CHAPITRE m. — TUYAUX SONORES
Tuyaux oarerts. — Lorsqu'un tuyau est ouvert dans !'ai extrémité B, l'air ambiant, qui peut se dilater en tous sens, c
résislance moindre que celle des couches intérieures ; il y a donc réflexion sans changement de signe, et il se forme un ventre à l'extrémité B opposée à l'embouchure. Mais, pour que le tuyau parle, il faut qu'il y ail un ventre à chaque extrémité. Par conséquent, la longueur L de ce tuyau devra
être un multiple pair de
Si l'on suppose n = i, a, 3,. . ., les nœuds sont disposés comme dans la Fis. 47=-
fig. 4?!, et les valeurs de N sont
r Les notes d'un tuyau ouvert sont représentées par la série des
nombres naturels ; i, a, 3, 4.- ■ ■< ou par la série complète des harmoniques. En suppo^nt que ie son Tondamenlal soit ut„ ces notes seront
U/,, H/„ Wj, Ui„ WHj,
a" Le son fondamental -j- est à l'octave de vj- 1 celui qui serait produit par un tuyau fermé de même longueur. En d'autres termes, un tuyau fermé donne la mËme note fondamentale qu'un tuyau ouvert de longueur double. C'est ce que l'on vérifie {fig. 473) en faisant glisser dans le milieu B d'un tuyau ouvert une coulisse b mi-partie pleine et évidée, qui en
FiB- 473. Fie- M- ^'e- 475-
fait à volonté ou un tuyau fermé de longueur 1 , ou un tuyau ouvert de longueur 1 sans que le son soit changé.
On doit à M. Kœnig un moyen de prouver l'existence et de vérifier la position des nœuds dans les tuyaux sonores. La paroi MN {^g. 474) est percée, à l'endroit où doit se former un nœud, d'un trou ED, qui est rebouché par une membrane flexible CB; celle-ci -est recouverte par une capsule de bois CBPQ, dans laquelle circule un courant de gaz de l'i'clairage qui arrive par A et qu'on allume à sa sortie F. Quand le tuyau parle qu'il y a une compression au nœud, la membrane est chassée vers l'int