CHAPITRE 11. — LOI DE FARADAY
Celle quaalité d'électricité sera égale à l'unité si P = i , c'est-à-dire si le poids total de l'bydrogène . recueilli est égal à l'unité ; et comme on est coDvenu de représenter par i l'équivalent de cet hydrogène, on voit que l'unité d'électricité est celle qui décompose i équivalent d'eau.
En résumé i
i" L'unité d'intensité est colle du courant qui dégage i gramme d'hydrogène en une minute ;
1° L'intensité d'un courant^se mesure par le poids d'hydrogène dégagé en une minute ;
y L'unité d'électricité est la quantité qui décompose t équivalent d'eau ;
4* La quantité d'électricité se mesure par le poids de l'hydrogène qu'elle dégage.
Loi de Faraday. — Cela posé, comparons tes proportions des divers électrolyles qu'une même quantité d'électricité décompose. Pour cela, Faraday place à la suite l'un de l'autre un voltamètre et l'appareil où se décompose l'éleclrolyte, et il fait passer dans ce sysième un courant quelconque. Il mesure le volume et calcule le poids d'hydrogène dégagé dans le voltamètre : ce poids exprime la quantité d'électricité qui a passé. Quand il est égal à l'unitë, i équivalent d'eau a été décomposé; or l'expérience prouve que i équivalent de l'électrolyte est décomposé en même temps.
Les premières expériences ont été laites avec des solutions concentrées
des acides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique qu'on plaçait dans
un voltamètre à la suite du premier, où était l'eau acidulée. Les quantités
d'hydrogène furent égales dans tous les deux.
Fig. igS.
Faraday décomposa ensuite le protochlorure d'étain, dans un tube AB (fig. 395). Le courant arrivait par une électrode positive B de graphite.
Après l'action, une masse d'étain fondu s'était rassemblée en A, et quand le poids d'hydrogène dégagé dans le voltamètre V fut égal à l'unité, le poids de l'élain déposé par le courant se trouva égal à 58,53, nombre qui diffère peu de l'équivalent de l'étain.
Il en fut de même de l'oxyde et du borate de plorab, et eo général de tous les électrolvtes. On peut donc énoncer la loi suivante : Toutes les fois qu'on éleclrofyse un composé binaire ou un sel, l'unité d'électricité met en liberté i équivalent du métallnide ou^ie l'acide.
Actions cliiiniqnes dans les piles. — Nous avons montré (page 3i8) que la même circulation électrique se fait dans le courant extérieur et dans la pile ; il est donc probable qu'il y a dans ces deus parties des actions chimiques équivalentes. Cette loi énoncée par Matteucci a été vériSée comme il suit par Daniell :
Il disposa la pile de manière à pouvoir recueillir l'hydrogène qui se dégage sur la lame dç cuivre {fig. 196).
Fig. 196.
Le premier dément de cette pile est plongé dans le vase A ; il se compose d'une lame de zinc ZZ qui est le pôle négatif et d'un RI de platine B qui remplace l'élément cuivre. Ce fil est recouvert d'une cloche BB et communique au zinc suivant par CD. Tous leâ couples sont liés entre eux