‹ Petit vocabulaire à l'usage des canadiens-français [microforme]Chapitre 2 sur 6 · ACTE D'ACCUSATION.- detre de droit criminel. Ne pas dire Indictement · texte numérisé non relu

ACTE D'ACCUSATION.- detre de droit criminel. Ne pas dire Indictement

ADRESSER, verbe transitif—Adresser la parole à quelqu'un. Parler directement à quelqu'un. Dictionnaire de l'Académie. Ne pas dire Adresser une assemblée.

AFFIQUET. n.m.—Parure, ajustement. Il ne se dit guère qu'au luriel, et par raillerie, Diet. de l'Acad. Ne pas dire Afiquots.

AIGUILLETTE, n. f—Rubanu, cordon, tissu, etc, ferré des deux bouts. etservant d'attache on d'ornement. Bescherelle,

ALMANACH DES ADRESSES.—Livre contenant une liste alphaflétique des principaux habitants Tune ville, d'un comté, etc., avec indication de la profession, de la résidence, du bureau d’affaires de chacun de ces habitants. Ne pas dire Directory ni Directoire.

AMEUBLEMENT, n. m.—La quantité et l’assortiment des meubles nécessaires pour garnir une chambre, un cabinet, etc. Acad. Ne dites pas un Set de Salon.

APPENTIS, n. m.—Demi-comble, toit en manière d’auvent à un seul.égout. appuyé contre une muraille, et soutenu en queue par des piliers ou des poteaux. Acad. Ne pas dire Shed.

APPOINTEMENT, n. m.—Le salaire annuel attaché à une place, à un emploi. Acad.

APPOINTER, v.tr,—Donner des appointements à un employé.

Acad.

ARGENT COMPTANT.—Ne jamais dire Cash.

ARIA, n.m.—Embarras, ennui. Larousse. Ne pas dire Haria.

ARTICLE DE FOND.—Le principal article de la rédaction d’un journal. Ne.pas dire Article éditorial.

ASSETTE, n. f—Hachette de couvreur servant à couper et à clouer les lattes et les ardoises. Lar.

ASSERTION, n. f—Proposition qu’on avance et qu’on soutient comme vraie, Acad. Ne pas dire Avancé.

ASTIC, n.m.—10 Gros, os.dont les cordonniers se servent pour lisser les sou liers. 20.Polissoir de giberne. Acad.

ATTELOIRE, n. f——Cheville avec laquelle on fixe les traits du cheval et leursaccompagnements-au timon ou aux brancards des voitiires. Acad.

. À (Suite.)

AUBERON, n. m.—Pièce qui estrivée au moraillon de la serrure, et dans laquelle passe ie pêne, Acad, Voyez Serrure et Moruillon.

AUBIER, n. m.—La partie tendre et blanche qui est entre l’écorce et le corps de l'arbre, Acad. Ne pas dire Aubelle, AUVENT, n. m.—Petit toit en saillie, attaché ordinairement

audessus des boutiques. pour garantir de la pluie. Acad.

AVANT-TOIT, u. m—Toit en saillie, Acad. Ne pas dire Aabat,

APPELANT, 0. m.—Se dit des oiseaux qui servent pour appeler les autres et les faire venir daus les filets. Acad, Ne pas dire Plan.

BACHE, n. f—Grande pièce de grosse toile dont on couvre les charettes, les bateaux, pour garantir de la pluie les marchandises dont ils sont chargés, Acad. Banne a le même sens.

BAIE, n.f—Ouverture qu'on pratique dans un mur où dans un assemblage de charpente, pour faire une porte, une fenê. tre, etc, Acad.

BAI, IE, Adj.—Qui est d’un rouge brun. Exemple : un cheval bai. Acad.

BAILLET, Adj. m.—Il se dit d’un cheval qui a le poil roux tirant sur le blanc, Acad.

BALAT DE MATELOT, n. m.—Frottoir ou morceau de linge mis au bout d’un bâton, dont on se sert quelquefois pour laver les planchers. Ne pas dire Mop.

BALANCÇOIRE, u.f—Pièce de bois mise en équilibre sur un paint d'appui élevé, et sur laquelle se balancent deux personnes Faéées aux deux bouts. Il se dit aussi, quelquefois, d'Une escarpolette, Acad. Ne pas dire Balancine.

BALIVEAU, n. m.— Il se dit des arbres qu'on réserve, lors de la coupe d’un bois taillis, afin qu’ils puissent devenir arbres de haute futaie. Acad.

BALLE, n. f—Sorte de petite pelote ronde, faite de rognures d’étoffe, de liége ou de toute autre matière élastique, recouverte de drap ou de peau, et servant à jouer à la paume. Acad. Ne pas dire Jouer à la pelote.

BALLON, n. m.——Vessie enflée d’air, et recouverte de cuir, dont on se sert pour jouer, en se la renvoyant avec le poing, ou avec le bras couvert d’un brassard, ou avec le pied. Acad. Ne pas dire Foot-ball,

BALUSTRADE, n. f-—Suite, rangée de plusieurs balustres, portant une tablette d'appui et servant d'ornement ou de clô-

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ture, Par extension, toute sorte de clôture qui est à jour et à hauteur d'appui, Acad,

BALUSTRE, n. m.—Sorte de petit pilier façonné. Acad.

BANC-LIT, n, m.—Sorte de grand siége sans bras et sans dossier, ' peut servir de lit de repos. Ne pas dire Bed,

BANDE, n, f—Troupe, compagnie, Ex: Une bande de musiciens. Acad. Ne pas dire jouer de la bande.

BANDEROLE, n. f.—Espèce de petit étendard, en forme de gui don, que l'on met pour ornement à diverses choses, Acad, On emploie souvent cette expression mal à propos.

BARATTE, n, f-—Ustensile ou appareil dont on se sert pour battre le beurre. Acad, Ne pas dire Moulin à beurre.

BARÈME, n. m.—Livre contenant des calculs tout faits. Larousse.

BASCULE, n,. f—Machine à peser de lourds fardeaux, basée sur les mêmes principes que la romaine, Larousse.

BATEAU A VAPEUR, n. m.—Bateau mu par la vapeur, Nous croyons utile d’'énumérer les parties suivantes d'un bateau à vapeur :

o. La Timonerie, petite construction généralement de forme ronde, avec vitrage, où se trouve la roue du gouveruail. Ne pas dire Round-house. Les Cabines, chambrettes qu'il ne faut pas appeler State-rooms. 30. Les Poteaux de défense, longues pièces suspendues aux flancs du bateau, pour l'empêcher de se briser par le frottement sur les quais. 40. Les Tambours des roues, qu'il ne faut pas nommer Wheel-house. 50. La Passerelle ou la Planche, petit pont sur lequel passent les voyageurs pour s'embarquer ou débarquer. Ne pas dire Gangway.

BATTEUSE, n. f—Machine à battre le grain, Elle comprend le Moteur, qu'un canadien-frauçais ne doit pas appeler Horsepower, et le Batteur qu’il ne faut pas appeler Batteux.

Le Moteur est formé d'une Voie sans fn sur laquelle mar: chent les chevaux, et d’une roue qui transmet le mouvement par une courroie sans fin. Les principales parties du Batteur sont: 10 la Table sur laquelle on dépose la gerbe

u’il s’agit de battre ; 20 le Tambour-battewr que nos canadeu désignent par le mot bien mal trouvé de Silon ; 30 le Contre-batteur que l’on appelle quelquefois l'estomac du moulin (!); 40 la Noria qui porte le grain sur le Crible; et 50 le Secoueur qui jette la paille à une distance convenable.

BATTRE LES CARTES.-—Ne pas dire Brasser les cartes.

BÈCHE, n.f.—Outil de jardinage, formé d’un fer.plat, large et tranchant, auquel on adapte un manche de bois et qui sert à remuer la terre. Acad. Ne pas dire Ferrée,

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BÉCHOIR, n. m.—Houe carrée à large fer. Larousse.

