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des meilleures créations de M. Ismaël. M. Daulresme est aujourd'hui député de l'arrondissement d'Elbeuf.
DAUSSOIGNE-MÉHUL (Louis-Joseph), compositeur, né à Givet en 1790, mort à Liège en 1875. Malgré un style ressemblant, à s'y méprendre, à celui de l'auteur de Joseph, son oncle, M.Daussoigne, qu avait été son élève, ne réussit pas dans la carrière théâtrale. Ses opéras principaux, Robert Guiscard, le Faux Inquisiteur, les Amants corsaires, quoique reçus, ne furent pas représentés, et Aspasie et les Deux Salem, qui le furent, n'obtinrent pas le succès qu'ils méritaient. Dégoûté par ces revers successifs, M. Daussoigne abandonna Paris et sa place de professeur d'harmonie au Conservatoire, pour diriger le Conservatoire de Liège, dont il se retira en 1862. On lui doit les récitatifs de Stratonîce et l'achèvement de Valentine de Milan, œuvres de son oncle Méhul.
DAUVERGNE (Antoine), compositeur, né à Clermont-Ferrand en 1713, mort en 1797, surintendant de la musique du roi, directeur, à diverses reprises, de l'Opéra, est surtout célèbre pour avoir donné, ayec son ouvrage les Troqueurs, la forme moderne de l'opéra-comique (1753). Il composa plus de quinze opéras, parmi lesquels on remarque les Amours de Tempe, les Troqueurs, Enée et Lavinie, etc.
DAVID (Félicien), né à Cadenet (Vaucluse) le 8 mars 1810, avait vingt ans lorsqu'il vint à Paris, se présenter à Chérubini au Conservatoire, n*ayant pour vivre qu'une pension de 50 francs par mois, que lui faisait l'un de ses oncles. Séduit par la doctrine nouvelle de Saint-Simon, David devint un de ses fervents adeptes et composa, dans ce milieu, des Hymnes à quatre voix d'homme, publiés plus tard sous le nom de Ruche harmonieuse. L'association dispersée en 1833, David et quelques autres furent expulsés et conduits à Smyrne. Parcourant alors l'Orient, il se pénétra de ses chants caractéristiques, chants qui devaient un jour lui valoir sa plus haute renommée. De retour en France, trois ans après, il se remit à composer, sans succès d'abord ; mais en 1844, le Désert, donné au Conservatoire, vint lui ouvrir toutes grandes les portes de la célébrité. Ce fut un véritable délire. Au Désert succéda Moïse au Sinaî, puis VEden et Christophe-Colomb, qui, malgré de réelles beautés et une facture plus soignée, n'obtinrent quun médiocre succès. En 1851, la Perle du Brésil lui valut un
brillant succès au théâtre Lyrique. Hcrcidanum, à TOpéra (1859), quoique plus froidement accueilli, contenait cependant des pages de premier ordre. En 1862, avec Lalla-Roukh à l'Opéra-Comique, il obtint un triomphe éclatant. Il donna encore à ce théâtre le Saphir en 1865; mais cette œuvre, médiocre d'ailleurs, fut peu goûtée. F. David succéda à Berlioz en 1869 à l'Académie des beaux-arts et à la Bibliothèque du Conservatoire. On connaît de lui plusieurs recueils de mélodies : Brises d'Orient, Perles d'Orient, les Minarets, etc., et un grand nombre de romances {les Hirondelles, le Pirate, l'Ange rebelle, etc.). Il fit entendre aussi quelques œuvres instrumentales qui passèrent inaperçues. Féhcien David est mort à Saint-Germain en Laye, le 26 août 1876.
DAVID (Samdel), compositeur, né à Paris le 12 novembre 1836. Grand prix de Rome en 1858, il était chef de chant depuis deux ans au théâtre L;^Tique quand il partit pour l'Italie. Il n'a fait représenter, outre deux opérettes, que Mademoiselle Syliia à l'Opéra-Gomique, quoiqu'il ait en portefeuille d'autres ouvrages reçus , plus importants. M. S. David a été nommé, en 1872, directeur général de la musique des temples israéhtes.
