‹ Petit vocabulaire à l'usage des canadiens-français [microforme]Chapitre 4 sur 6 · HOM HOM · texte numérisé non relu

HOM HOM

+ EL (Suite.)

de toutes les chaïrs inutiles et le rende plus vite à la cour se, Bescherelle.

Entraineur, celui qui entraîne, qui prépare les chevaux pour la course. Bescherelle.

Course plate, celle qui a lieu sur un terrain uni on presqu'uni, et dont l'objet spécial est de comparer la vitesse des concurrents.

Course des haies, course plate combinée avec un certain nombre d’obstacies, consistant en barrières établies sur deux, quatre ou six rangs, sur toute la longueur de l'hippodrome,

Course au clocher, course à travers monts et vallées, vers un but déterminé d'avance. Les français ont comme nous la mauvaise habitude de désigner cette espèce de course par le nom anglais de Steeple-chase.

Cheval qualifié, celui qui réunit les conditions d'âge. de poids et d’origine, fixées par les rêglements de l’hippodrome. Dans le cas contraire on dit qu'il est Disqualifié, et il perd tout droit à courir.

Epreuve, course d’une longueur donnée fournie par Îles concurrents.

Piste, voie suivie par les chevaux.

Avoir la corde, avoir l'avantage de se trouver en dedans lorsque le terrain est circulaire,

Poteau gagnant, poteau qui indique le terme de la course. Il est placé en face de la Tribune des juges.

Epreuve nulle, lorsque les concurrents arrivent ensemble.

Un cheval se dérobe, lorsqu'il laisse la piste pour se jeter à travers champs.

Cheval distancé, celui qui arrive après les autres, de manière à perdre le droit de courir, d’après les règlements.

Pour amuser le peuple, on ajoute souvent aux Vue de l’hippodrome le Mät de cocagne. C’ast un mât planté en térre, au haut duquel sont suspendus des objets qui appartiennent à celui qui les détache en grimpant. Ce mât. est ordinairement suiffé.

ME DE POLICE.—Ne pas dire Policemdn ni Watchman. ME DE GUET.—Ne pas dire Watchman.

*HOUE, nu. f—Instrument de fer large et recourbé, pour remuer

la terre. Lar. On reconnaitra facilement icila Gratte on Pioche de nos cultivateurs canadiens. La houe peut être à lame carrée, fourchue ou rectangulaire. Gratte est un terme de marine qui désigne un instrument ressemblant un peu à la houe.

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*“HOYAU, n. m.—Sorte de houe à deux fourchons qui sert à fouir la terre. Larousse.

“HOUPPE, n. f.— Assemblage de plusieurs filets de laine, de soie, etc., liés ensemble de manière à former un bouquet, une toutfe, un flocon, Acad,

*HOUPPE A POUDRER.—Instrument avec lequel on poudre les cheveux et les perruques. Besch. Ne pas dire Mop. “HOUSSE, n. f, —Sorte de couverture qu’on attache à la selle d’un

cheval, et qui couvre la croupe. Acad.

“HOUSSE TRAINANTE.-Housse de cheval qui pend presque jusqu'à terre, par les côtés. Dans les cérémonies de deuil on couvre les chevaux de housses trainantes.

Housse se dit aussi des couvertures d'étoffe légère dont on se sert pour couvrir les meubles de prix. ‘Acad

*HOUSSETTE. n. f—Serrure de coffre qui se ferme. quand on laisse tomber le couvercle. Bescherelle.

*HOUSSINE, n, f.—Verge, baguette de houx ou d'autre arbre,dont on se sert pour faire aller un cheval, ou pour: battre des habits, des meubles, etc. Acad.

“HOUSSOIR, n. m.--Petit balai de houx ou d'autre branchage. et le plus souvent de plumes. Acad.

*“HUBLEAU), r. m.—Petit sabord, petite ouverture carrée qu’on perce dans la muraille d'un vaisseau, pour donner du jour et de l'air à l’entrepont. Acad.

HUILE DE RICIN.—Huile purgative fournie par la racine d’une plante appelée ricin, Ne pas dire Huile de castor.

HUILE DE PETROLE.—Sorte d'huile qui coule naturellement de certaines pierres. Acad. Une personne instruite ne devrait jamais dire Huile de charbon.

HUILIER, n. m.—-Espèce de vase destiné à contenir les burettes

où l’on met l'huile et le vinaigre qu’on sert sur la table. Acad.

Le vase où l'on conserve l'huile des lampes se nomme Bidon et non Canistre.