BÉRET, n. m.—Sorte de casquette. de toque de laine, ronde et plate, qui est la coiffure des paysans basques. Acad. BIBERON, n. m.—Petit vase qui à un bec ou tuyau par lequel on fait boire un petit enfant ou un malade, Acad. Ne pas

dire Buberon.

BIEF ou BIEZ.—Canal qui conduit les eaux pour les faire tomber sur la roue d'un moulin, Acad. Bief d'amont,; en haut de la roue ; Bief d'aval, en bas.

BIFTECK, n, m.—Tranche de bœuf grillée, Ne pas dire Bee/steak ni Stake. | Ré

BIGUE, n. m-—Assemblage de deux longues pièces de bois dressées et unies par le haut où se trouve nne poulie. ‘Littré.

BILLE, n f-=Boule d'ivoire avec laquelle on joue au billard. Bille se dit aussi de petites boules de pierre oùvde marbre, qui servent à des jeux d'enfants, d'écoliers. Acud. Ne pas dire Marbre.

BILBOQUET. n. m.—1lo Sorte de jouet de bois ou d'ivoire, formé d'un petit bâton tourné, dont un bout est pointu ét l’autre terminé par une petite Coupe, et auquel est suspendue, par une cordelette, une boule percée d'ui. ‘rou : on met cette boule en mouvement de manière qu'elle rétombe et reste dans la coupe, ou qu'elle entre et se fixe dans le bout pointn, 20 Pétite figure qui a deux plombs aux deux jambes, en sorte que, de quelque façon qu’on la tourne, elie se :'e-

face toujours debout. Acad.

BILLET DE ROUTE, n. m —Carte que l’on donne aux voyageurs sur les chemins de fer, etc. Ne pas dire Ticket.

BILLETTE, 0. f— Morceau de bois fendu pour le chauffage. Lar.

BITTON, n. m.—Pieux fixe sur le rivage pour amarrer les vaisseaux. Bescherelle.

BLAIREAU, n. m.--1o'Pinceau à savonner la barbe ; 20 Pinceau ‘de doreur. Larousse.

BLATTE, n. f.—Insecte nocture gg aie di fait beaucoup de dégats dans les habitations. Ne pas dire Coguerelle.

B'ÉSER, v. int. Substittier dans la prononciation une consonne ‘faible à une Cofisonne forte, Comme zerbe, zeval, pour gerbe, cheval. “Larousse. :

BLOURSE, n. f— Chaque trou des coins et des côtés d'un billard. Acad. ‘Ne pas dire Porhe,

BOBINE, nf Petiticylindre de'bois; qui est garni d'un rebord

. à Ses deux extrémités, et qui sert à filer au rouét, à dévider du fil, ete. ‘Acad. Ne pas dire Canelle, nirFuseau.

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BOCARD, n. m.—Machine au moyen de laquelle on écrase la mine avant de la fondre. Acad.

BOL, n. m.—Coupe, vase demi-sphérique, qui sert à prendre cer: taines boissons, telles que le lait, le punch, etc. Acad. Ne

a8 donner le nom de Bol à la Cuvette de toilette,

BONDE, n. flo Trou rond fait à un tonneau pour verser la liqueur dedans, 20 Pièce de bois qui, étant baissée ou haussée, sert à retenir ou à lâcher l’eau d’un étang. Acad,

BONDON, nu. m.—Morceau de bois courtet cylindrique avec lequel on bouche la bonde d'un tonneau.

BORNE-FONTAINE, n. f.—Fontaine en forme de borne, Littré, Ne pas dire Hydrant,

BOUCHOIR, n, m.—Grande plaque de fer qui sert à fermer la bouche d'un four. Acad.

BOUCLE, n, f—Peut se dire d’anneaux sans chape et sans ardil: lon. Boucle de rideaux. Bescherelle,

BOUGON, m. n.— Qui bougonne souvent. qui gronde entre ses dents. N'a pas d'autre sens,

BOUILLOIRE, n. f.—Vaisseau de cuivre, ou d’autre métal, des: tiué particulièrement à faire bouillir de l'eau. Acad. Au Canada, la bouilloire se nomme tantôt Bombe et tantôt Canard, selon la forme qu'on lui donne ; il serait beaucoup mieux de lui laisser son véritable nom.

ROULIN, er m, Trou pratiqué dans un colombier afin que les pigeons s'y retirent et y fassent leurs petits. Acad.

BOULINGRIN, n. m.—Pièce de gazon que l'on tond, et que l’on entretient, dans un jardin, dans un pare, etc. Acad,

BOULON, n, m.—Grosse cheville de fer qui a une tête à un bout, et à l'autre une ouverture où l’on passe une clavette pour l'arrêter. Acad. On donne le mème nom aux chevilles dont l’un des bouts a été taraudé, et porte un écrou au lieu d’une clavette. Ne pas dire Bolt

BOUQUET, n, m.—Assemblage de fleurs. liées ensemble. Acad. Ne dites donc pas : les Bouquets d’un jardin, cultiver des Bouquets, mais les Fleurs d'un jardin, etc,

BOURACAN, n, m.—Sorte de gros camelot,. Acad. Ne:pas dire

: Bouragan BOTTINES, n, f—Bottines à tige élastique où Bottines élastiques. : Ne pas dire Congresses,

BOURBILLON, n. m.—Corps blanchâtre et filamenteux qu’on trouve au centre d’un furoncle (d’un clou), Acad, Ne pas dire Germe. Ÿ

BOURDALOU, n, m.—Tresse (ou ruban) qu’on attache avec une boucle autour de la forme d’un chapeau. Acad,

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BOUTEROUE, n. f—Bande de fer dout on garnit la voie d'un

ont pour recevoir les roues des voitures. Littré:

BORDIGUE, n. f.-Enceinte formée avec des claies: des perches. etc., sur le bord de la mer pour prendre du poisson ou pour retenir et garder du poisson vivant. Acad.

BREDI-BREDA, loc, adv-—Trop vite : raconter une chose bredi bréda. Larousse.

BREF D’ELECTION.—Annonce oflicielle qu'une élection aura lieu en tel temps. Ne pas dire Writ d'élection:

BRELLE, n, f— Assemblage de pièces de bois en radeaux, dont on forme un train pour le faire flotter, Quatre brelles font un train complet. Acad. Ne pas dire Crible. Ne pas dire: non plus, Cage au lieu de Train de’ bois.

BRETAUDER, v. tr—Mutiler, en parlant d’un animal, lui couper la queue, les oreill?s, etc. Larousse.

BRIDE, n. f—Composée de trois parties : le Mors, la Tétière, et les Rènes. Le mors est composé de deux Canons réunis par une charnière appelée Pl. La têtière comprend le Dessus: de-téte, les Montants, le Frontal, la Muserolle, la Sous:gorge et enfin les Oeillères.

BRIQUET, n. m-—Petite pièce d'acier dont on se sert pour tirer du feu d’un caillon: Acad: Ne pas dire Butte-feu.

BRIQUETER, v. tr—Donner l'apparence de la brique. Littré.

BRIQUETERIE, n. f.—Lieu où l’on fait la brique, Littré.

BRISE:GLACE, n: m.—Are-boutant qu'on met en avant des piles d’un pont pour briser les glaces. Larousse. Ne pas diré Casse-glace.

BUSC:; n. m.—Espèce de lame d'ivoire, de bois, de baleine ou d’a-

. eier, plate, étroite et arrondie par les'deux bouts, qui sert à maintenir le devant d’un corps de jupe, d'un corset. Acad.

BUTE, n. f.—Instrument de maréchal qui sert à couper la corne des chevaux Acad.

