CHAPITRE II - VOLTAMÈTRE
Pour argenter, on compose le bain avec i gramme de cyanure d'argent et lo grammes de cyanure de potassium dissous dans aSo grammes d'eau. La baguette positive porte une lame d'argent.
LOI DE MUUT.
la théorie que nous avons donnée de l'élecirolyse et les symboles qui ont servi à la représenter supposent qu'un même nombre d'atomes se décompose à la fois dans toutes les parties du circuit et qu'il soit proportionnel à la quantité d'électricité mise en circulation. Pour le prouver, on va comparer le poids des électrolytes décomposés à l'intensité des couranis ou à la quantité d'électricité qui circule. Commençons par étudia la décomposition de l'eau.
VoltamètrB. — Les vases dans lesquels on opère la décomposition de l'eau se nomment voltamètres. Un premier modèle a été décrit précédenvment (fig. a86]. On peut aussi mastiquer au sommet des éprouvettes ellesmêmes les Bis de platjne qui descendent jusqu'à l'ouverture inférieure (./%'■ 39^]' ^ plonger les éprouvettes dans l'eau acidulée. Quelquefois
Fig. 3Q1.
Fis- agî.
enfin on soude à la lampe les électrodes dans des tubes de verre recourbés G et K qui supportent les cloches E et F (J!g. agS).
Si l'on essaye Tun après l'autre deux voltamètres de forme quelconque dans un même courant, on s'apercevra qu'ils donnent plus ou moins de gaz dans le même temps. Cela tient à ce qu'en interposant un voltamètre dans le circuit on diminue la conductibilité et, par suite^ l'intensité du courant : beaucoup si les électrodes sont fines et éloignées, très -peu si elles sont larges et rapprochées.
Mais lorsqu'on place à la fois dans le même circuit plusieurs voltamètres à la suite l'un de l'autre, les conditions sont très-différentes ; ils sont traversés tous par le même courant, et l'on reconnaît que la même quantité d'eau se décompose dans chacun d'eux, quelle que soit leur différence d'action quand on les emploie individuellement. De là, cette première loi fondamentale : Le même courant décompose toujours la même quantité (Veau dans le même temps.
Cette quantité d'eau décomposée varie av# l'intensité du courant.
Faraday le montre de la manière '^' ^*' suivante. Après avoir fait passer
le courant par un premier voltamètre V {fig, 294)» il le divise au point A en deux rameaux formés par des conducteurs identiques et traversant deux voltamètres identiques V, et V^; puis il réunit ces rameaux en un tronc unique B rejoignant l'autre pôle. Les courants qui traversent V, et V, sont les moitiés de celui qui circule dans V. Or, on trouve dans chacun des voltamètres V, et V, une quantité de gaz égale à la moitié de celle que contient V. Donc : Les courants décomposent dans un temps donné des quantités d'eau proportionnelles h leur intensité.
Si l'on convient de prendre pour unité d'intensité celle du courant qui dégage i gramme d'hydrogène en une minute, l'intensité ( d'un courant quelconque sera exprimée par le poids p d'hydrogène dégagé en une minute,
La quantité d'électricité qui circule dans un conducteur est proportionnelle à l'intensité /? et à la durée t du courant ; d'un autre côté, le poids total P de l'hydrogène dégagé est égal au produit/?^; par conséquent, P mesurera la quantité d'électricité ^,