INDICATEUR, n, m.—Nom donné ‘aux journaux ou pancartes qui marquent les heures de chemins de fer. Littré. Ne pas dire Tatle du Temps. F

INITIER, v. tr.—Ne veut pas dire Commencer.

INVESTIR, v. tr.—Mattre en possession d’un pouvoir, d’une autorité quelconque. Environner de troupes une place de guerte, Ne dites pas Investir dés capitavæ dans une entre-

: prise.

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ISOLOIÏR, n. m.=Tabouret de bois à pieds de verre, sut leqtel on met les corps qu'on veut électriser, Larousse. Les pièces de verre auxquelles les fils du télégraphe sont attachés sont aussi des /soloirs.

TJ

ABLE, n. m.—Rainure qu'on fait aux douves des tonneaux,

our arrêter les pièces du fond. Acad.

JABLOTIRE, n, f.— Outil ée tonnellier pour faire des jables aux douves des tonneaux.

JALOUSIE. n. fEspèce de contrevent formé de planchettes ninces assemblées patallèlement, de maniète qu'on peut les remonter et les baisser à volonté an moyen d'un cordon. Acad, Ne pas la confondre avec la Persienne.

JAQUE, n. f—Ancien habilllement court et serré. Lar. Ne pas dire Djaque.

JAQUETTE, n. 10, Sorte d'habillement qui descend jusqu'aux genoua ou plus bas, et qui était anciennement à l’usage

es paysans et des hommes du peuple. Acad.

20. Robe que portent les petits garçons avant qu’on leur donne la culotte.

JAMBETTE, n. f.—Petit couteau de poche dont la lame se rephie dans le manche. Acad. Ce mot ne peut jamais vouloir dire Croc-en-ambe.

JATTE, n. f— Espèce de vase de bois, de faïence, de porcelaine, etc., qui est rond, tout d'une pièce et sans rebord. Acad.

JEU. n. m.—Donner du jeu à quelque chose .: ne pas dire donner du S/ack. Un jeu de voiles : ne pas dire un Set de voiles. Un jeu d'avirons : ne pas dire ün Set d’avirons. Un jeu de scies : ne pas dire une Gang.

JUCHER, v. int.—Il se dit des poules et de quelques autres oi. seaux qui se mettent sur une branche, sûr une perche pour dormir. On dit aussi se. jucher. Acad. Ne pas dire Jouquer.

SUCHOIR, n. m.—L’endroit où juchent Les poules. Acad. Ne pas dire jouquois. # |

JUDAS, n. m.—Petit ouverture pratiquée à un plancher, pour voir ce qui se passe au-dessous. Acad.

JUIF, n.m.—Celui qui préte à usure ou qui vend exorbitamment cher, et en général quiconque cherche à gagner de lar-

ent par des moyens injustes et sordides. Acad: Ne pas ire Shaver.

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JUIVER. v. tr.—Commettre une action usuraire, etc. Se faire dust vous avez lé juivé, Ne pas dire Shaver (chéver:.)

JUMELLES, n, f, pl. Espèce de double lorgnette, dont on se sert principalement au spectacle, Acad.

JURY ou JURI, n, m.—Le corps, la réunion des jurés. Ne pas

rononcer juré,

JUSTAUCORPS, n m.-Espèce de vêtement à manches qui descend jusqu'aux genoux et qui serre le corps. Acad. Ù

JUTEUX, Adj—Qui a beaucoup de jus, Melon juteux. Péche ju

leuse. Acad,

KIOSQUE, n. m.--1l se dit de certains pavillons dont on décore les jardins, les parcs, et qui sont dans le goût oriental,

Acad,

LACET n, m.—-Cordon plat où rond, de fil ou de soie, ferré par un bout ou par les deux bouts, qu’on passe dans des œillets pour serrer une partie de vêtement quelconque, Acad. LACS (là) n. m.—10. Nœud coulant qui sert à prendre des oi-

seaux, des lièvres, etc, Acad,

20. Corde qui a une certaine longueur, et que Pon emploie pour abattre les chevaux, Acad.

LAIE, n. f.—10. Route étroite percée dans une forêt, dans une futaie, Acad,

20. Marteau du tailleur de pierre dont le tranchant est dentelé, Littré. Il est regrettable que nos tailleurs de pierre confondent la Laie avec la Boucharde, et qu'ils disent bouchardtr au lieu de layer.

Ou frappe sur la Boucharde avec la masse.