BUTOIR, n. m-—Morceau de pierre sur lequel vient buter par le bas le vantail dormant d’une porte cochère. Bescherelle.

BUT'FER, v. tr.—Ameublir la terre en pyramide autour du pied d’une plante. Littré.

BU'FTOIR, n. m.—-lo Saïllie contre lagtelle s'appuie une partie mobile d’une machine ; 20 Sorte de charrue à deux versoirs qu’on emploie au travail du buttage, dans les cultu:

“res en' lignes telles que les pommes de terre, etc. Bescher:.

BUVARD, n. m—Cahier de papier bronillard dont on $se sert pour faire sècher l'écriture fraiche, Larousse. Ne pas dire Papier buvard.

CABRIOLET, n. f.—Sorte de voiture légère, montée sur denx . “oues. : Acad, CALECHE, n. f.—Espèce de voiture à ressorts, et à quatre roues, qui est fort légère et ordinairement découverte. Acad. CALE, n. f.—Morcean de bois, de pierre, etc., qu’on place sous un objet quelconque pour le mettre de niveau ou pour lui donner de l'assiette. Acad.

CAMION, n. m.—10. Fort petite épingle. Acad. 29. Chariot trèsbas et à quatre roues. Larousse.

CANEZOU. n. m.—Sorte de corps de robe sans manches. Acad. Ne pas dire Canezo.

CAPOTE, n. f.-—Espèce de cape ou de grand manteau d'étoffe grossière, auquel est attaché un capuchon. Acad. Capot ne se trouve pas dans le Dict. de l’Ae.

CARABINE, n. Î —Sorte de fusil dont le canon est rayé en de: dans Acad.

La Monture appelée aussi le Bois de la carabine comprend la üt et la Couche. Le Fût est la partie dans laquelle s’encastre le canon. Dans la couche on distingue la Poignée, partie où l'on pose la main en visant. le Busc très-voisin de la poignée, la Joue, partie où l’on appuie la joue pour viser. enfin la Crosse et la Plaque de couche. Les pièces qui lient le canon à la monture constituent La Garniture. Les: principales de ces pièces sont les trois Boucles, espèces d'anneaux appelés l’un Capucine, le 2e Grenadière et le 3e Embouchoir. Les autres parties de la carabine sont : la Platine et la Contre-platine, le Chien, la Cheminée (et non le Grain), la Détente, et le Pontet, espèce de garde pour protéger la détente. CARET, u. m.—Sorte de Dévidoir à l’usage des cordiers. On nomme Fil de Caret, une espèce de gros fil qui sert à fabriuer tous les cordages employés dans la marine. Acad. CARREAU, n. m.—1°. Espèce de pavé plat fait de terre cuite, de pierre, de marbre, etc., 20. Verre de fenètre. 39. Coussin PE carré. 4°. Fer de tailleur. Larousse.

CARRELET, n. m.— Grosse aiguii'e angulaire du côté de la ointe. Acad. CARRELETTE, n. f.—Lime plate et fine Acad.

CARRELURE, n. f—Les semelles neuves qu’on met à de vieux souliers. Acad.

CARTOUCHE, n. m.—Sorte d'ornement de sculpture ou de peinture, représentant un carton roulé et tortillé par ies bords. Acad.

CASAQUE, n. f-—Sorte d’habillement dont on se sert comme d’un manteau, et qui a ordinairement les manches fort larges. Acad. nl

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CATIN, n. m.—Grand Catin. Bassin qui reçoit la mine fondue qui coule du fourneau. Petit Catin. Bassin qui communique avec le grand catin par une rigole, pour recevoir le métal qui en découle. Bescherelle. Ces bassins portent aussi le nom de Poches.

CAUSEUSE, n. f.—Petit canapé où peuvent s'asseoir deux personnes. Acad.

CAPARACÇON, n. m.—Sorte de couverture que l’on met sur les chevaux. Acad.

CAVECON, n. m.—Demi-cercle de fer, monté de têtière et de sous-gorge, que l’on met sur le nez des jeunes chevaux, pour les dompter et les dresser. Acad.

CALEPIN, n.m.—Tout recueil de mots, de notes, d'extraits, qu'une personne compose pour son usage. Acad.

CALICOT, n. m.—Toile de coton moins fine que la Percale. Acad C’est le coton blanc. Ne pas dire Shirting.

CEINTURE DE SAUVETAGE.—Appareil pour se tenir flottant sur l’eau. Littré. Ne pas dire Life preserver.

CERCEAU, n. m.—lo Cercle de bois léger que les eufants font courir devant eux comme une roue, en le poussant avec un petit bâton. Acad. 20 Sorte de filet dont on se sert

our prendre des oiseaux. Acad.

CENDRIER, n. m.—Partie du poêle destinée à recevoir les cendres qui peuvent tomber lorsqu'on attise le feu Ne pas dire Casserole.

CHAR, n. m.—Voiture d’un genre quelconque. Il est reprettable que nous ayions adopté ce mot pour désigner spécialement les voitures de chemin de fer,

CHAPERON, 0. m.—lLe hant d’une muraille de cloture, fait en forme de toit, pour l'écoulement des eaux. Acad.

CHARRETTE, n. f— Voiture pour le transport des fardeaux. Les principales parties de la charette sont : les Limons appelés aussi Brancards, entre lesquels on met le cheval, les Aideldes qui s'élèvent de chaque côté et servent à retenir les fardeaux, le Plancher qu'il ne faut pas nommer Fonçure, les Eparts qui supportent le plancher, et les Echeleltes qu’on met

aux extrémités de la voiture, lorsqu'on veut transporter des fourrages.

CHARNIÈRE, n. f—Assemblage mobile de deux pièces de niétal,

de bois, ou d'autre matière, enclavées l’une dans autre, et jointes ensemble par une broche, par un clou qui les traverse. Acad. La charnière d’une porte, d’un compas, d’une montre, elc.

CHARRUE, n. f.—Machine qui sert à labourer la terre. Les pièces essentielles de toute bonne charrue sont : le coutre

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ou couteau, le Soc qui s'avance en pointe, et le Versoir ou l'Oreille ; Le Sep qui est la partie opposée à l'oreille et qui comprend le Talon, la Semelle et les Etançcons ; les Manches ou les Mancherons ; la Perche appelée encore Age, Flèche et Haie : enfin le Aégulateur qui porte le crochet du palonnier et règle l’entrure.

CHASSE-ROUES, n. m.—Pièces de bois ou de fer inclinées et disposées de manière à éloigner des maisons, des parapets, des murs de clôture, etc., les roues des voitures qui cirlent sur la voix publique. Bescherelle.

CHASSIS, n. m.—lo Encâdrement en bois, en fer. Châssis de croisée, châssis de porte. 20 Câdre garni de vitres, qu’on met sur une couche. Lar. Ne pas dire Vitraux.

CHAUSSE-PIED, n. m.—Instrument de corne ou long morcean de cuir dont on se sert pour chausser plus facilement un soulier. Acad.

CHEF D’ATELIER.—Ne pas dire ‘le Boss.

CHENEAU, n. m.—Conduit de plomb ou de bois, qui recueille les eaux du toit, et les porte dans la gouttière ou dans le tuyau de descente. Acad. Ne pas dire Dalle

CHEMINÉE, n. f.— Appareil de chauffage. On y distingue l'Atre où Foyer, où l’on fait le feu, le Contre-cœur ou le Fond, les Jambages ou Pieds-droits, qui forment les côtés de l'enceinte de la cheminée, le Manteau qui s'appuie sur les jambages, la Hotte qui va jusqu’au plafond, le Tuyau qui va jusqu'au toit, et enfin la Souche qui s'élève au-dessus du toit.

CHEMIN DE FER.—Chemin dont la voie est formée par deux lignes parallèles de barres de fer. Voici quelques termes de chemin de fer :

Terrassement : Action de creuser et de transporter des terres. Si l’on ajoute des terres, il y a Remblai; si l’on en ôte, il y a Déblai.

