CHAPITRE II — DIIATAIION THERMlQl^t
En comparant cette formule à celle de la dilatation linéaire, on voit qu'elle s'en déduit en y remplaçant A par 3 /., ce qui permet de dire que le co^nicient de la dilatation cubique est trois fois celui de la ditalalion U-
Variation de la dsnsité. — On se rappelle que la densité d'une substance est le poids qu'elle pèse sous l'unité de volume. Or puisqu'elle so diluleen s'échauffant, le [loids de l'unité de volume, ou la densité, diminue. Soit p le poids d'un volume '' à zéro, et </, la densité à cette température,
il / degrés le volume i' devient "(i ■+■ îi/), et l'on a pour ta densité */,
' r(i H- 3^0 1 + 3Xr.' formule qui lie la dilatation à la variation de densité. On pouira mesurer 3^et conclure la valeur de i/, ou bien mesurer r/, et (/, et en déduire SX-. Décrivons maintenant les procédés de mesure.
ippareil de Laplace et I>arouier. — Lapiacc et Lavoisier avaient Ejil établir sur un massif de maçonnerie quatre bornes solides en (licrre de taille {fig. '36); les deu.\ premières C, D, séparées par un intervalle
de quelques décimètres seulement, étaient reliées par des tiges de fer scella, telles deux autres, disposées de la même manière, étaient placées à i mètres de dialance. Entre les quatre piliers, on avait construit un long
fourneau qui servait à i^cliauffer rine auge mélallique FH, dans laquelle on couchait horizontalement la barre que l'on voulait étudier, sur des rouleaux de verre qui lui permettaient de glisser librement. Les deux eKtrémit«s de la barre butiiient, l'une contre une règle de verre fixe EF, l'autre contre une tige GII, mobile autour d'un axe CD. En se dilatant, lu barre chassait devant elle la'rëgle mobile, qui faisait tourner t'axe CD et, [mr r intermédiaire d'un levier, la lunette L. Celle-ci visait surune mire verticale, établie à une distance de loo mètres, de manière que l'axe optique parcourait 744 millimètres sur la mire quand la barre se dilatait de i millimètre. Il n'y avait donc, pour faire une observation, qu'à mettre d'abord de la glace dans l'auge, ensuite' à remplacer la glace par de l'eau chauffée a une température (, à noter le nombre de millimètres parcourus sur la mire par l'axe de la lunette et à diviser ce nombre par 744' On obtenait ainsi la dilatation Ikt, d'où l'on déduisait k.
Mais pour obtenir le rapport d'ampli ûcation dos allongements, c'est-àdire le nombre 744. il fallait mesurer les bras de levier, opération trèsdélicate et sujette à des erreurs assez graves, que l'on évite pr la méthode suivante, due à Uamsden.
Appareil de Bamsden. — Trois auges métalliques A, B, C {J!g. iS;) sont placées parallèlement sur des supports de fer; les deux extrêmes A
et C sont remplies de glace, et la moyenne B, qui contient de l'eau, peut être chauffée par des lampes placées au-dessous d'elle. Chacune de ces auges conticnt'unc barre métallique de a mètres de longueur; on voit que les barres extrêmes, qui sont à la température de zéro, ont une Ion-