LAISSE, n. f—10. Corde dont on se sert pour mener des chiens attachés, 20, Cordon avec lequel on conduit un chien. Laisse se dit d’autres animaux que l’on conduit. 30. Espèce de cordon de chapeau fait de crin, de fil ou de soie. Littré,

LAITON, n. m.—Cuivre rendu jaune par le mélange du zint. Acad.

LAITUE, n. f«Herbe potagère du genre des plantes laiteuses. Acad. Une salade de daitue. 11 ne faut pas nommer la plante elle-même Salade. , Ait

LAMBREQUINS, n. m. pl.-—Découpures de bois ou de tôle, imi-

Ki

L (Suite.)

tant le coutil et couronnant un pavillon, une tente, un store, etc, Acad,

LAME, n, f—Fer de beaucoup d'instruments propres à percer, tailler, couper, trancher, raser, gratter, etc. Acad, Ne pas dire Alwmelle de couteau, mais Lame de couteau.

LAMINER, v. tr.—Réduire, au moyen du Laminoir, les métaux en grandes feuilles ou lames fort minces.

LAMBRIS, n. m. =Ravètement de menuiserie, de marbre, de stuc. etc. sur les murailles d’une salle, d'une chambre, etc.

Acad,

LAMBRIS D'APPUI.—Lambris de deux à trois pieds de haut qui règne autour d'une pièce, Acad.

LAMPE, n. f.—Les parties de la Lampe d'église sont : le Culot qui est soutenu par les chaines, le Panache qui est la partie supérieure, et le Lampion où se trouvent l'huile et la Veitleuse

Les parties de la Lampe ordinaire sont : le Pied, le Réservor, le Bec qu'il est ridicule d'appeler Brüleur, et la Chemi minée qu’on ne peut appeler Globe. Au moyen d'an Bouton, on‘tourne un Pignon ou petite roue ‘dentée qui fait monter et desvendre fa mèche. Les lampes faites pour ôtre äppliquées sur un mur se nomment quelquefois Appliques, ‘et sont munies d'un 'Réflecteur.

LAMPADAIRE, n. m.—Espèce de lustre ou de candelabre propre à soutenir des lampes. Acad.

LAMPISTE, n. m.—Célui qui, dans un établissement, est chargé ‘de l'éclairage.

LAMPAS, ». m.—Engorgement ou allongement de la membrane a tapisse/le palais du cheval près des dents incisives, Acad. ‘Ne pas dire les Ampas.

LANIÈRE. n. f.-Softe de courroie longue et étroite Acad. Ne

as dire Strap.

LANCE, n. f.—Partie en cuivre qui termine le boyau d'une pom-

pe à inceñidie. Ne‘pas dire Pipe.

‘LARGUER, v. tr. —Lâcher une manœuvre, lâther-ou filer le cord'age qui rétièent une’voile par le bas. ‘Acad. Ne pas dire Slacker.

LARMIER, n. m.—Partie saillante au haut d’un édifice, d’un ouvrage de maçonnerie, destinée à éloigner l'eau de la pluie, à la faire tomber en gouttes à une distance convenable du

… “pied dé l'édifice. ‘'Larmier ‘de corniche. : Se-dit aussi d'une

“pièce dëe'bôis mise eñ saiülie au bas d'un châssis de croisée,

de porte, etc., pour empêcher l'eamide pénétrer dans l’inté “rieur. Acad. C'est ce'que nous .appelons-Renvoi d'euu.

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LAYETTE, n, f.—Le linge, les langes, le maillot, et tout ce qui est

destiné pour un enfant nouveau-né, Acad, Ne pas dire \ Trousseau,

LÉGIFÉRER, p. int.—Faire des lois. Littré. Ne pas dire législater,

LÉGISLATER, v. int—Faire le législateur, (Il se prend ironiquement), Besch.

LETTRINE, n, f.—10, Petite lettre qui se met au-dessus où à côté d'un mot, pour renvoyer le lecteur à des notes placées soit à la marge, soit au bas des pages.

2o. Lettres majuscules qui se mettent au haut des colonnes ou des pages d'un dictionnaire, pour indiquer les iniliales des mots qui s’y trouvent. Acad.

LEVURE, n. f.—Ecume que fait la bière quand elle bout,et dont les boulangers et les pâtissiers se servent quelquefois an lieu d'autre levain. Acad. Ne pas dire Yrast (iste.)

