CHAPITRE II. — PRESSE HYDRAULIQUE
3° Chaque surface prise à l'intérieur du liquide sera pressée sur ses deux côtés par des forces égales et opposées en chaque point.
4** La pression exercée sûr une surface élémentaire quelconque PP' est égale au poids du liquide superposé ou au poids d'une colonne cylindrique (le liquide ayant pour base cet élément et pour hauteur sa distance au niveau du liquide.
5** Puisque les pressions exercées par un piston pesant ne variaient pas avec sa surface, et qu'il est ici remplacé par une série de couches élémentaires pesantes, la pression ne dépendra pas de l'étendue de chacune d'elles ; par conséquent, si le vase s'élargissait ou se rétrécissait vers le sommet, s'il était droit pu incliné, ou s'il avait une forme quelconque, on trouverait toujours la môme pression dans la couche, pourvu que la hauteur du liquide fût la même.
6** Enfin une pression exercée par un effort mécanique sur une surface donnée de la paroi se transmet également sur des surfaces égales, et proportionnellement aux superficies si elles sont inégales: ces effets s'ajoutent à ceux que produit la pesanteur.
Presse hydraulique. — Après avoir démontré que la pression exercée par un piston de section i se transmet en se multipliant par lo, loo, looo,... sur un second piston de section lo, loo, looo,..,, Pascal imagina la presse hydraulique [fig. 44). Elle se réduit essentiellement à une petite
pompe foulante AB par laquelle on injecte ^de l'eau dans un vase C où se meut un large piston ascendant CD; l'eau que Ton introduit soulève ce piston, qui comprime contre un obstacle fixe les objets dont il est chargé Cet appareil, destiné à utiliser la loi des pressions, peut servir à la démontrer. On placera looo kilogrammes sur le grand piston, et l'on cUerchera
« LIVRE l. - lil-ASI ICITÉ. PESANTEIJR.
le poids qu'il faut poser sur le pislon de la pompe pour les équilibrer; sufFil de I kilogramme si le rapport des surfaces est de looo à i .
Appareil de FaBcal. — Un vase en verre iS ( fig. 45 ), maintenu dans u
Fie. 4 s.
support, se termine par un cylindre creux de mêlai F, dont le tond est fcrmË par un obturateur plan BC qui est soutenu au plateau D d'une balance. On verse de l'eau dans le vase, ce qui détermine une pression qui augmente peu à peu. Dès qu'elle dépasse les poids qui sont dans la balance, on voit tomber l'obturateur et l'eau s'écoute dans le vase E. Alors le ., niveau baisse, la pression s' affaiblit, ^ l'obturateur se relève pour se coller de nouveau contre le vase et le fermer. On marque , au moyen d'une pointe affleurante A, le niveau qu'avait le liquide au moment de la rupture d'équilibre, et on constate qu'il est indépendant de la forme du vase en remplaçant celui-ci par d'autres vases M', M', enfin, on trouve que les poids qui retiennent l'obturateur «ont égaux au poids du cylindre de liquide qui te couvre. Appareil de de Haldat. — M. de Haldat a construit, pour la même
vérification, un appareil plus connu {J/g.4G); il consiste en un tube de verre CD, recourbé \ erticalement it ses deux extrémités, termme en D [>ar une branche de verre et raccordé en C a une douille métallique sur laquelle on Msae des vases de forme du erse disposés comme ceu\ de 1 appareil précédent et surmontés comme eu% d'une pomte A pour marquer les niveaux Le lube est plein de mercure, c est la surface terminale