CHAPITRE III. — EQUATEUR MAGNÉTIQUE
leurs cosinus égaux à Tunité. Ensuite
BC = a'-Hr»— aarsinJi, AC = a' -H r* -h 2 ar sin ;.,
d'où
ÂC — BC'=4arsinA;
par conséquent
.T ^ar siiiA &asinX
BC'.AC ''
N et T sont les composantes verticale et horizontale de la force qui sollicite Taiguille et qui fait avec l'horizon un angle égal à l'inclinaison ; on a donc
N ()) tangï=- = 2tang;.
L'intensité F' de la force résultante est égale à la somme des carrés des composantesy
F» = ^ (4 sin* A -i- cos'À) = ^ (i-h 3sin«;), et si l'on prend pour unité l'intensité quand îl = 0, ( 2 ) F = \/i-H3sin*> .
Nous allons maintenant chercher si ces diverses circonstances sont réalisées sur le globe terrestre ; nous n'aurons besoin pour cela que de résumer les observations des voyageurs. Cest un travail qui a été exécuté par Duperrey, et nous allons en faire connaître les résultats.
Equateur magnétique. — Il y a réellement une courbe sur laquelle Tinclinaison est nulle. Sans être d'une régularité parfaite, elle est trèssensiblement figurée par un grand cercle qui coupe Téquateur terrestre en deux points que Ton nomme les nœiuls^ situés , le premier auprès de rile San-Tomé, par 3o°ao'de longitude orientale; le second, moins bien déterminé, se trouve entre i66°!i5' de longitude occidentale et 175** 44' de longitude orientale. Le plan moyen de cette courbe fait un angle de 10** 49' avec l'équateur et son axe percerait la surface du globe en deux points situés dans les régions polaires, •
L'un par 79011'N. et 780 2o'0.
L'autre par 790n'S. et 101040'E.
L'équateur magnétique ainsi déterminé satisfait sensiblement à toutes les conditions qui le caractérisent : c'est-à-dire que l'aiguille aimantée est en chacun de ses points à peu près perpendiculaire à son plan et parallèle à une direction fixe AB, et que l'intensité varie très-peu dans toute son étendue.
Méridiens magnétiques. — La propriété qui caractérise les méridiens magnétiques est qu'une aiguille de déclinaison qui les parcourt est toujours contenue dans leur plan du nord au sud; Duperrey les a construits graphiquement d'après cette propriété. Ce ne sont point des grands cercles de la sphère, ni même des courbes planes. A mesure que l'on s'éloigne de l'équateur, ils tendent à se rapprocher et viennent enfin concourir en deux points extrêmes. Là il n'y a plus de déclinaison, et l'inclinaison est de 90 degrés; ce sont les pôles magnétiques de la terre. Leur position géographique est :
Pour Tun !.. 70» 5' N. et go*» 1 2' O.
Pour l'autre 750 20' S. et iSoOio'E,
II n'y a pas une grande différence entre ces points et les pôles de l'équateur magnétique.
Parallèles magnétiqnes. — Duperrey a également tracé les parallèles magnétiques d'après la condition qu'ils soient perpendiculaires aux méridiens en chaque point. Dans notre hypothèse, ces lignes doivent avoir la même latitude magnétique et par conséquent la même inclinaison; mais cela ne se réalise pas. Ensuite elles doivent avoir la même intensité magnétique, et l'on trouve qu'il n'en est rien. A cause de ces irrégularités, on a été conduit à tracer en même temps que ces parallèles des lignes d'égale inclinaison ou isocliniques^ et des lignes d'égale intensité ou isodynamiques.
Lignes sans déclinaison. — Dans l'hypothèse de Taimant central, le plan qui contient les axes magnétique et géographique doit dessiner sur la surface du globe un grand cercle sur lequel la déclinaison est nulle. Les observations montrent effectivement qu'il existe deux lignes sans déclinaison qui se rencontrent aux deux pôles magnétiques, mais, loin d'être situées dans un même plan, elles se montrent très-irrégulières. L'une traverse aujourd'hui l'Amérique du Nord. Partant de la baie d'Hudson, eHe coupe vers New-York la côte orientale du continent et continue sa route à travers l'Atlantique jusqu'au cap Sain t-Roch qu'elle traverse pour se plonger de nouveau dans la mer et se diriger du nord au sud vers le pôle magnétique sud. L'autre ligne est moins régulière et moins connue; on la trouve à l'est du Spitzberg et dans le mer Blanche, après quoi elle se perd dans la Russie d'Asie, où on ne l'a pas suivie; mais elle doit s'incliner considérablement vers l'est, car on la retrouve sur la côte orientale de l'Asie dans la mer d'Okhotsk. On la suit le long du Japon jusqu'au-dessus de Canton, après quoi elle traverse l'Inde de l'est à Touest,