LICENCIÉ, adj. et n.—Qui a pris ses degrés «le licence. Licencié ès-lettres, licencié en droil. Acad. Ne jamais désigner par ce mot celui qui a une licence d’Auberge. Ceux qui font le débit des liqueurs pourraient rédiger ainsi leurs enseignes : Licence pour la vente en délail des liqueurs spiritu-

uses,

LIGNETTE, n. f.—Ficelle de médiocre grosseur, pour faire des filets. Acad. Ne pas dire une Lignette pour désigner un Filet, mais dire un Filet de lignette.

LIMONIER, n. m.—Cheval qu'on mét aux limons. Acad.

LiINTEAU, n. m—Pièce de bois, de pierre, on mème de fer, qui se met en travers au-dessus de l'ouverture d'une porte ou d’une fenêtre, pour en former la partie supérieure et soutenir la maçonnerie. Acad.

LISOIR, n. m.—Pièce de bois transversale, qui est au-dessus de

l’essieu d’un carosse, et qui en porte les ressorts. Littré.

LIT DE SANGLE.—Lit fait de sangles, et plus souvent d’un morcoau de coutil attaché à deux longues pièce de bois, soutenues par des pieds ou jambages qui se croisent. Acad. Ne pas dire Baudette.

LITEAU, n. m.—Il se dit des raies colorées qui traversent, d’une lisière à l’autre, certaines nappes et servieties de linge uni. Des serviettes à liteaux. Acad. Il se dit presque toujours au pluriel.

LIURE, n. f—Câble d’une charrette, qui sert à lier, à maintenir les fardeaux dont on la charge. Acad. !

LOF, n. m.—Le côté que le navire présente au vent. Acad.

LOQUET, n. m.—Pièce de fer qui étant reçue par le mentonnet tient la porte fermée. Les auteurs le’ confondent souvent

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avec la Clenche. On peut désigner encore par ce mot l'ensemble des parties de la fermeture de porte la plus simple, lesquelles sont la Poignée, la Clenche, le Loquet, le Crampon qui retieut le loquet, et le Mentonnet où le bout du loquet s'engage.

LOSSE, n. f.—Outil de fer acéré, fait en demi-cône, qui s'émmanche comme une vrille, et qui sert à percer les hondes des .. barriques. Bescherelle.

LOUCHE, n. f—10. Grande cuiller à long manche avec laquelle on sert le potage.

20. Espèce d’écuelle emmanchée à un long bâton, qui sert à répandre les engrais liquides sur la terre. Littré. LOUCHET, n. m.—1o. Espèce de bêche propre à fouir la terre. Le louchet sert aussi aussi aux mineurs et aux terrassiers. 20. Godet de tôl2 dont on arme lés chaines continues des dragues. Littré.

MACHINE, n. f—Tout instrument destiné à produire du mouvement. Dites : Machine-à vapeur, machine à faucher, machine à battre, machine à laver, machine à coudre, machine à tricotter.

MALDONNE, n. f.—Action de se tromper en donnant, en distribuant les cartes. Littré. Ne pas dire Mis-deal.

MALGRÉ QUE.— Dites Quoique où Bien que.

MALMENER, v. tr—Réprimander, maltraiter de paroles ou d’actidns. Acad. Ne pas dire Maganer

MANDATAIRE, n. m.—Celui qui est chargé d’un mandat, d’une procuration, d’une mission pour agir au nom d'un autre. Acad. Celui qui a confié un mandat à une autre personne se nomme le Commettant et non le Constituant.

MANDAT DE PERQUISITION.—Ne pas dire Warrant de recherche.

MANDRIN, n. m.—Poinçon dont les serruriers se servent pour

ercer le fer à chaud. Acad.

MANIQUE, n. f.—Espèce de gant ou demi-gant que certains ouvriers se mettent à la main, pour qu’elle puisse résister au travail. Acad.

MARELLE, n. f.—Jeu d'enfants et d’coliers, qui consiste en une sorte d'échelle tracée sur le pavé, dans laquelle on saute à eloche-pied, en poussant avec le bout du pied une espèce

de palet, Acad. Ne pas dire Marraine. dé

MARINADE, n. f.—Viande marinée, enveloppée de pâte et frite

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à la poële. Acad. Ne pas désigner par ce mot les Conserves au vinaigre, Cornichons, etc.

MARTEAU, n. m.—On y distingue la Téte, partie qui frappe, l’Œi où se met le manche, et la Panne remplacée souvent par un Tire-clou.

MARTINET, n. m.—Espèce de petit chandelier plat, qui a uu manche. Acad. Gros marteau des Usines.

