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CHAPITRE m. —THÉORIE DE L'INFLUENCE

«lie est chargée positivement dans tous ses points^ mais inégalement. Ainsi, l'influence augmente jusqu'en B' pour diminuer ensuite indéfiniment.

Fig. 232. •

2** Les deux sphères ont reçu séparément, sans être mises au contact, des quantités quelconques de fluide de même nom ; dès lors, l'une d'elles ■en possède moins qu'elle n'en prendrait si on les faisait toucher : supposons que ce soit B. Il y a toujours une position B (^g. 233 ) pour laquelle

Fig. 233.

tout le fluide est concentré vers C et a abandonné la partie D qui est en regard de A. Quand la distance diminue jusqu'en B', l'influence augmente en énergie, et il se fait une décomposition de fluide neutre qui amène de l'électricité négative en D' et ajoute du fluide positif en C. Alors il y a une ligne moyenne entre C et D'.

3° Quand les deux sphères sont chargées d'électricités contraires en quantité quelconque, il y a toujours attraction entre les charges qui tendent À s'accumuler sur les faces en regard ; en B {Jîg. 234 ) tout le fluide a quitté

Fig. 234.

le point opposé C. En rapprochant B, une décomposition secondaire aura lieu et l'on trouvera de l'électricité positive en C, négative en D' ; celle-ci sera plus abondante que celle-là, et la ligne moyenne se placera généralement entre le centre et le point C.

■!7i LIVRE III. — ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

.'Ëleolfiàciapes. — One cloche de verre portée sur un plateau métallique conimliniquant avec le sol (fg. i35 ) reçoit dans sa tubulure une tige terminée extérieurement par un bouton et qui soutient à l'inté- — — ^i- rieur deux petites bandes d'or

B, C, découpées dans une Teuille ù dorure. On vernit à la gomme laque le haut de la cloche, on sèche l'intérieur avec de la chaux vive qu'on y laisse en permanence, et enfin on fixe sur la base, vis-à-vis les lames d'or, deux petites colonnes métalliques qui sont reliées au sol. On voit de suite que la cloche est un support isolant, que de plus elle maintienll'air intérieur dans un état permanent de siccité, et qu'enfin elle prévient toutes les agitations anormales de l'appareil. Toutes les fois qu'on éleclrisera le bouton extérieur, les lames divergeront, et les deux colonnes métalliques augmenteront la divergence.

Pour électriser cet appareil, on approche un bâton de verre électrîsé F , il attire le fluide négatif et repousse le positirdans les lames qui s écartent ; si à ce moment on touche le bouton avec le doigt, on fait écouler le fluide positif, tes lames s« rapprochent et il ne reste que l'électricité négative sur le bouton. Après cela, on enlève d'abord le doigt, ce qui rétablit l'isolement, ensuite le bâton, ce qui rend libre l'électricité accumulée sur le bouton, et l'on voit les lames diverger ; elles sont chargées nL'gativement. Maintenant approchons progressivement du bouton un corps électrisé; s'il est négatif, il repoussera le fluide dans les lames et augmentera leur divergence; s'il est positif, il les rapprochera, les amènera au contact, et les séparera de nouveau par une décomposition secondaire; enfin s'il est à l'étal naturel il ne fera que les rapprocher. Réciproquement on reconnaîtra l'état électrique d'un corps approché, suivant qu'il aura produit l'un des trois effets précédents.

Cas des corps mauvais condnctenrs. — Nous étudierons s ment les cas où un corps isolant est soumis à l'influence d'une source électrique : 1° à distance;, 2" en contact pendant peu de temps; 3" en contact pondant longtemps.

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