Chaussée : Levée qu’on établit pour mettre la voie audessus des terrains environnants.

Tranchée : Excavation au found de laquelle passe le chemin de fer Ne pas dire Cutting.

Tunnel (teu-nèl) : Passage pratiqué sous terre, à travers une montagne, où sous uhe rivière.

Ballast : Gros sâble dont on recouvre les traverses de chemin de fer. pe

Sablière : Carrière où l’on prend le sable pour l'opération du ballastage. Nepas dire Pit.

Rails: Barres de fer qui s'étendent en deux lignes parallèles et forment la voie.

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Traverses : Pièces de bois sur lesquelles reposent les rails. Ne pas dire Ties.

Voie d'évitement ou Gare d'évitement: Voie qu'on établit à côté de la voie principale pour la rencontre des Trains. Ne pas dire Siding.

Aiguille : Partie de rail taillée en biseau et mobile sur le sol, autour d’un point fixe, qui sert à faire passer un train d’une voie sur une autre. Ne pas dire Switch.

Aiguilleur : Celui qui dispose les aiguilles sur une vaie ferrée. Ne pas dire Switchman.

Pierrée : Conduit pour l’eau fait à pierres sèches.

Viaduc : Pont qu'on établit au-dessus d’un vallon, d’une rue, etc.

Ponceau : Petit pont au-dessus d’une rigole.

Passage à niveau : Endroit où une route ordinaire traverse la voie ferrée.

Traversée de voie : Endroit où une voie ferrée en traverse une autre.

Plaque Tournante : Portion de voie posée sur un. plateau circulaire, mobile sur un pivot, et dont or se sert pour tourner les locomotives. Ne pas dire Table ronde ni Table tournante.

Fontaine: Appareil qui fournit l’eau aux locomotives. Ne pas dire Tank.

Gare des voyageurs ou Station : Lieu où les voyageurs attendent l’arrivée des trains. Ne pas dire Dépot, encore moins Dipot.

Gare des Marchandises : Edifice où l’on dépose les mar: chandises,.

Chef de gare : Evitez de dire l’Agent du Dépot.

Locomotive : Lourde voiture qui traine les convois. Engin n’est pas synonyme de locomotive.

Tender (tin-dère) : Voiture qui suit la locomotive et contient l’eau et le charbon.

Vagon : Voiture de voyageurs ou de marchandises sur nn chemin de fer. Il y a les Vagons des voyageurs, les Vagons à marchandises, les Vagons à bestiaux, les Vagons-écuries, les Vagons à bagages, les Vagons-postes. On distingue encore les Trucs, vagons en plateforme, les Coups-lits, etc.

Mécanicien : Celni qui dirige une locomotive. Ne pas dire {ngénieur.

Garde-freinou Serre-frein: Celui qui serre les freins quand

les convois doivent arrêter. Ne pas dire Breakman, ni Breaker, v. À

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Vetons : Petites lames en cuivre que l'on donne à ceux qui font enrégistrer leurs bagages. Ne pas dire Check, ni Checker, v.

Billet gratis : Billet qui permet à un voyageur de se faire transporter sur les chemins de fer, sans payer, Ne pas dire Free:tichket,

Laveur de voitures. Ne pas dire Cleaner,

Lampiste : Employé qui a soin de l'éclairage des wagons.

CHENLL, n. m, —Lieu où lot renferme les chiens d’une meute, Littré,

CHEVILLE OUVRIÈRE, n, f=Grosse cheville qui joint l'avant train avec le train de derrière d’une voiture, Littré, Ne pas dire Pine.

CHEVILLIER, n. et adj, mCheval qui est placé en avant du

.… Fimonier ou cheval de brantard,

CHÈVRE, n, f-ePeau de chèvre, espèce de cuir. Ne pas dire Kid, Même remarque pour la Peau de chevreau.

CIRAGE, n. m.-10. Gomposition noire et luisante qu’on met sur

les chaussures. Ne pas dire Black-ball. 20. Action de cirer les

Chaussures. As

CIVIÈRE, n, f—Brancard pour porter des fardeaux, Barousse, Ne pas dire Boyard,

CLAIRER.—Barbarisme qu'il faut éviter avec soir.

CLAPET, n. m.--Soupape qui se lève et qui se ferme en forme de couvercle. Lettre, |

CLAPPEMENT, n m.—Bruit aigu et net que produit la langue lorsqu'on la détache brusquement du palais, près Py avoir appliquée avec force, Bescherelle,

CLAQUETTE, n, f..—Espèce de livre formé de deux manchettes,

. servant à donner le signal de certains exercices, Larousse.

CLARET, n, m—Nom que les Anglais donnent au vin de Bordeaux. Littré En parlant d'un vin rouge clair, on dit correctement boire du clairet,

CLARINE, n, f—-Sonnette pendue au cou des animaux qu’on fait paître dans les forêts Acad. On dit dans le même sens Sonnaille.

CLAVEAU, n, m—Pierre taillée en coin, qui entre dans la cons. truction des voûtes plates on carrées, comme sont celles des portes, des fenètres, etc, Acad.

CLAVET, n. m.—Fer de calfat. Bescherelle.

CLAVETTE, n. f. —Espèce de clou plat qu'on passe dans l’ouverture faite au bout d’une cheville, d’un boulon, etc., pour les arrêter. Acad :

CLAVIER, n. m:-Chaîne ou cercle d'acier ou d'argent, servaut à tenir plusieurs clefs ensemble. Acad,

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CLEF OÙ CLÉ, n. f.—Ce qui sert à ouvrir et à fermer, à tendre et à détendre certaines choses ; à monter ou à démonter, serrer, à maintenir certains assemblages, etc, Acad.

Clef de robinet, de poële, de montre, de pressoir, de lit, dr voiture, etc. il

Clet anglaise, Espèce de marteau à deux mâchoirés, dont une se monte par une vis, et qui sert à serrer où à desserrer, Acad, Ne pas dire Wrench.

CLENCHE, n. f—Petit levier faisant bascule, sur lequel on appuie pour lever le loquet d'une porte. Acad, Voyez Lo-

uet et Mentonnet.

COL DE CHEMISE.=-Partie de la chemise qui entoure. le cou, Lar, Ne pas dire Collet.

COL, nu. m.—Espece de cravate à boucle et sans perdants, Lai:

COL DE CRAVATE. Morceau de toile garni de petites baleines que l’on met dans la cravatte, pour lui donner plus de ermeté, Besch. Ne pas dire Stock,

FAUX COL Col de chemises rapporté, qui s'attache autour dut cou avec des cordons. Bescherelle. Ne pas tire Collet.

COLLE, n,m—{o Partie de l'habillement qui est autour du cou. Collet de redingote, de gilet. 20 Ornement en toile fine que l’on portait autrefois autour du con. Il s'appelait aussi rabat, et il est resté sous ce dernier nom dans le cos: tume des gens de robe et des ecclésiastiques. Bescherelle, Ce qui précède explique peut-être comment on a pu donner le nom de Collet romain, au.col de toile qui a romplacé le rabat dans le costume ecclésiastique,

COLLIER, n. m—Partie du harnais des chevaux de trait. Il comprend les Atelles qui sont en bois ou en fer, le Rembour rement (ne pas dire La Bourrure), et la Serre.

CONNAISSEMENT., n.m—Déclaration contenant un état des marchandises chargées sur un navire, le nom de ceux à qui elles appartiennent, l'indication des lieux où on les porte, et le prix du fret. Acad, Il ya des connaissements aussi pour les marchandises transportées par chemin de fer. Ne pas dire Bull.