MASSUE, n. f.—Sorte de bâton noueux, beaucoup plus gros par un bout que par l’autre, et dont on se sert comme d'arme offensive. Acad.

MENEAU, n. m.—Terme d'Architecture. Tl:se dit des montants et des traverses de bois, de pierre ou de fer qui partagent l'ouverture d’une croisée. Acad.

MENDIANT, TE, n.—Ne pas dire Quéteux.

MENTONNET, n. m.—Pièce de fer qui reçoit le bout du loquet pour tenir la porte fermée. Littré.

MENTONNIEÈRE, n. f.—-10. Bande de toile dont on enveloppe son menton dans les cas de blessure ou de fluxion. Acad. 20. Lanière de cuir ou d'autre matière, qu’on voit ordinai rement au-dessus de la visière d’une casquette, et qui se. met sous le menton au bsoin. (Voyez Manuel des expres-. sions vicieuses de Gingras, au mot Strap.) .

MESSAGERIE, n. f.—Etablissement où l’on fait partir, à jour et à heures fixes, pour une ou plusieurs villes, des voitures dont on loue les places à des voyageurs. Acad.

MEULE, n. f—Monceau, pile de foin, d'épis, de gerbes, etc. ques fait dans les prés, dans les champs. Acad. Ne pas dire Mule.

MITAINES, n. f.—[I] se dit d’une sorte de petits gants de femme, qui ne couvrent que le dessus des doigts. Acad. Ne pas dire Menotte.

MOC ASSIN, n. m.—Chaussure des sauvages de l'Amérique du Nord, elle est faite de peau de bête. Littré.

MONDER, v. tr.—Nettoyer : Il s'emploie surtout dans cette phrase : monder de l'orge. La dégager de sa pellicule. Acad. Ne pas dire Barley pour Orge mondé.

MONNAIE, n. f.—Se dit des petites espèces d'argent ou de billon (de cuivre). Ne pas dire Du change.

MONSEIGNEUR.—Ne pas dire Monsignor, en parlant d'un prélat domestique de Notre Saint Père le Pape.

MONSIEUR L’ABBE.—En parlant de leurs prètres, les Français disent toujours M. l'abbé, jamais le Révérend Monsieur. MOQUETTE ou MOUVANT, n. m.—Oiseau vivant qu’on attache

près d’un piège pour en attirer d’autres. Littré.

NA (Suite)

MORAILLES, n. f. pl.—Espèce de tenailles pour pincer le nez des chevaux difficiles À ferrer. Lar.

MORAILLON, n. m.—Pièce de fer attachée au couvercle. d'un coffre, garnie d’un anneau qui entre dans la serrure, et

dans lequel passe le pêne. Acad.

MOUILLOIR, n. m.—Petit vase dont les flleuses se servent pour y mouiller le bout de leurs doigts. Acad. Ne pas dire Gamelle.

MOULIN, n. m.—Machine à moudre du grain. Il se dit aussi de plusieurs autres machines du même genre, qui servent à divers usages : Moulin à foulon, à huile, à papier, à tabac, à sucre, à tan. Moulin à filer la soie. Moulin à café. Acad.

MOUSSE, n. f—Certaine écume qui se forme sur l’eau et sur quelques liqueurs, comme la bière, les sirops, l'eau de savon, le vin etc. quand on les bat ou qu'on les verse de vas La-mousse: de la bière, du savon. Acad.’ Ne pas dire

r'ou.

MOUSSOIR ou BRASSOIR, n. m.—Instrument dont on se sert dans la confection du fromage, pour transformer la matière caséeuse en pulpe, en imprimant à la masse un mouvement de tourbillon irrégulier. Voyez le Dict. de Vorpierre au mot Fromage. Ne pasdire Guipeur.

MOUVER, v. tr.—Remuer la terre d'un: pot, d’une caisse, à la surface; lui donner une espèce de labour. Lüttré. Mouver ne veut pas dire déménager ni changer un vaisseau de place.

NAVIRE, n. m.-—Bâtiment pour aller sur mer. Voici les noms des principales parties d’un navire :

Proue, l’ävant du vaisseau ; et Poupe, l'arrière. Babord, le côté gauche lorsqu'on regarde de l'arrière à l'avant.

Tribord, le-côté droit lorsqu'on regarde de l'arrière à l'avant Etambot, forte pièce de bois implantée dans la quille, qu'elle continue obliquement à l'arrière, Etrave, pièce semblable à l'avant.

