PREFACE VII
Le Figaro de Saint-Alme avait été remplacé, vers le milieu de i'èij,par le Figaro <ie Bohain et Roqueplan; Jules Janin était toujours l'âme et l'esprit du Figaro, qu'il n'abandonna pas, lors même qu'il eut fait son entrée à la Quotidienne pour en raviver le feuilleton. Il donna dans ce feuilleton plus d'étendue et plus de valeur à ses articles de critique littéraire et historique. L'article sur les Cheveux blancs de la reine Marie-Antoinette eut tin prodigieux retentissement, qui suivit longtemps le jeune auteur dans sa vie de journaliste.
Il ne restaponrtant attaché à la rédaction de la Quotidienne que pendant deux ans. Le Journal des Débats l'avait attiré à lui, en lui imposant la condition de ne plus travailler dans aucun autre journal. Il obtint néanmoins de ne pas se séparer de son cher Figaro, dans lequel il s'était, pour ainsi dire, incarné depuis iSaS. // ne cessa d'y tenir la place de rédacteur affidé qu'après la révolution de Juillet. Il devint, à cette époque, l'unique rédacteur du feuilleton dramatique iî^ Journal des Débats, et la position qu'il s'était faite dans ce journal influent était si bien assise et si solidement établie qu'il ne craignait plus de l'ébranler ni de la diminuer en répandant des articles de critique dans beaucoup de journaux qui sollicitaient et payaient fort cher sa collaboration alternative. C'est ainsi qu'il continua d'éparpiller ses œuvres de jeunesse dans le Messager, l'Artiste, la Revue de Paris, et dans d'autres journaux et revues, dont les lecteurs étaient