CONSOLE, n. f—Piéce d'architecture, saillante et ornée, qui sert à soûhtenir une corniche, un balcon, etc. Acad. CONTRE-INTERROGER.—Verhe qu'on devrait substituer à

Transquestionner., |

CONTRE-MAITRE, ESSE n.-Personne qui dirige les ouvriers, les ouvrières dans un atelier. Larousse. Ne pas dire Foreman.

COQUERELLE, n. f—Noisette verte. Acad:

COSSER, v..int.—Il se dit des béliers qui heurtent de la tête les

uns contre les autres. Acad.

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COTON, n. m.—$e prend souvent, à tort, pour les Nervures des feuilles, la Tige de certaines plantes, comme le tabac, le Trognon du chou, etc.

COUVERTURE, n, f—Quand ce mot est dit absolument, il s'entend d’une Couverture de lit. Ne pas dire Couverte.

Se dit aussi du papier, de la peau, etç., qni sert à couvrir . undlivre. Acad. Ne pas dire Couvert.

CHENEVOTTE, n. f.-—La partié ligneuse du chanvre quand elle est sèche et dépouillée de la filasse. Besch. On dit aussi la Chénevotte où les Chénevottes du lin. Ne pas dire /es Ai.

relles.

COUVERCLE, n. m.—Ce qui est fait pou couvrir, ce qui sert à couvrir un pot, uu coffre, une boîte, une cassette, une marmite, ou quelque vase, Acad. Ne pas dire Couvert.

COYAU, n. m.—Morceau «ie bois qui porte sur la partie inférieure des chevrons et sur la saillie de l’entablement, pour former l'avance de l’égoût d’un toit. Bescherelle. Ne pas dire Acouillau.

CRAMPON, n. m.—Pièce de fer recourbèe à une ou plusieurs pointes, qui sert dans les ouvragëés de maçonnerie, de charpenterie ou de menuiserie, à attacher fortement quelque chose. Ne pas dire Crampe.

CRAN, n. m.—Entaille qu'on fait à un corps dur, pour accrocher ou arrêter quelque chose. Le cran d'une arbalète. Hausser une crémailtèére d'un cran. Acad.

CRÉCELLE, n. f—Moulinet de bois qui fait un bruit aigre, «et dont on se sert, au lieu de cloches, le jeudi et le vendreai de la semaine sainte. Acad. Ne pas dire Trictrac.

CROISÉE, n. f—Fenèêtre. Se prend aussi pour le châssis vitré

ui sert à fermer cette ouverture. Acad.

CROISILLON, n. m:—La traverse d’une croix, d’uné croisée. Académie.

CUIR VERNI.—Ne pas diré Cuir à patente:

CUIR A RASOIR.—Bande de cuir préparée pour donner le fil aux rasoirs. Acad. Ne pas dire Doucine.

CUISINIER, 0. m.—Celui qui apprête à manger. Ne pas dire Cook. Faire la cuisine. Ne pas dire faire la cookerie.

CUL-DE-LAMPE, n. m.—Certain ornement de lambris ou de voûte, qui est fait comme le dessous d’une lampe d'église. Il se dit aussi de certains cabinets saillants en dehors d’une maison, et dont la partie inférieure a cette forme. Acad.

CULIÉRE, n. f Pierre creuse qui reçoit les eaux d’un toit sous

n tuyau de descente. Littré. |

CURSEUR, n. m.—-Petit corps qui glisse dans une fente pratiquée

au milieu d’une règle, d’un Compas. Littré.

© (Suite.)

CUVEAU, n. m.—Petite cuve, Lar, Ne pas dire cuvotte, CUVIER, n. m.—Grande cuve où l'on fait la lessive, Lar, CUVETTE, n. f.—Vase dont on se sert pour se laver les mains ou our d’autres usages. Cuvette de porcelaine, de faïence, Acad, e pas dire Bol, en parlant de la cuvette de faïence, et surtout ne pas faire cuvette synonyme de cuveau.

DALLE, n. f.—Tablette de pierre ou de marbre, de peu d'épais seur, et destinée à couvrit des terrasses, ou paver des salles, des vestibules, etc, Acad.

DALOT, nu. m.—Trou, canal pour faire écouler les eaux hors d’unt navire, Acad.

DAME, n. f—Digue qu'on laisse en travers d’un canal, tandis qu'on le creuse, pour séparer la partie déjà occcupée par les eaux, de celle où les travailleurs sont encore. Acad.

DAME-JEANNE, n. f—Trèsgrosse bouteille qui sert à garder où à transporter du vin et d'autres liqueuts. Une dame. jeanne clissée. Acad.

DEBARQUER v. int.—Sortir d’un navire, descondre à terre. Lar. Ne pas dire Débarquer de voiture, mais Descendre de voiture.

DE CHAMP.—Mettre de champ, poser de champ des briques, des pierres, des solives. Les mettre, les poser sur la face la moins large. Ne pas dire Sur Le can. Roue de champ, celle qui est horizontale, et dont les dents sont perpendicnlaires,

) Acad,

DÉ DE PANURGE.-Petit anneau de la sous-gorge dans lequel passe la rène de bride.

DÉCROTTOIR n. m.—-Lame de fer, boîte garnie de brosses qu'on met à la porte d’une maison ou d’un appartement, pour que les personnes qui viennent du dehors puissent décrot: ter leurs chaussures avant d'entrer. Acad.

JÉCROTTOIRE n. f—Sorte de brosse dont on se sert pour dé-

crotter. Acad.

DÉFAIRE, v. tr.—Ne peut que rarement être remplacé par le mot démancher.

DÉMETTRE, v. tr.—Disloquer, ôter un os de sa place. Se démettre le bras. Acad. Ne pas dire Démancher. Dire Remettre un bræs, et non Ramaäncher un bras.

DÉMÉLOIR, n. m.—Sorte de peigne à grosses dents, fort séparées, qui sert à déméler les cheveux. Acad.

DÉPECER, v. tr.-—-Mettre en pièces, couper en morceaux: Dépecer une volaille. Acad, Ne pas dire Débiter:

D (Suite.)

DENTIER, n. m.—/llaque de métal ou d'ivoire sur laquelle sont montées les dents qu'on ajuste à la place de celles qui manquent, Acad.

DEVANTIERE, n. f—Sorte de jupe fendue par devant et par derrière, que les femmes portent quand elles montent à cheval à la manière des hommes. Acad. °

DÉVERSOIR, n m.—Endroit de la conduite de l’eau d’un mou lin, où l’eau se perd quand il y en a trop. Acad.

DEVISE, n. f.—Paroles caractéristiques exprimant, d'une manière concise, une pensée, nn sentiment. Lar. Ne pas dire Motto.

DIABLE, n. m.—Petit chariot à deux roues dont les maçons se servent pour transporter les pierres. Acad.

DISGRACE, n. f—Infortune, malheur. Perte des bonnes grâces d’une personne puissante. Ce mot ne veut jamais dire Honte,

DOIGTIER, n. m.—Ce qui sert à couvrir un doigt. Un doigtier de cuir, de linge. Acad.

DOUBLEAU, n. m.—Il se dit de certaines solives d’un plancher gai sont plus fortes que les autres, telles que les solives

’enchevètrure. Acad.

DOUILLE, n. f.—Partie creuse et cylindrique d’un instrument en fer comme pique, bêche, baïonnette, etc. Larousse.

DOUVE, n. 1 Planche ui entre dans la construction d’un tonneau ou de quelqu'autre ouvrage de tonnellerie. Acad.

DOUVELLE ou DOUELLE n. f.—Petite douve. Bescherelle.

DOUVAIN n. m.—Bois propre à faire des douves. Un millier de douain. Acad. |

DRAGONNE, n. f—Cordon ou galon d’or, d'argent, de laine, etc. qui est ordinairement terminé par un gland, et dont on es la poignée d’une énée. Acad.

