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CHAPITRE II.— DILATATION DU MERCURE

tinu; et si nous le chauffons, toute la masse se dilatera sans que le noyau cesse de remplir exactement l'enveloppe. La capacité intérieure du vase éprouvera donc la même dilatation que le \olume extérieur du noyau ; et si p est cette capacité à zéro, elle sera r (i 4- 3//) à / degrés. Maintenant,, substituons par la pensée un liquide au noyau solide ; il se dilatera luimême par la chaleur, mais l'expansion du vase fera baisser son niveau d'une certaine quantité, et l'on voit par là que la dilatation apparente d'un

liquide dans un vase est la différence entre la dilatation absolue de ce liquide et la dilatation d'un volume égal de la matière de l'enveloppe.

On peut rendre sensible la dilatation des vases en remplissant d'eau un ballon de verre terminé par un tube capillaire [fig. 189). Le niveau étant d'abord en A, on plonge le vase dans un bain chaud; aussitôt, le ballon prend la température du bain et se dilate avant que. la chaleur ait pu se communiquer au liquide intérieur, et Ton voit baisser le niveau A. Mais cet effet n'est que passager, car bientôt le liquide s'échauffe aussi, se dilate plus que l'enveloppe, le niveau remonte et dépasse A.

Pour trouver la dilatation absolue des liquides, on peut d'abord chercher un procédé indépendant de cette dilatation des vases. Voici celui qui a été employé par Dulong et Petit.

Dilatation absolue du mercure. — Un poids P de mercure occupe à zéro et à f degrés des volumes i\ et <',, ayxquels correspondent les densités r/j, <-/„ et Ton a

ou bien, en désignant par ^, la dilatation totale,

Maintenant, on se rappelle que si les deux branches d'un vase communiquant contiennent des liquides inégalement denses, les hauteurs des niveaux sont en raison inverse des densités. Par conséquent, si Ton verse du mercure dans les deux branches, qu'on refroidisse l'une jusqu'à zéro et

([u'on écliaulTe l'aiilre jusqu'à r, les densités seront </, et il„ les liaiiteurs des niveaux /(„ et //„ et l'on aura la relation

La détermination de S se trouve ainsi ramenée à la mesure des hau-

teurs A, et U,. et puisque ces hauteurs ne varient pas a\-ec la rorme du vase communiquant, elles ne dépendent |)as de sa dilatation. Tel est le

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