Eperon, partie de la proue qui a plus ou moins de saillie, et qui porte une sfatue qui donne son nom au bâtiment. ordage, revêtement qui couvre les membrures du navire.

Tillac, pont supérieur du navire:

Baux, longues solives qui soutiennent le tillac.

N (Suite.

# wuu de lof, le premier bau sur l'avant,

Maitre-Bau, le bau du milieu,

Bau de dallr, le dernier de l'arrière,

Gœllard d'avant, Gaillard d'arrière, parties extrèmes du pont supérieur.

Embelle, partie comprise entre les deux Gaillards,

Écoutille, trappe pratiqueé dans le pont pour descendre dans l'intérieur.

Surbau, cadre qui entoure les écoutilles.

Mat d'artimon, en arrière du vaisseau,

Grand Mät, au milieu.

Mût de Misaine, en avant,

Mät de Beaupré, conché sur l'éperon, à la proue du vais. seau. Ces mâts sont composés de plusieurs mâts placés hout.à bout. Les mâts inférieurs s'appellent Bas-mdts ; ils supportent les Mats de hune, sur lesquels .s'élévent lés Müts de perroquet, surmontés eux-mémesides Mdts de cacatois,

Hune, plate-forme en saillie autour des mâts.

Vergues, longues pièces de bois horizontales, destinées à soutenir les voiles,

Antenne, sorte de vergue-qui s'attache à une poulie pour sotitenir la voile triangulaire de certains bâtiments,

Haubans, cordages servant à ‘étayer les mâts.

Güuindeau, sorte de cabestan horizontal.

Guindoule, mhchine pour décharger les vaisseaux.

Foc, voile triangulaire qui se place à l'avant du bâtiment,

NOTIFIER, v.tr-«Faire savoir: dans les/formesrlégales, dans les formesiusitées, Acad, Onine notifie donc :pas une personne, mais on lui notifie une chôse.

NOUVEAUTÉS, n. f, pl.--Etoffes les plus nouvellesetles plus à la mode Acad, : Marchand de Nouveautés.

OEIL POCHE.—Ne pas'dire Black-eye,

OŒILLEÈRE, n. f—Partie de la. bride qui garantit l'œil du cheval et l'empêche de voir de côté. Larousse. .

OŒILLÈRE, adj.—-Il nest guère usité que dans cette expression : Dents œillères, dents de la macheire supérieüre qui sont -entre.les incisives.et les molaires : on les nomme plus ex: actement Dents canines. Acad.

OEUFS AU LAÏT.—Ne:pas dire Custard.

OFFICE, n:m.--Service. Ne jamais dire: Office au lieu de Bureau. Dites : le Bureau d'un avocat, l'Etude d’un notaire, le Bu-

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eau de la Poste et non- la PostsOflice, le Bureau d'un agent d’affaires. .

OGIVE, n. f—Voûte formée de deux arcs de cercle symetrique: ment placés par rapport à son axe, et qui se coupent au sommet en formant un angle curviligne. Besch. OREILLER, n, m.—Coussin carré qui sert: à soutenir la tête, quand on est couché. Acad: Ne pus donner ce nom

. aux Coussins des siéges de voiture.

ORMAIE, n. f—Lieun planté d'ormes. Acad, 1

OUILLER, v. tr.—Ajouter du vin de même origine à celui qui a diminué dans les tonneaux par l’évaporation et l’extravasement de l’'écume lors de la fermentation. Littré; Se prend qff. au figuré : Le roi m'a tantost fait de grandes complaintes du peu d'amour et de fidélité qu'il trouvait entre les siens, quoique owillez de bienfaits: D’Aub. Hist. 3.187.

OXYCRAT, rm m.—Boisson qui se fait avec de l'eau, du vinaigre et du sucre. Acad.

OXYMEL, n, m.—Boisson qui se fait avec de l'eau, du miel et du vinaigre. Acad.

PAGE, nm.—Petite pince au moyen de laquelle on relève le bas de la robe sans être obligé de le tenir. Besch.

PALONNIER, n. m.—Pièce qui fait partie du train d’une voitu-,

‘ re, et à laquelle les traits des chevaux sont attachés. Acad. Ne pas dire Bacul.

PANNETON, n. m.—La partie d’une clef qui entre dans la serrure. Acad. Il y a trois parties dans une clef de serrure : l’Anneau, la Tige et le Panneton. Les fentes du panneton sé nomment Bouterolles: Si la tige est en partie creuse, la cle est dite Forée.