DRAGUE, n. f—Instrument fait en pelle recourbée, et emmanché d’une longue perche, qui sert à tirer le sable des rivières, etc., et à curer des puits. Acad.

DRAGÉE, n. f—Amande, pistache, aveline ou autre petit fruit couvert de sucre très-dur et ordinairement très-blanc. Acad.

EBOULER, v. int.—Il se dit des amas de terre, de certaines constructions, etc., qui tombent, qui se dérangent, qui se renversent. Acad. Ne pas dire Débouler.

ECHALAS, n. m.—Bâton de quatre ou cinq pieds de long que l'on fiche en terre pour soutenir un cep de vigne, u -rbuste, etc. ‘ Acad.

EE (Suite, )

ECHASSE, n. f—Long bâton garni d'un fourchou ou étrier, pour marcher à une certaine hauteur au-dessus du 501. Lar, Ne pas dire Béquille.

ECHALIER, n. m.—Uloture d’un champ faite avec des branches d'arbre, pour en fermer l'entrée aux bestiaux. Acad. ECHARDE, n. f—Piquant de chardon ou petit éclat de bois qui est Entré dans la chair, Acad. Ne pas dire ÆEchappe ni

Chadron.

ECHOPPE, n. f—10, Petite boutique ordinairement en appeutis, et adossée contre une muraille, 20 Pointe dont se servent lusieurs artistes et ouvriers. Acad.

ECOPE ou ESCOPE.—Sorte de pelle de bois longue, étroite, creuse et recourbée qui sert à prendre et à lancer de l’eau. Acad, L'écope à main, servant à vider les petites embarcations s'appelle Sasse.

ECOPERCHE, n. f.—-Pièce de bois placée dans une position à pen près verticale, et maintenue par des haubans où par deux autres pièces de bois semblables. Cet appareil qu porte une poulie à son extrémité supérieure, sert soit à lever des fardeaux, soit à drésser d'autres pièces de charpente. Acad.

ECOPERCHES, n. f. pl.—Grandes perches pour échafauder. Littré

Ne pas dire £tamperches.

ECRAN, n. m.—Sorte de meuble dont on se sert pour se garantir de l’ardeur du feu, Acad. Ne pas le confondre avec le Paravent.

ECORCHER, v. tr.—Dépouiller un animal desa peau. Acad.

Ne püs dire Plumer.

ECORCER, v. tr.—Oteér l’corce. Ecorcer un arbre. On dit aussi écorcher. Ne pas dire Pleumer.

ECOSSER, v. tr.—Tirer de la cosse. Æcosser des pois, des fèves, Acad.

ECOT, n. m.—Quote-part que doit chaque personne pour un repas commun. Acad.

ECOUVILLON, n. m.—1o Linge attaché à un long bâton, avec lequel. les boulangers nettoient leur four. 20 Instrument dont les canoniers se servent pour nettoyer l’âme du canon lorsqu'ila tiré. Littré.

ECRILLE, nu. f—Clôture de clayaunage qu’on pratique à la dé charge d’un étang, pour empêcher le poisson de passer. Acad. FE

ECROU, n. m.—Pièce de bois, de fer, ou de toute autre matière solide, percée en spirale, ét dans laquelle entre la vis en \ournant. Acad. Ne pas donner le nom de Turaud aux pelits écrous mobiles.

EE (Suite.)

ECRUES, n. f. pl.—Bois qui ont crû spontanément sur des terres labourables. Littré, Ne pas dire Aepoussis ni kredoches.

‘ECUBIER, un. m.—Trou rond percé à l'avant d'un bâtiment, pour

faire passer les câbles. Acad.

ECULER, v. tr.—Il se dit des bottes et des souliers qui s’abaissent ar derrière sur le talon. Acad. Ne pas dire Aculer.

ECHAÜBOULURE, n. f—-Se dit des petites élevures-rouges Fu viennent sur la peau, et qui causent un picotement plus ou moius vif. Acad.

ECHANTILLON, n. n.—Morceau d'une étoffe, petite quantité, pour les faire com. âtre, Larousse. Ne pas dire Simple.

ECUMOIRE, nu. f.—Usten ile de cuisine fait en forme de cuiller plate, percé de plusiuurs petits trous, et qui sert à écumer. Acad.

EFFILER, v. tr.—Défaire un tissu fil à fil. Léteré.

EFFI LOQU ER ou EFFILOCHER, v. tr.—Effiler une étotfe de conque. et particulièrement un étoffe de soie, pour en faire de la ouate. S'efilocher v. 7. S'en aller en filoches. Littré. Ne pas dire Echiffer.

EFOURCEAU, n. m.—Machine composée d’un essieu, de deux roues et d’un timon, qui sert à transporter des fardeaux très-pesants, tels que des tronc d'arbres. Acad.

EMBARDLEE, n. f.--Mouvement de rotation imprimé à un batiment par le courant, s’il est à l'encre, ou par un grand vent arrière, s’il est à la voile. Acad. Ne dites pas qu'un batiment prend une shire, mais une embardée.

EMBARQUER, v. tr.—Mettre dans une barque, dans un navire. Lar. Ne pas dire embarquer en voiture, sur un cheval, mais monter en voilure.

EMBRASSE, n. f.—Bande d’étoffe ou ganse de soie qui est attajupe à une patère, et qui sert à tenir les rideaux drapés.

cad.

EMBOUCHOIR n. m.—!'0. Bout d’une trompette ou. d’un cor, qui se sépare de l'instrument, et qu'on y adapte lorsqu'on veut en tirer des sons. Acad. On dit aussi Bocal et Embouehure. 20. Instrument de cordonnier qui sert à élargir les chaussures trop étroites. Ne pas dire Boot:tree.

EMBOUCHURE, n. f.— Embouchure de trompette, de flûte, de flageolet, la partie de ces instruments qu’on met dans la bouche pour en jouer. Acad.

EMISSION, n. f—Emission d'un bref, etc. Action d'émettre un bref. Ne pas dire Emanation.

EMOUCHETTE, n. f.—Sorte de caparaçon fait de treillis ou de réseau, et garni tout autour de petites cordes pendantes

E (Suite.)

qui s’agitent au moindre mouvemeut du cheval, et servent ainsi à le garantir des mouches. Acad.

ENFAITEMENT, n. m.—Table de plomb qui se met sur le faîte des maisons couvertes d'ardoises. Acad.

ENTRAVER, v. tr—Mettre des entraves. ÆÉntraver un cheval. Acad. Ne pas dire Enfarger.

ENTRAVES, n. f. pl.—Ce qui sert à lier les jambes d’un cheval, soit pour l'empêcher de s'éloigner trop du lieu où on veut qu’il paisse, soit pour le dresser à l'amble. Acad.

ENTRE-VOIE, n. f.—Espace compris entre deux voies de chemin de fer. Larousse.

ENTRURE, n. f.—Profondeur plus ou moins grande à laquelle le soc de la charrue pérètre dans la terre. Acad. Ne pas dire Piquée.

EPICERIES, n. f—Collectif qui comprend non-seulement toutes sortes d'épices, comme la cannelle, la muscade, le poivre, etc., mais encore le sucre, le miel, le café, et toutes les substances medecinales qui viennent des pays étrangers. Acad. Ne pas dire Grocerie.

EPICICIER, IERE, n.—Celui, celle qui vend des épiceries Acad. Ne pas dire Grocer.

EPLUCHER, v. tr—Nettoyer des herbes, des graines, etc, en ôter les ordures et ce qu'il y a de mauvais, de gâté. ÆÉplucher des herbes, de la salade, éplucher du riz.

Il se dit aussi en parlant des étoffes, des laines. des soies, etc. et signifie, en enlever les pailles, les bourres, les ordures. Acad.

EPREINDRE, v. tr.—Serrer, presser quelque chose pour en tirer le suc, pour en exprimer le jus. Acad.

