‹ Petit traité de physiqueChapitre 319 sur 408 · CHAPITRE U. — RÉPLEXtON TOTALE. Ul · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. — RÉPLEXtON TOTALE. Ul

Mais quand un rayon arrive sous une incidence plus grande que l'angle linnite, on trouve

sinr>l, 3ift/>i.

La Tormule répond par une impossibilité; elle ne s'applique plus, et il faut consulter l'expérience. L'expérience prouve qu'H n'y a plus da rayon réfracté, et qu'H se produit un phénomène nouveau et trèe-importaDt.

En même temps qu'un rayon tel que SI donnait naissance à un rayon réfracté IS', il produisait anm, un faisceau intérieur réfléchi, qui était peu intense; mais aussitôt que la lumière SI, cesse de se rërracter, le faisceau réfléchi IjP, devient très-vif. Les mesures photométriques font reconnaître qu'il contient toute la lumière incidente, ou que la réflexion est totale. Image d'un, j^oint tu par réfraction. — Considérons- un point A. [fig. 546) situé au-dessous de la surface XX d'an liquide. Un rayon AB, qui se réfracte au point B, sort suivant BD; un rayon trèsvoisin ÂÇsortdansladirectionCE, et'comnM i'angle de réfraotion augmenteavecl'angle d'incidence, les rayons réft-actés BD, CE sont divei^entsconuDeAB, AC. S oo les prolonge en afriire, ils se rencontrent en A'; A' est l'image virtuelle du point A , vu par réfractioB. EUe ert fhn Atevée que A; on sait, en HTeC, que Im objets qui se trouvent as l^itd de l'eau paraissent relevés par h réfraction.

L'image d'un objet ^» l'on regarde k travers «na Ime ii hoes parallèles éprouve ua d^iiacewent latéral. Nous avons vu {fig. 543) que les raymis qui sortent de.li lame sont |»raUèlea aux Fayons incidenti; loais l'inwgB A' ^'1k forment ne coïncide paa avec l'objet A {fig. 547).

m. — THÉOBŒ OraULATOIBE.

Nous allons montrer comment les lois de la propagation de la lumière s'expliquent par la théorie des ondes.

Propagfttion rectiligne. — Soit  un point lumineux {fig, 548]. Il est en vibration comme un point sonore ; chacun de ses mouvements succès*sifs se transmet dans Téther et arrive en même temps sur des sphères

Fig. 5/|8.

concentriques. Considérons en particulier Tune d'elles, EFD ; elle est l'intermédiaire nécessaire entre A et les parties les plus éloignées. On peut dire que c'est elle qui leur envoie la lumière ; que tous les éléments D, E, F vibrent, et qu'ils transmettent leurs mouvements comme s'ils étaient autant de centres lumineux. Décrivons de ces points des sphères avec un même rayon : elles seront toutes tangentes, en des points D', F', E', à une autre sphère D'P'E', qui est une nouvelle surface d'onde. On voit qu'elle est l'enveloppe de toutes les ondes élémentaires parties de D, F, £.

Or les points A, D, D' sont en ligne droite ainsi que A, F, F' ou .que Â, E, E'. Par conséquent, le mouvement lumineux est rectiligne, et, dans son ensemble, le flux, émis par A est en réalité composé de rayons tels que AFF'.

Cette explication montre bien que le point F' reçoit le premier mouvement de F, elle ne prouve pas qu'il ne lui en vient pas d'autres des points voisins de F, tels que M, M'. Nous prouverons dans la suite que ces points détruisent réciproquement leurs effets en F'.

Réflexion. — Le faisceau total rencontrant une surface XX (fig. 549), chacun des points B, C, E' est ébranlé, il vibre et devient le centre d'un mouvement qu'il transmet, soit au-dessus, sois au-dessous. C'est ce qui constitue la réflexion ou la réfraction. A partir du moment où l'onde a rencontré le point B jusqu'à celui où elle arrive en D', le point B a commencé à vibrer et a transmis son nv>uvement à une distance égale à BD'. Décrivons donc une sphère de B comme centre, avec un rayon BD"= BD', elle marquera le lieu d'arrivée dans le milieu supérieur de l'onde réfléchie par B. Répétons la même construction pour tous les points de BCE'; toutes les sphères auront deux enveloppes : l'une D'F'E', qui serait l'onde

Page 1