CHAPITRE II. — DILATATION DES SOLIDES
gucur fixe et constituent un système invariable, tandis que celle du milieu, que l'on veut étudier, étant successivement portée à des température» différentes, s'allonge ou se raccourcit. On a fixé à clmque extrémité de ces trois règles des colonnes métalliques verticales qui portent à leur sommet : 1° en A' et A', deux réticules do Tils croisés qui servent de mire et sont éclairés chacun par un petit miroir ; o," en B' et B", deux lentilles enfennées dans des tubes, lesquelles reçoivent la lumière partant des fils croisés; 3° enfin, en C et C", des loupes au foyer desquelles sont disposés deux autres réticules de fils croisés que l'œil, placé successivement derricn^ les deux loupes, aperçoit distinctement en même temps que les imagos des réticules A', A", formées par les lentilles B',B*. Le moindre allongement do li» barre moyenne, en déplaçant ces lentilles, détruira la coïncidence des réticules.
On amène les trois auges à la môme température de zéro, puis on règle h Itarre moyenne à l'aide de pièces spéciales représentées en détail (,fis. 138);
Fis. i^S-
fexlréraité B' vient buter contre un levier que l'on pousse par une vis extérieure J et qui sert à maintenir cette extrémité dans une position invariable. A l'autre extrémité se trouve une vis micrométrique qui apprécie Tîî ^f- millimètre et qui permet de déplacer la lentille B'. Quand on chaulTe
alors Tauge B, la lentille B" s'éloigne par Teffet de la dilatation ; mais on la ramène par la vis micrométrique, et le nombre de tours et de fractions de tour qu'il faut faire mesure l'allongement de la règle.
Nous résumons ces recherches par un tableau des dilatations des siil)stances les plus usuelles.
Tableau des coefficients de dUatation linéaire.
Bois de sapin de o ,000 oo3 à o ,000 ooj
Verre blanc 0,000 007 0,000 009
Flint-glass o ,000 008 o ,ono 009
Granit 0,000 008 o ,000 009
Platine 0,000008 0,000010
Palladium.. 0,000 010
Antimoine 0,000 on
Fonte de fer 0,000010 . 0,000011
Fer 0,000011 0,000 01 5
Acier non trempé 0,000 01 1 o,ouo 01:1
Acier trempé 0,000012 0,000 oi^
Bismuth 0,000 01 4
Or 0,000014 0,000 oi5
Cuivre rouge 0,000 017 0,000 019
Cuivre jaune 0,000018 0,000021
Argent 0,000019 0,000021
Soudure (3 cuivre, i zinc) 0,000 020
Étain 0,000019 0,000025
Aluminium 0,000 022
Soudure blanche (1 et., 2 pi.). . o,ryOo 025
Plomb 0,000 028 0,000 029
Zinc 0,000029 0,000034
Les métaux martelés ou passés à la filière se dilatent beaucoup plus sous l'influence de la chaleur que lorsqu'ils sont à l'état naturel; c'est ce qui explique les grandes variations qui se rencontrent dans ce tableau. Nous ferons connaître dans la suite une autre méthode pour trouver directement les coefficients de dilatation cubique des solides.
n. — DILATATION ABSOLUE ET APPARENTE DU HERGURE.
Quand on veut mesurer la dilatation des liquides on rencontre une difficulté particuhère.
Concevons qu'un vase de forme et de matière quelconque soit rempli par un noyau formé de la même substance, nous aurons un solide con-