EQUIPE, n. f.—Un certain nombre d'ouvriers attachés à un travail spécial. Littré. Hommes d'équipe (chem. de fer), Ouvriers enbrigadés pour le service de la voie. Acad.

ESCARRE, n.f.—Croûte qui résulte de la mortification d’une parte, quelqu’en soit d’ailleurs la cause. Acad.

ESCALIER, n. m.—Suite de dégrés pour monter et pour descendre. Lar. La pièce dans laquelle il est construit porte le nom de Cage, et les murs de la Cage s'appellent Échiffres. On nomme Rampe la balustrade qui règne le long de l’escalier, et Pallier la plateforme qu’on voit à chaque étage.

ESPRIT de PARTI.—Disposition morale d’un homme tellement attaché à un parti, qu’il est aveugle et injuste en tout ce qui regarde l’autre parti. Ne pas dire Partisannerie.

ESSARTER, v. tr.—Arracher les bois et les épines, défricher. Larousse,

2 (Suite.)

ESSAR'S, n. m. pl.—Lieux essartés. Lar.

ESTUAIRE, n. m.—Sorte de golfe à l'embouchure d'un fleuve

Lar.

ÊTRES, n. m. pl.—Connaître les Etres d'une maison. Ne pas dire connaître les Airs d’une maison.

ETRESILLON, n. m.—Pièce de bois qu’on place en travers dans les tranchées d’une fondation, dans les galemes d’une mine,

our empêcher les terres de s'ébouler. Larousse.

EVENTAIRE, n. m.—Plateau d’osier que portent devant elles les marchandes de fruits, d'herbage, de poisson, etc. Acad.

EVIER, n. m.—10. Pierre en forme de table, et légèrement creusée, sur laquelle on lave la vaisselle, et qui a un trou pour l'écoulement des eaux. Acad. Ne pas dire Sink, Lavier, ni Lévier, o. Petit canal par lequel s’écoulent les eaux d’une cuisine, Larousse.

EXERGUE, n. m.—-Petit espace réservé au bas du type d’une médaillewæpour y mettre une date, une inscription, une de: vise, Acad.

FE

FACTAGE, n. m.—L’action du facteur pour transporter la mar: chandise de la messagerie ou du roulage au domicile ou au magasin du consignataire. Besch. Ne pas dire Express.

FACTEUR, n. m.—lo. Agent qui fait les affaires, qui négocie pour un marchand par commission.

20. Employé de la poste aux lettres, chargé de la distritribution des lettres au domicile des citoyens.

20. L’employé qui, dans un bureau de diligences ou de messageries, tient les registres, délivre les paquets, les bal lats.

40, Gelui qui porte à domicile les paquets, les ballots. Bescherelle.

FAIRE FACE.-- Faire fuce aux dépenses d’une administration. Ne pas dire Rencontrer les dépenses.

FARCE, n. f—Différentes viandes, hachées menu et assaisonnées d'épices et de fines herbes, qu’on met dans le corps de quelqu’animal, ou dans quelqu’'autre viande, dans des œufs, etc. Acad. Ne pas dire Fard,

FARINE, n. f—Grain réduit en poudre. On peut dire de la fleur de farine, maïs non de la fleur.

FAUCHET, n. m.—Espèce de râteau avec des dents de bois, qui sert aux faneurs à amasser l'herbe fauchée et fanée, etc. Acad.

FENÊTRE, n. f—1o. Ouverture pratiquée dans un mur pour donner du jour et de l'air. 20. Câdre vitré qui garnit cette ouverture. Il ya trois parties dans une fenêtre: 10.14 artie inférieure appelée Mur d'appui, 20. les parties latéraes appelées Jambage ou Pieds-droits, 30. la partie sripérieure dite Linteau ou Traverse. En outre on appelle Tableau le parement de l'épaisseur du mur, et Embrasure où mieux Ebrasement la partie biaise du mur intérieur, Enfin on nomme Trumeau la portion du mur comprise entre deux fenêtres, et Chambranle le cadre intérieur on extérieur placé sur le mur.

Fenètre à œil-de-bœuf : fenètre ronde. Les fenêtres rectangulaires sont Cintrées en plein cintre, etc., quand leur lintean est une portion de cercles.

Droites où à plate-bande, quand le linteau est horizontal.

Fenêtre fuyante : Gelle dont l'appui est plus large que le linteau.

Fenétre à Balcon : Celle qui est ouverte jusqu'au parquet et dont l’appui est remplacé par une balustrade.

Fenètre en tribune : Celle qui est ernée d’un balcon en saillie.

Fenètre en tour creuse : Gelle qui est cintrée par son plan. et creuse.en dedans.

Fenètre en towr ronde : Gelle qui a l'effet contraire à celui de la fenêtre‘en tour creuse. Besch.

Fenétre rustique : Gelle dont la chambranle est ornée de bossages,

Fenétre biaise : Gelle dont les tableaux ne sont pas d’é-

: querre avec le mur de face.

FICHET, n. m:—Pointe crochue des cardes. Toutes les pointes des cardes sont autant de fichets. Besch.

FICHOIR, n. m.—Morceau de bois fendu qui sert à fixer du linge, des estampes à une corde. Larousse.

FILATURE: n. f.—lieu, établissement où l’on file en grand la soie, la laine, le coton, etc. Acad.

FLOTTAGE, n. ra:=—0. Transport par eau de bois flotté. Littré: Ne pas dire Druvage ni Drave. 20. Bois abandonné au cours de l'eau. Littré.

FLOTTER, v. tr—Conduire du bois en train sur üne rivière, sur un canal, ou le livrer au courant, en buches détachées, à flot perdu. Dans le mèmé sens on dit aussi faire flotter. Beschierelle. Ne pas dire Draver. 4

FLOTTEUR; n. m.-Ouvriér qui fait où qui conduit les trains de bots. Littré. Ne pas dire Draveur.

EE" (Suite)

FORJETER, v. int.—Sortir de l'alignement, de l'aplomb, Ce mur forjette. Lar.

FORET, n, m—In<‘rument de fer ou d'acier dont on se sert pour faire des trot s dans le métal, dans le bois etc. Acud. FRAC, n, m.—Habit d'homme qui ne couvre par ‘devant que la oitrine, et qui se termine par derrière en deux longues

asques plus ou moins étroites. Acail.

FRELOCHE, n. f.—Poche de gaze, etc., pour prendre les insectes volants, Poche de toile pour PERF es insectos aquatiques, les petits poissons. Besch.

FRAISE, n, f=—Une espèce de collet à plusieurs doubles et à plusieurs plis ou godrons, qui tourne autour du cou, et qui à pr sa forme, quelque ressemblance avec la fraise de veau.

cad, Ne pas dire Fril.

FRIPIER, IERE, n.—Celui. celle qui fait le métier d'acheter, de raccommoder et de revendre de vieux habits et de vieux

| meubles. Acad,

FRONCIS, n. m.—Les plis que l’on fait à une robe, à une che: mise, etc, en les fronçant. Acad.

FUMEROLLE, n, f.—10. Crevasse de certains cratères de volcans en activité, où ia surface de laves nouvellement écoulées, d’où s’échappent des masses de vapeurs et de la fumée, 20. Ges vapeurs. Bescherelle.

FUMOIR, n. m.—Pièce ou l’on va fumer sa pipe ou son cigare, dans un cercle ou chez un particulier. Littré,

FUROLLES, uv. f. pl—Exhalaisons enflammées qui paraissent quelquefois sur terre et sur mer. Besch.

FROTTOIR, n. m.—Brosse pour frotter le plancher. Littré.

