‹ Petit traité de physiqueChapitre 28 sur 408 · VI. — LOIS DE L'ÉLASTICITÉ DANS LES SOLIDES · texte numérisé non relu

VI. — LOIS DE L'ÉLASTICITÉ DANS LES SOLIDES

Toutes les fois que l'on comprime un corps solide, les molécules se rapprochent, mais alors elles se repoussent et reprennent leur volume primitif quand la compression cesse. Toute action qui, au contraire, tend à les écarter, détermine entre elles une force attractive qui agit pour les ramener à leur position première. Ces forces attractives ou' répulsives se nomment ^oz-i?^.? cV élasticité. Nous allons étudier quelques-uns de leurs effets. Admettons, par exemple, un cylindre reposant sur un plan invariable; nous pouvons le considérer comme formé par la superposition d'assises horizontales de molécules AB, A'B' {fi^. 3'2), séparées par des iAtervalles

très-petits. Plaçons sur AB un poids très-fort; il poussera AB vers A'B', diminuera la distance de ces couches, et fera naître entre elles une force répulsive qui finira par devenir égale au * poids P; elle s'exercera de bas en haut sur AB pour équiKbrer P, et de haut en bas sur A'B', qui se trouvera dans les mômes conditions que si le poids était directement placé sur la surface. A' B' agira ensuite sur la tranche suivante comme AB sur elle, et la pression se transmettra de proche en proche jusqu'au plan qui soutient le cylindre. Il y aura eu dès lors un rapprochement égal de toutes les couches, et par suite une diminution de longueur du cylindre qui sera proportionnelle au nombre des assises, c'est-à-dire à la longueur totale; et ce rapprochement aura déterminé entre chaque couche CD et CD' une

3G LIVRE 1. - PESANTEIR, ÉI.ASTlOnÉ.

TorcB réjmlïiive égale an poids superposé. Si, au lieu de supposer un cylindre pressé, nous avions pris comme exemple une règle Usée par une pxlrémité et lirêe par l'autre, les distanœs des assises voisines auraient augmenté au lieu de diminuer; elles se seraient attirées au Heu de se re|Kiu$scr, et l'équilibre eût été atteint quand la force attractive serait de\cnue égale au |M»ids tenseur. Les actions de compn^ssion et de traction sur un cylindre développent donc deux phénomènes distincte, une diminution ou une augmentation de longueur, et entre deux couches de moléculeii une réaction égale au poids qui presse ou qui tire. Maïs aussitôt |.i„ 33 que roffcrt extérieur cesse d'agir, les forces in-

térieures tendent à ramener les molécules à leur place primitive. Cette tendance des corps à revenir à la forme première se nomme ctastidu'. C'est à elle qu'ils doivent d'exécuter les oscillations qui produisent les sons ; c'est elle qui transmet les forces dans les mactiines et qui détermine les déformations que subissent les matériaux dans tes constructions.

Traction. — Les expériences sur la traction se font au moyen d'une potence de fer D {^. 33), s:.'eilée dans un mur et lerminéc par un étau dans lequel on serre l'extrémité supérieure F de la verge que l'on veut étirer. On saisit l'extrémité inférieure dans un second étau D, auquel est suspendue une forte caisse EHH, dans laquelle on place< des poids par rangées liorizontales. On commence |:ar un poids initial suffisant pour tendre la verge, 'et on y ajoute ensuite des charges successives, les seules dont on tiendra compte et dont on mesurera rcffet. On observe l'allongement avec un catliétomèlre.

Ces expériences montrent que l'allongement t d'une barre es! proportionnel : i° au poids tenseur P; a° à la longueur /de la barre; 3° en raison inverse do sa section x\ 4° en raison in- \enQ d'un coefficient 0 variable avec la substance, et qu'on nomme le ru.-JfiaviH //'citistkitc. Ces lois se résument par la formule I VI

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