IV. — LE THEBMOBIETBE A AIR
Après ces études sur la dilatation des divers corps, il convient de revenir sur les appareils employés pour la mesure des températures.
L On peut faire un thermomètre avec une substance quelconque, et l'on est convenu de mesurer le degré d'échauffement ou la température par la dilatation de cette substance. Si elle est égale à d^^^ entre o et loo degrés, c'est-à-dire entre la température de la glace fondante et celle de l'eau bouil-
lante, on obtient, en divisant d^^ par loo, le coefficient nwjen k =
lOO
et l'on convient de dire que la température t mesurée par ce thermomètre
est
1, 2, 3,. .., t degrés
quand sa dilatation ^, est
La température t n'est donc autre chose que le rapport -^j observé sur
une substance donnée.
II. Mais les études précédentes ont montré que la dilatation A d'une substance quelconque n'est pas proportionnelle à la température / donnée par le thermomètre adopté, et qu'elle s'exprime en général par la formule
^ = at -+- bt^ -+- ct^ -h
Or si on faisait un thermomètre avec cette substance, sa dilatation A.^^, divisée par loo, nous donnerait son coefficient moyen K, et en divisant A par K nous trouverions une température
qui ne serait nullement proportionnelle à /.
III. Il s'ensuit que si l'on peut faire des thermomètres avec tous les corps, ils donnent tous des résultats différents. Il faut donc se décider pour l'un ou l'autre ; celui qu'on emploie habituellement est le thermomètre au mercure ; c'est le plus commode, ce n'est pas le meilleur. En effet, la dilata-