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CHAPITRE y. - HAIES DU SPECTRE

et dans toutes les lumières qui viennerrt du

soleil, soit direclemenl, soit après avoir été diffusées par les nuages ou les planètes. Les résultats changent avec des rayons provenant de sources différentes.

Ëtant constantes, les raies deviennent des repères excellents pour caractériser les diverses portions du spectre solaire, et on peut nommer les principales {fig. SgS). Frauenhofer désigna les groupes qu'on voit à l'œil nu par les lettres de l'alphabet. Les trois premiers, A, B, C, sont dans le rouge : À à l'extrémité sombre, C près de l'orangé. D occupe la partie la plus brillante du spectre, entre l'orangéellejaune; c'est une des raies les plus nettes ; c'est la plus précieuse à cause de sa situation moyenne. Le jaune en contient trois qui sont très-vives; la dernière est désignée par E. Le vert en renferme trois autres, presque équidistantes, dont la moyenne est représentée par F. G se voit entre le bleu et l'indigo. H est très-large et termine le violet; on ne ta voit que dans l'obscurité complète.

On peut projeter ces raies sur un écran avec une lentille LL (/%. 694), mais il est clair qu'on ne peut les voir toutes. Deux lumières de réfrangibililé très-peu différente donnent, en effet, des images de la fente qui sont très-rapprochées , et si leur séparation est moindre que leur largeur, elles empiètent l'une sur l'autre. Mais en employant plusieurs prismes en succession, on augmente à chaque fois la séparation des images, et l'on multiplie les raies visibles comme on sépare les étoiles doubles, en augmentant le grossissement des lunettes. La fg. 5ç)9 représente un sjK-ctmscoiic à six prismes, tel qu'il a été employé par M. Kirchhoff dans ses recherches sur le spectre solaire, La lu-

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mière arrive de L' par un collimateur OC, traverse les prismes A, B,. .

qui reposent sur une plate-forme horizontale et qui sont tous amènes

n de déviation; elle sort en H et pénètre enfin dans la lunette KK'. lia moitié supérieure de la fente 0 est cacbée par un prisme à réflexion toUik qui ren\oie dans le tube OC la lumière d'un point L, placé laléralenienl dont on peut ainsi comparer le spectre à celui de la lumière L', Pour rapporter les mesures à des repères fixes, un second tube FF' porte un micromètre tracé sur verre, qui se réfléchit sur la face H dans la dire.'tion Hk

Qiiiind on étudie ain^i la raie D, par exemple, on trouve qu'elle n'est pas simple, mais composée de trois autres, deut extrêmes à pou près égales et forte"!, et une troisième intermédiaire moins apparente, Frauenhofi>r n'a point expliqué les raies La découverte des causes d'un phénomène aussi complexe était réservée â M. Kirchholf, comme nous le monlrcrons plus loin.

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