CHAPITRE Vï. — BATTEMENTS
Fig. 607.
coups de force et des affaiblissements alternatifs, d'abord très-lents, et qui s'accélèrent à mesure qu'on avance la main. On obtient les mêmes résultats avec deux diapasons en chargeant l'un d'eux d'un poids additionnel.
On peut montrer à l'œil les agrandissements et les diminutions des vibrations qui produisent les battements. Soient MB et NC deux diapason^ identiques et parallèles, portant deux miroirs M, N (^g. 607), en regard
l'un de l'autre. Un filet lumineux LM se réfléchit en M, puis en N, et vient rencontrer un écran vertical en a. Si l'un des deux diapasons est mis en vibration, le point lumineux a se déplace verticalement ; et, à cause de la persistance des impressions, a se transforme en une ligne verticale brillante. Quand les deux vibrent à la fois, il peut arriver ou que les deux mouvements s'accordent pour augmenter la longueur de cette ligne, ou qu'ils se contrarient de manière à la diminuer. Si les diapasons ne sont pas tout à fait à l'unisson, ils se montrent tantôt en concordance, tantôt en discordance, et l'on voit la ligne brillante s'allonger et se raccourcir alternativement.' D'un autre côté l'oreille constate qu'il y a des battements, et qu'ils coïncident avec les altérations de l'image. La méthode graphique conduit au même résultat à l'aide de deux diapasons parallèles et d'uil appareil analogue à celui de la^g". 45o. Sur l'un d'eux, qui est fixe, est collée une lame de verre noirci qui partage ses vibrations ; l'autre est sur un chariot entraîné par un poids P et porte une pointe qui trace ses vibrations sur la lame de verre; de cette façon, les déplacements de la pointe s'ajoutent à ceux de la lame de verre, c'està-dire du premier diapason. Le tracé est très-ample aux endroits où se sont rencontrées les vitesses de même sens, et très-étroit où elles ont été contraires. Les deux dernières lignes de la fig, 5o8 montrent ce qu'on obtient quand ces alternatives se reproduisent de 26 en a5, ou de 81 en 81 vibrations, c'est-à-dire quand les nombres n et m sont entre eux comme 24 à 25 ou comme 80 à 81, et que les intervalles des deux notes sont d'un demi-ton ou d'un comma.
Superposition des accords. — On peut dessiner par le même procédé le résultat de la superposition de deux notes qui forment un accord quel-
conque — • Il est clair que les périodes de concordance et de discordance
se reproduisent toutes les fois que les deux notes ont fait l'une «, l'autre
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m vibrations, et que l'on obtient lr tracé complexe. On trouve dans le tableau précédent les figures qui correspondent aux intervalles ~, ^. j. Fie- 5o8.
, z, . Ces figures changent avec la phase et avec l'inlensité relativts
des deux notes.
On peut encore employer à la même étude l'appareil (/g-. 499)- [Si l'un des tuyaux est ii l'octave de l'autre, la flamme qui lui correspond niontff deux fois plus de vibrations que la deuxième (fig. Sog) ; et si on lait communiquer les deux capsules avec un seul bec de gaz, la flamme unique éprouve la somme des effets des deux tuyaux. De deux en deux ei!e