CHAPITRE II. — DILATATION DU MERCURE
principe des expériences de Dulong et Petit. Voici comment elles ont été réalisées.
Une barre de fer MN ayant la forme d'un T [fig, i4o) et rendue horizontale par des vis calantes, supporte le tube communiquant ABC. Ce tube est très-étroit, excepté aux. deux extrémités A et B, où son diamètre est de 2 centimètres, afin d'éviter l'influence de la capillarité. Un manchon de laiton DD, qui entourait la branche C, était rempli de glace; il avait à son sommet une porte que l'on ouvrait à la fin de l'expérience, afin de pouvoir enlever un peu de glace et découvrir le niveau du mercure. Un autre manchon JJ, qui devait être porté à une température élevée, était fabriqué en cuivre battu, épais et boulonné. Il y avait à la base deux prolongements K, K qui enveloppaient le tube et le T, et le fond était fermé avec du mastic de vitrier. Le couvercle était percé de trois trous, l'un central pour laisser passer le tube A, et les deux autres latéraux pour introduire des thermomètres à l'intérieur. Enfin ce manchon était rempli d'huile, que l'on chauffait par un fourneau.
Les hauteurs se mesuraient au moyen du cathétomètre qui avait été précisément inventé à cette occasion. On visait les sommets du mercure, d'abord dans le tube chaud, ensuite dans la branche refroidie, et la course de l'instrument donnait //, — h^. Ensuite on mesurait la distance de ce dernier sommet à l'axe du tube B, ce qui faisait connaître Z/^, et l'on pouvait
calculer le quotient -^-^ — 2? qui est égal à la dilatation ^, ou à ht.
La température était donnée par le thermomètre à mercure et par un thermomètre à air, qui sera décrit dans la suite.
Voici maintenant les résultats des expériences faites d'abord dans le voisinage de loo degrés, puis vers 200 et vers 3oo degrés. En divisant la dilatation observée respectivement par 100, par 200 et par 3oo, on a obtenu le coefficient moyen k.
Thermomètre Thermomètre CoefDcient
à air. à mercnre. moyen A-.