CRITIQUE L II T K R A I R E
prendre, après cette lecture, qu'à une monarchie ainsi conduite il n'y a pas d'autre fin qu'une révolution.
Dans les Mémoires de Af'"^ du Barry la révolution se voit partout, à l'armée, dans le peuple, parmi les grands, chez les philosophes, dans le haut clergé, dans les mœurs des femmes, dans l'apathie du roi : sous ce rapport c'est un bon et énergique commentaire à l'histoire de cette époque.
Je reviendrai sur ce livre quand il sera entièrement terminé; deux volumes seulement ont paru, et si ce style rapide, concis, coloré, toujours facile, appartient en effet, comme le disent les éditeurs, à M"^^ du Barry, on ne peut que s'étonner de trouver que la protectrice des lettres, M^e de Pompadour elle-même, est loin de parler aussi bien.