CHAPITRE 11, — LOI DE DESCABTES. W
cidencé perpendiculaire, qu'elle augmente avec rmclinaigoa jusqu'à une valeur limite et que, daus les cas où la deuxième surTace est parallèle à la première, le faisceau reprend sa direction primitive en sortant de l'eau pour rentrer dans l'air.
Lot de Descartes. — Pour trouver les lois de la rérraction, on peut d'abord faire une expérience approximative qui est due à Descartes. On prend un cercle divisé vertical [Jîg- 54o] et l'on fait arriver à travers un
tube LK les rayons solaires, qui sont à peu près parallèles; on les reçoit dans une auge DCEF, mobile autour du centre, et dont le fond DE est normal au tube HG. Quand les alidades sont convenablement réglées, ta lumière qui a traversé LK se réfracte en pénétrant dans te liquide, en sort normalement à DE, sans déviation nouvelle, et traverse HG, Vangle d'incidence I est l'iuigle compris entre la verticale MCC et l'alidade UCL'P; Vangle de réfmction r est l'angle compris entre MCC' et PGH ; les sinus de ces angles sont mesurés par les dislances P'C et PC, que l'on compte sur une règle divisée PQ. Or l'expérience prouve que le rapport de ce» deux
sinus est invariable et égal à i,333, si l'auge contient de Teau. Si l'on change le liquide, on trouve que le rapport des deux sinus demeure constant pour* chaque substance, mais qu'il varie de l'une à l'autre ; il sera 1,67 pour le sulfure de carbone, 1,47 pour l'huile d'olive, 1,87 pour l'alcool, etc. En général, nous le représenterons par n et nous le nommerons indice de refraction. La loi qui vient d'être énoncée a été découverte par Descartes et porte son nom ; elle est exprimée par la formule
sm< sinr
Quand on veut opérer avec des solides, on peut remplacer l'auge par un prisme ou par l'appareil de Boscovitch [fig. 54 1 )". C'est une gouttière cylindrique DEFK, fixée normalement à l'alidade GH, avec laquelle elle se
Fig. 541.
meut. Dans cette gouttière est un demi-cylindre de verne ABC, dont la face AC reste toujours horizontale. On retrouve ainsi la loi de Descartes. En réalité, les lois de la réfraction sont plus complexes que nous ne venons de le dire ; elles dépendent non-seulement de la nature des milieux on contact, mais de certaines qualités inhérentes aux lumières qu'on étudie, ainsi que nous l'expliquerons plus loin.
Fig. 542.