CHAPITRE ll[. — TUYAUX SONORES
rieur de la capsule, comprime le gaz, et la flamme F s'élève ; quand il y a dilatation, CB esl attirée vers l'intérieur du tuyau, il se fait un vide partiel, la Qamme décroît, et, si on l'a convenablement réglée, elle s'éteint. Placée vts4-vis d'un ventre, la capsule n'éprouve ni dilatation ni compression, et la flamme demeure immobile.
Lajîg. 05 représente un tuyau ouvert, muni de trois capsules manométriques b, a, c, appliquées aux endroits où se forment le nœud du son fondamental et les deux nœuds de son octave. Lorsqu'on produit cette octave, les deux flammes extrêmes a et c entrent en vibration et s'éteignent, pendant que celle du milieu 6, située sur un ventre de vibration, reste tranquille. Si l'on donne le son fondamental, c'est la flamme du milieu qui s'agite et disparaît.
Quand les flammes sont alimentées par un courant de gaz rapide, elles ne s'éteignent pas, mais elles éprouvent aux moments des dilatations et
Fig. <76.
des condensations du nœud des diminutions et des augmentations de longueur qu'on n'aperçoit pas b. cause de la persistance des impressions; mais
ei l'on dispose un miroir tournant C vis-à-vis des tuyaux A, A {fig. 476). munis de capsules manométriques, les images M des flammes a, a' forment deux lignes parallèles et paraissent alternativement élevées et raccourcie {jig. 477). Vis-à-vis des ventres, les mêmes flammes donneraient des images continues et toujours d'égale hauteur.
Instnuneats à Tflnt. — Dans les jeux d'orgue, les divers tuyaux donnent le son fondamental, et il y en a autant que de notes à produire. Mais dans les inatrumenls où l'on souffle par la bouche, il n'y a qu'un seul tuyau auquel on fait rendre les notes de la gamme par divers arli- Rms.
Le cor est constitué par un tube de cuivre très-long contourné sur luimême; il ne donne point le son fondamental, mais les harmoniques
8, 9, 10, II, 12, i3, 14, i5, 16
lesquels représentent les notes de la gamme, à l'exception de trois qu'il est nécessaire do modifier très-peu. Cette modification s'obtient en plaçant le poing dans le pavillon, ce qui change un peu la longueur du tuyau.
Le Irombonne et le cornet a piston ont une longueur que l'onfait varier soit par une coulisse, soit par des tubes supplémentaires que le jeu des pistons introduit à volonté dans le circuit total.
Tous les autres instruments sont percés de trous latùraux que l'on peut ouvrir ou fermer avec les doigls ou avec des clefs, et dont le rôle est facile £1 comprendre. En eflet, quand on ouvre le tuyau en un point déterminé, on le met en communication avec l'air extérieur, et l'on dé-.