CHAPITRE IL— RÉFLEXION
Soient MN {fig. 534) le miroir, AO et OB les rayons incident et réfléchi, leur angle AOB est double de Tangle d'incidence ou égal à 2/. Si le miroir tourne de a et se place en M'N', Tangle d'incidence augmente de a, devient I -f- a , et Tangle des rayons incident et réfléchi est 2 ( 1 4- « ) = 2 « -*- 2 a ; le rayon réfléchi a donc tourné de 2a;
Réflexion sur deux miroirs parallèles. — Soient M, M' {7%. 535)
deux miroirs parallèles, A un point lumineux. Il formera derrière M une première image A', qui pourra être considérée comme centre de rayonnement et donnera derrière M' une nouvelle image symétrique A"; à son tour, celle-ci donnera une troisième image A"' derrière M, et ainsi de suite.
Si l'on veut connaître la marche des rayons, il faut tirer les deux systèmes de parallèles AB, A''B'',... et A'B', A^'B'",.-, qui font avec les miroirs des angles égaux ; leurs intersections avec la normale A A' sont les images et la ligne ABB'B''B'^' est la route des rayons. On obtient une seconde série d'images, en commençant par le miroir M'.
Réflexion sur des miroirs inclinés.— Si les glaces sont inclinées et se coupent en un centre 0, les images,,auxquelles nous conservons les mômes lettres, sont distribuées sur la circonférence décrite du point 0 {fig, 536). Elles sont en nombre infini ; mais quand l'aftgle a des miroirs est une partie
Fig.
Fig. 536.
Fig. 537.
aliquote de la circonférence, les images d'un ordre élevé se superposent
avec d'autres, elleilessîn de ces itnageB devient très-régulier. Parexeoqde, si on place le point A sur la bissectrice OA de deux glaces OH, OM', inclinées sous un angle de 60 degrés, on a six images, résultant de la superposition dé toutes celles qui se forment {fig. 537). C'est sur ce phénomène que reposent les effets du knléidoscope. Dans le cas de deux glaces rectangulaires, il y a trois images (fig. 538). L'image A' est à la fois formée par les deux glaces, mais l'œil la voit dans M, s'il est dans l'angle NOM : il la voii dans M', s'il se trouve dans l'angle adjacent NOM'.
Fi
On peul avoir une idée générale du phénomène de la réfraction en faisant arri\'er un faisceau solaire dans une chambre obscure, en le recevant obliquement à travers une cuve pleine d'eau {fg. SSg), el en regardant
dans l'obscurité le chemin qu'il suit. On constate aîn^i qu'il se rapproclie de la normale en pénétrant dans l'eau, que la déviation est nulle sous l'in-