‹ Petit traité de physiqueChapitre 106 sur 408 · IV. — LE THEBMOBIETBE A AIR · texte numérisé non relu

IV. — LE THEBMOBIETBE A AIR

Après ces études sur la dilatation des divers corps, il convient de revenir sur les appareils employés pour la mesure des températures.

L On peut faire un thermomètre avec une substance quelconque, et l'on est convenu de mesurer le degré d'échauffement ou la température par la dilatation de cette substance. Si elle est égale à d^^^ entre o et loo degrés, c'est-à-dire entre la température de la glace fondante et celle de l'eau bouil-

lante, on obtient, en divisant d^^ par loo, le coefficient nwjen k =

lOO

et l'on convient de dire que la température t mesurée par ce thermomètre

est

1, 2, 3,. .., t degrés

quand sa dilatation ^, est

La température t n'est donc autre chose que le rapport -^j observé sur

une substance donnée.

II. Mais les études précédentes ont montré que la dilatation A d'une substance quelconque n'est pas proportionnelle à la température / donnée par le thermomètre adopté, et qu'elle s'exprime en général par la formule

^ = at -+- bt^ -+- ct^ -h

Or si on faisait un thermomètre avec cette substance, sa dilatation A.^^, divisée par loo, nous donnerait son coefficient moyen K, et en divisant A par K nous trouverions une température

qui ne serait nullement proportionnelle à /.

III. Il s'ensuit que si l'on peut faire des thermomètres avec tous les corps, ils donnent tous des résultats différents. Il faut donc se décider pour l'un ou l'autre ; celui qu'on emploie habituellement est le thermomètre au mercure ; c'est le plus commode, ce n'est pas le meilleur. En effet, la dilata-

Page 1