PANTOUFLE, n. fChaussure dont on se sert dans la chambre, et qui ne s'attache pas comme le soulier. Acad. Ne pas dire Slippers.

PANADE, n. f. Espèce de soupe ordinairement faite avec de l’eau, du sel, du beurre, un jaune d'œuf, et de la eroûte de pain ag laisse longtemps mitonner. Acad.

PANCARTE, n. f<-Placard affiché pour avertir le public de quelque chose, comme de certaines défenses, des droits imposés sur certaines denrées ou marchandises, sur le passage d’une rivière ou d’un pont. Une pancarte affichée à l'entrée d’un pont. Acad.

PANTIN, n. m.—Petite figure de carton mince et colorié, qui re-

résente un homme ou une femme, et dont on fait mouvoir es mémbres par le moyen d’un fil. Acad.

E (Suite.

PAPEGAÏ, n m—Oiseau de carton ou de bois peint, que l’on place au bout d’une perche pour servir de but à ceux qui s’exer-, cent à tirer de l’arc, de l’arbalète ou de l’arquebuse. Acad.

PAPILEOTTE, n. f.—Dragée de sucre ou de chocolat enveloppée dans un morceau de papier. Acad. Ne pas dire Motto.

PARADIGME, un. m.—Exemple, modèle : Les verbes aimer, finir, recevoir, rendre, sont les quatre paradigmes des conjugaisons françaises. Lar.

PARAVENT, n. m.—Sorte de meuble fait de châssis de bois, couverts de papier peint ou d’étotfe, qui s'étendent et se plient l’un sur l’autre, et dont on se sert dans les chambres en hiver, pour se garantir du vent qui vient des portes. Acad. Ne pas dire Ecran... Voyez ce mot.

PASSEMENT, n. m.--Tissu plat un peu large, de fil d’or. de soie, de laine etc., qu'on met pour ornement sur des habits, sur des meubles. Acad.

PASSE-POIL, n. m.—Liséré de soie, de drap, etc., qui borde certaines parties d’un habit, d’un gilet, etc., ou qui règne le long d’une couture. Acad.

PASSERELLE, n. f—10. Sorte de pont étroit qui ne sert qu'aux piétons. Acad.

20. Ponts destinés à maintenir des communications entre les deux parties d’une propriété, coupée en deux par la voie ferrée. Littré,

30. On fait des espêces de passerelles pour établir la communication entre les bateaux, etc., et la terre ; c’est ce que les marins appellent plus communément Planche. Ne pas dire Gangway.

PASTILLES, n. ΗPetits pains ronds faits avec du sucre, des aromates, des sucs de plantes, des jus de fruits, etc. Pastil les de Menthe. Acad. Pour Pastilles de menthe, ne pas dire

, Peppermint. :

PATÉ, n. m.—Se dit figurément et familièrement d’une goutte d'encre tombée sur du papier. Acad. Ne pas dire Barbeau.

PATÈRE, n. f—Ornement de cuivre doré dont on se sert pour soutenir les draperies ou suspendre divers objets. Littré.

PATRONNER, v. tr—Protéger. Littré. C'est un néologisme, mais n’essayons pas de ie remplacer par un néologisme

ire encore, en disant Patroniser. me

PAUME, n. f.—Sorte de jeu auquel jouent deux ou plusieurs per; sonnes qui se renvoient une balle avec une raquette ou un battoir. Acad. 1ly a la Longue paume et la Courte paume ou Trinquet.

S'il n’y a qu'un mur de renvoi, la courte paume s’appel-

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le Jeu de balles au mur. Ne pas nommer le jeu de longtis aume jeu de Crosse.

PEIGNE DES GARDEURS.—Ne pas dire-Echiffoir,

PELER, v:tr..—1lo. Oter le poil, Peler un cochon. de lait. Peer des:peaux, des cuirs.

20: Uter la peau d’un fruit, l'écorce d'un arbre, et général la surface.des choses qui.ont une espèce de peau : Pe'or une pomme, une poire. Peler du Fromage. Acad. Ne pas dire Eplucher des pommes de terre.

PELLETIER, IÈRE, n.--Celui, celle qui fait, qui vend des four rures Marchand, pelletier, Acad.

PENDELOQUE, n. f—Morceau.de cristal ou de verre: taillé, qui est attaché à un lustre, Acad,

PENSIONNER; v. tr.—Faire, une pension à quelqu'un: Lar. On ne peut donc.pas dire. Je pensionne chez telle personne, mais il faut dire : Je suis pensionné, ou je.prends ma pension.