FUSEAU, n. m.—o. Petit instrument de bois de la longueur

d'environ un demi-pied, qui est arrondi partout, renflé à son milieu, fort menu par les bouts, et dont les femmes se servent pour filer et tordre le fil. Acad

20. Autre petit instrument dont on se sert pour faire les dentelles et les passements de fil et de soie. Acad.

GADQUE, n. f.--La matière fécale qu'on tire des fosses d’aisance. Acad. si:

GADOUARD, n. m.—Celui qui tire la gadoue et la transporte. Acad. Vidangeur a le même sens, à peu près Ne pas dire Sondeur,

LA

CH (Suite.)

GALET n. m.—10. Caillou poli et rond que la mer pousse stir le rivage.

20. Petite roulette fixée entre deux surfases parallèles, aux pieds des lits, etc. Larousse.

GALHAUBAN, n. m.—Il se dit de longs cordages qu servent à étayer latéralement les mâts de hune et de perroquet. Acad.

GALIMAFRÉE, n. f—Espèce de fricassée composée de restes de viande, Acad.

GANSE, n. f—Cordonnet de soie, d'or, d'argeni, etc., qui sert ordinairement à attache un bouton. Une aune de ganseé de soie. Acad.

GARDE-BESTIAUX, n. m.—Espèce de boîtes profondes que lou met à chaque coté d’une route, à l'endroit où un Chemin de fer la coupe. ;

GARDE-MANGER, n. m.—Petite armoire, formée ordinairement de châssis garnis de toile, ‘pour conserver les aliments, Larousse. Ne pas dire Side-board.

GARDE-MANCHE, n. m.—Fausse manche que l’on met pardessus la manche de l'habit, où même de la chemise, quand on fait un travail qui peut les salir. Acad.

GARDE:VUE, n, m.—Sorte de visière, ordinairement garmie où doublée de taffetas vert, qu'on place au-dessus des yeux, pour garantir la vue du trop grand éclat de la lumière. Acad. Ne pas dire Palette.

GARGOUILLE, n. f—L'endroit d’une gouttière ou d'un tuyau par où l'eau tombe, et qui est souvent orné d'une figure de dragon, de lion, etc. Acad.

GARNITURE, n. f—Un assortiment complet de quelque chose que ce soit. Une garniture de boutons d’or. [lu sur sa cheminée une belle garniture de porcelaine. Acad. Ne pas dire Set.

GATEAU, n. m.—Sorte de pâtisserie faite ordinairement avec de la farine, du beurre et des œufs. Acad. Ne pas dire Cake.

GAUDE, n. f.-- Espèce de bouilhe qu'on fait avec la farine de maïs ou blé de Turquie. 1l s'emploie souvent au pluriel. Acad.

GAUDRIOLE, n. f—Propos gai, plaisanterie sur quelque sujet un peu libre. Acad.

Au Canada, on donne ce nom à un mélange d'avoine et de pois. Un grand nombre de personnes prononcent Goudriole.

GERCE, 0. f—L'un des noms vulgaires des teignes qui rongent : les étoffes. Acad.

Cr (Suite.)

GILET, n. m.—Sorte de veste courte, sans pans et sans manch qui se porte sous l’habit ou la redingote. Acad.

La Veste est une sorte de vêtement qui tient lieu de l'hahit. et dont les basques sont beaucoup plus courtes. Une veste de chasse. Acad. Il est donc évident que la Vrste est . que nous appelons Gilet, et le Gilet ce que nous appelons

este.

Gilet se dit encore d’une sorte de camisole de laine, de coton, etc., que l’on porte ordinairement sur la chemise on sur la peau. Acad. Ne pas dire Corps de laine, Corps de colon, etc.

GIMBLETTE, n. f—Petite pâtisserie dure et sèche, faite en forme d’anneau. Acad.

GLAÇURE, n. f—Enduit vitrifiable que l’on applique sur certaines poteries pour les rendre imperméables. Larousse.

GLISSOIRE, n. f—Endroit où les enfants s'amusent à glisser. Larousse.

GOBBE, n. f.—Boulette empoisonnée qu'on donne aux animaux nuisibles. Lar.

GOBERGES, n. f. pl.—Petits ais (petites planches) de bois qui se mettent en travers sur le bois de lit, pour soutenir la paillasse. Acad.

GOURGANE, n. 1.—Petite fève de marais qui est douce et de bonne qualité. Acad. Pas d'autre sens.

GOURMETTE, n. f.— Petite chaînette de fer qui tient à un des côtés du mors d’un cheval, et qu’on accroche à l’autre côté en la faisant passer sous la ganache. Acad.

GOUSSET, n. m. —Espèce de petite console de menuiserie, servant à soutenir des tablettes. Acad

GOUTTIERE, n. f.— Petit canal par où les eaux de la pluie coulent de dessus les toits. On préfère maintenant les tuyanx de descente aux gouttières. Acad.

Au pluriel ce mot s'emploie familièrement pour le toit lui-même. Courir sur les gouttières. Acad.

GRATTEUR, n. m.—Il arrive trop souvent aux Canadiens de dé signer par ce mot les bateaux dragueurs, c’est-à-dire portant une machine pour tirer le sable du fond des rivières.

GREER v. tr.—Garnir un bâtiment de toutes les voiles, manœuvres, poulies, etc., dont il a besoin pour être en état de naviguer Acad. On ne peut gréer une personne, quoiqu’en disent nos bons Canadiens. Ne pas dire Greyer.

GRILLON, n. m.—Insecte. On distingue le Grillon des champs, qu'il ne faut pas aommer Criquet noir, et le Grillon domestique qu'il ne faut pas nommer Criquet blanc.

C+ (Suite,)

GRILLE, n. f.—Se dit de certaines clôtures ou séparations qui sont formées principalement de barreaux montants et parallèles, et qui ont quelquefois des ornements. La Grille du Carrousel, du palais de justice. Arad. La Grille se divise nar travées, Ne pas dire Pagées.

GRUE, n. f—Machine à élever des pierres, etc. Ne pas dire Crane.

GRUME, n. f.—Il se dit du bois coupé qui a encore son écorce, Acad. Bois de grume ou Bois en grume.

GRASSEYER, v. int.—Ne pas dire Parler gras.

GUÊTRE, n. f—Chaussure qui sert à couvrir la jambe et le dessus.du soulier, et qui se ferme ordinairement sur le côté avec des boutons. Acad. Ne pas dire Gaiter au lieu de Guétres ou Bottines à Guëôtres.

GUETTER, v. tr.—Ne pas dire Watcher.

GUÉRIDON, n. m.—Table ronde qui n’a qu’un pied. Lar.

GUERITE, n. f.—Certains petits cabinets ouverts de tout côté, qu’on fait quelquefois au haut des maisons, pour y prendre l'air, et découvrir de loir. Acad.

GUIMBARDE, n. f—Petit instrument sonore, de fer ou de laiton, composé de deux branches, entre lesquelles est une languette qui vibre lorsqu'on la touche. Acad. Ne pas dire Bombarbe.

GUICHETIER, n. m.—Valet de geôlier qui ouvre et ferme les guichets, et qui a soin d’empècher que les prisonniers ne s’évadent. Acad. Ne pas dire Tourne-clef.

GUIMBERGE, n. f—Ornement en cul-de-lampe, à la clef des voûtes gothiques. Bescherelle.

GUIMPE, n. f.—Morceau de toile dont les religieuses se servent pour se couvrir le cou et la gorge. Lar.

GUINDER, v. tr.—Hausser, lever en haut par le moyen d’une machine Acad. Il se dit figurément en parlant de l’esprit et des choses d'esprit où l’on affecte trop d'élévation.

cad. | GUINDOULE, n. f.—Machine pour décharger les vaisseaux. Besch. GUIGNON, n. m.—Malheur. 1l se dit principalement au jeu. Acad.

ET

“HACHETTE, n. f.—(1)Petite hache, marteau tranchant d’un côté. Atad.

*HACHOIR, n. m.—10 Petite table en chène sur laquelle on hache les viandes.

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