le niveau du mercure à l'extrémité

d'une pointe d'ivoire A : c'est le zéro.

Une pièce do peau de cliamois, liée d'une part mT le lubc et de l'autre sur le "B- 81 . prolongement BB, fixe le tube à la

cuvette, laisse pénétrer l'air, mais empêche le mercure de sortir. Le lube est couvert d'une enveloppe de cuivre, vissée en BB, et portant la division dont le zéro correspond à la pointe d'ivoire. Dans le Itaut, elle est coupée longitudinalement , |jar deux fentes opjiosées, à travers lesquelles on voit le sommet du mercure ; on mesure sa hauteur par un vernier D C/%. 81) que l'on Tait nionter nu descendre , nu moyen d'un pignon C le long (l'une crémaillère. On voit [fig. 81) le détail des pièces qui composent la cuvette, dans la situation où elles sont lorsqu'on veut la remplir et la Joindre au baromëtro.

Quand on veut transporter ce liaromètre, on soulève [«u à peu la visQ; alors le mercure s'élève dans la cuvette qu'il remplit d'abord en cliassant ii travers la peau ' -~ de cliomois l'air qu'elle conLenait,

puLs il monte dans le tube jusqu'au sommet, et aussitôt qu'il y arrive, loiiéraicur en est averti par la résistance subite que la vis oppose. On est alors assuré que-lu mercure ne peut plus éprouver de ballottement, que I iniroduction de l'air est devenue impossible, et on peut sans aucun danger incliner, renverser ou agiter l'instrument sans a^oir aucune altération ni aucune rupture à redouter. On peut alors enfermer le baromètre dans une

canite crouso {fi^. 84 \\ elle se divise en trois parties articulées qui se A-

lu|>pent et forment un support pour accroclK-r I w- ' strumenlau moyen d'une suspension ù la Cardai Tel iju'il vient d'ùlre décrit, le barornéln' if Forliii offre plusieurs avantages. Le niveau t\\^ rieur y élanl f amené â une Iwuteur conslanif . ■-

Fis- (

Fio- 8S.

CHAP. Ml. -BAROMtTBE DE GAY-LIISSAC ET DE BUHTEN. 71 n'y a qu'une seule observation à faire. Hais ce qui est surtout imporiant, c'est que la disposition des différentes pièces rend k peu près impossibles les accidents auxquels on s'expose lorsqu'on veut transporter un baromètre ordinaire. Le baromètre de Fortin est donc parraltemenl appropria! auK besoins des voyageurs.

Baromètre de Gar-Lnaiac et de Bonten. — Au lieu do plonger le lube dans une cuvette séparée, on peut le recourber en forme de siphon. Guy-Lussac le construit ainsi. Il choisit un tube bien cylindrique, qui est coupé en deux parties : l'une AB [fig. 8j } qui formera le haut du baromètre, l'autre CD dont on fera la cuvette. On les réunit par un lube capillaire EF, un peu rejeté sur le cété, do façon que AB et CD, la colonne et la cuvette, soient dans le prolongement l'un de l'autie. La pression s'exerce I trou percé à l'extrémité d'une pointe rentrante G que l'on obtient en f^w repoussant de l'extérieur à l'intérieur le

'\ verre du tube ramolli à la lampe. Les

'. t deux niveaux étant en M et en N au mo-

,1 ment d'une observation, il est évident'

\ i que l'action capillaire se détruit, si la

[I forme des deux ménisques est la mémo.

c'gl L'appareilpcutd'ailleursse transporter

X aisément. Pour cela, on l'incline, il s'em-

plit lentement, puis on le renverse, et le mercure se partage en deux parts : l'une ^ qui se maintient en PA, l'autre qui tombe

au fond de la cuvette en C au-dessous de la pointe rentrante. En cet élat, l'instrument n'éprouve aucune secousse pendant les transports, et, si on le redresse, i| revient à son état premier.

fiuiiten a disposé sur le trajet du conduit capillaire un espace dilaté CB [^g. 85), dans lequel le tube supérieur se prolonge. S'il arrive qu'une bulle d'air s'engage dans la colonne, elle vient se loger dans l'intervalle compris entre la pointe et le tube oxli'ricur. Néanmoins ces appareils sont défectueux parce que le mercure de la cuvette s'altère rapidement, et qu'alors les deux ménisques prenhent des courbures différentes.

On construit encore, pour l'ornement des maisons, des baromètres à

72 LIVBE I. — PESANTEUR, ÉLASTICITÉ.

cadran, où le mouvement du mercure se transmet par un contre-pof Fig. 86.

une poulie qui porte une aiguille {^fig^ 86). \& méritent pas de nous arrêter.

Yaleor de la prasâon. — La hauteur barre trique ^-arîe perpétuellement. En général elle ak mente par le beau temps et baisse pendant oo v>r la pluie. Cela tient à des mouvements de FatoN^^ que nous étudierons dans la suite. En rooyenoe. ^ niveau de la mer et à la latitude de 4^ de^ hauteur h est égale à 760 millimètres. La prps;' sur I centimètre carré est donc 76 x i3,59 =k grammes, ou environ 1 kilogramme par centii&fr carré.

Cette pression moyenne de Tatmosphère est ». vent prise comme unité de mesure. On dît qu'une p sion est égale à a, 3, 4 atmosphères pour indîqi' qu'elle est équilibrée par des hauteurs de merei' égales à a, 3, 4 fois 760 millimètres, ou qu'elle ester, à a, 3, 4 fois io33 grammes par centimètre carré

Corrections. — La capillarité déprimant le mercure dans les tubes eip*dimînue la hauteur barométrique. La dépression dépend de la courbure v* roinale, et celle-ci varie avec les divers instruments. On a construit des Tt^>* pour tous les cas. La suivante donne la hauteur moyenne qu'il faut ajodr celle qu'on a observée :

Rayoa da tube.

Déprettion.

Raroa da Uibe.

Mpwsih

mm

mm 1,635

mm

o.iqS

La hauteur, mesurée est H à la température de t degrés; mais la division, % était exacte à zéro, est dilatée à r*, et le nombre de millimétrés H vaut en rrai H(i4-cf), c étant le coefficient de dilatation de l'échelle. En second lîet:.'mercure a une densité moindre à /' qu'à zéro, et la colonne H équivaut a i-

hauteur de mercure à zéro, m étant la dilatation du mercure pour 1 3'

\-\-mt

gré. La vraie hauteur sera donc H

et

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