PERCALE, n. f.—Toile de.coton, d'un tissu fin et serré. Une robe, une chemise, un mouchoir de percale, Acad, Ne pas dire Cambric. .

PERCALINE, n.fToile de. coton légére et lustrée, qui sert principalement à faire des doublures, Percaline verte, rouge, noire. Acad.

PERCEVOIR; v. tr.—Recevoir, recueillir. [1 ne se dit qu’en par lant de certaines choses, comme revenus d’une propriété, droits, impots, etc. Acad. Ne pas dire Collecter.

PERCHOIR, n. m.—Le lieu où l'on met percher les volailles d’une basse-cour. Acad. R

PERLÉ, Adj—Orge perlé, entièrement déponillé de son, enve-

‘loppe ét Brteu par la meule. Acad. Ne pas dire Barley.

PERSIENNE, n. f—Nom qu'on donne à ces sortes, de jalousies ou châssis de bois qui s'ouvrent en dehors. des fenêtres, comme des contrevents ; et sur lesquels sont assemblées à éga es distances des tri gles de bois plates, disposées en abât-jour, qui rompent la lumière et donne entréé à l'air dans l’a parte nent. Acad. :

PERSONNELL , ad. f—Mot qu'on écrit sur le coin d’une lettre tout à fait particulière au destinataire. Né pas mettre le mot. Privée.

PHARE, u. m—Tour surmontée d'un fanal qu’on établit le long des côtes, pour éclairer les navigateurs pendant la .nuit., Ne,pas dire, Light-house,

Phareflottant, phare placé sur un vaisseau. Ne pas dire Light-boat.

PHAËTON,n.m.—Espèce de voiture à .quatrè roues, haute et

— (Suite)

légère. Acad. Le Phaëton est, cr'oyons-nous, cette voiture .. que l’on nomme si malheureusement Ouaguine où Wagon.

PIEDOUCHE, n. m.— Petit piédestal carré ou circulaire, en adou cissement avec moulures, qui sert à porter un buste, une

etite figure, un vase, etc. Acad.

PIERRE DE TAILLE —Ne doit pas être confondue avec la Pierre taillée.

PILE, n. f.—Se dit des massifs de forte maçonnerie qui séparent et soutiennent les arches d’un pont. Acad. Ne pas dire Pilier ni Dame.

PILOTE LAMANEUR —Ou simplement Lamaneur. Pilote qui connait paiticulièrement l'entrée d'un port, et qui y réside pour conduire les navires étrangers à l’entrée et à la sortie. Acad. Ne pas dire Pilot branché.

PINQUE, un. f—Bâtiment de charge qui est rond à l'arrière. Académie.

PINSON, n. m.—Petit oiseau à bec conique et dont ke chant est agréable. Notre rossignol est un Pinson.

PIS, n. m.—La mamelle d’une vache, d’une chèvre, d’une brebis, etc. Ne pas dire Pair.

PIOCHE, n. f.—Outil de fer à manche de bois, dont les terrassiers, les carriers et les maçons se servent pour remuer la terre, tirer des pierres, démolir, saper, etc. Acad. La pioche est plus forte et ordinairement plus étroite que la houe, elle est plus courte que le pic et présente un taillant plus

large.

On appelle Retournée une combinaison du pic et de la ioche.

PISTEUR, n. m.—Employé d'hotel chargé de faire les commissions des voyageurs. Lar.

PLATEAU, n. m.--Le fond de bois ou de fer des grosses balances dont on se sert pour peser les fardeaux. Mettre de la Mar. chandise sur un PLaTEAu pour la peser. Acad.

PLATINE, n. f—Plaque de fer qui est attachée à une porte audevant de la serrure, et qui est percée dé manière à donner passage à la clef. Acad.

Verrou à platine, verrou monté sur une plaque de fer.

Acad.

PLANE ALLEMANDE.—Espèce de petile plane, inventée en Al- lemagne. Ne pas dire Spoke-shave ni Poquechèvre. PLATRAS, n. m.—Debris d'ouvrages de plâtre. Acad. PLATRIER, n. m.—10. Celui qui prépare le plâtre, et celui qui le vend. Acad.

20. Ouvrier qui emploie lé plâtre, maçon. Lütré. Ne pas dire Plasterèur.

EP (Suite)

PLEYON, n. m.—10. Petit brin d’osier qui sert à lier la vigne, Acud.. .

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