DEBILLEMONT (Jean-Jacques), compositeur, né à Dijon en 1824, mort à Paris en 1879, eut quatre opéras représentés à Dijon, le Renégat, le Bandoléro, Feu mon oncle, le Joujou, et à Paris, une douzaine d'ouvrages, opéras-comiques, opérettes, cantates, sur différents théâtres {As-tu déjeuné, Jacquot? Astaroth, le Grand-Buc de Matapa, Roger Bontemps, les Invalides du travail, etc.). Peu de temps avant sa mort, il était chef d'orchestre à la Porte-Saint-Martin.
DEFFÈS (PiERRE-Louis), compositeur, né à Toulouse en 1819, fut grand prix de Rome en 1847. Il fit représenter une douzaine de petits ouvrages en un acte d'une bonne facture, mais qui ne sont pas restés. Son plus grand succès fut BrosJiovano, au théâtre Lyrique, en 1858. Les Noces de Fernande, qu'il a données récemment à l'Opéra-Gomique, ont été froidement reçues du public.
DELABORDE (Eraïm-Miriam, dit Élie), né à Paris le 7 février 1839. pianiste-compositeur, le plus brillant élève de M. Ch.-V. Alkan et continuateur de son style, est, à notre époque, le talent le plus sérieux et le plus varié sur le piano que possède la France. Nommé en 1873 professeur de cet instrument au Conservatoire, M. Delaborde remporte
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chaque année de beaux succès avec ses élèves. Il a publié seulement quelques lieder, des cadenze et plusieurs pièces pour le piano.
DELDEVEZ (Édouard-Marie-Ernest), compositeur et violoniste, est né à Paris le 31 mai 1817. Second grand prix de Rome en 1838, son œuvre assez variée se compose surtout de ballets, dont plusieurs ont été représentés {Paquita, Eucharis, Vert-Vert^ etc.). La Société des concerts l'appela à diriger ses séances en 1872, et il fut nommé chef d'orchestre à l'Opéra l'année suivante; il a succédé à Georges Hainl dans ces deux emplois. M. Deldevez a publié un très intéressant volume intitulé Curiosités musicales. Notes, etc.
DELIEES (Léo), compositeur, né à Saint-Germain du Val (Sarthe) en 1836. Elève d'Adam, il produisit d'abord un grand nombre d'oeuvres légères, fines et charmantes, dont les plus connues ont pour titre : Beux Vieilles Gardes, l'Omelette à la Follemhuche, le Serpent à plumes, etc. Plus tard, les succès de la Source (1866), de Coppélia (1870), de Sylvia (1876), le placèrent au premier rang parmi les compositeurs de ballets. Pendant cette période, l'Opéra-Comique avait ouvert ses portes au jeune maître. Le Roi l'a dit (1873), dont le premier acte est un petit chef-d'œuvre, avait fait son apparition, préparant les voies à Jean de Nivelle (1880), fort estimé malgré une recherche peut-être excessive dans le travail des idées musicales, et à Lakmé (1883), dont la saveur charmante fut fort goûtée. M. Léo Delibes a publié, en outre, des chœurs, des mélodies et d'autres compositions, où se retrouvent l'élégance de style et l'originahté qui caractérisent son talent.
DELLA-MARIA (Dominique), compositeur dramatique, né à Marseille en 1768, mandoliniste et violoncelliste renommé dans sa jeunesse, vint à Paris en 1796, après avoir achevé en Italie son éducation musicale. Alexandre Duval, auquel il était recommandé, lui facilita les abords du théâtre en lui donnant le livret duFrisonnier, opéra-comique qu'il composa en huit jours et qui fut fort applaudi. L'Opéra-Comique, l'Oncle valet, le Vieux Château et Jacquot ou l'École des mètrs, qui firent suite au Prisonnier, n'obtinrent qu'un succès décroissant. Della-Maria mourut subitement à Paris, le 9 mars 1800.
DELLE-SEDIE, baryton italien, né à Livourne vers 1828, débuta au théâtre de San-Casciano dans Nabucco, de Verdi. Il chanta avec un succès croissant d'abord à Florence, puis à Vienne, à Londres, à Saint-Pétersbourg et à Paris. Rigoletto particulièrement fut son triom-
phe. Nommé professeur de chant au Conservatoire de Paris, il n'y resta que peu d'années et se retira définitivement, laissant une méthode de chant intitulée l'Art lyrique.
DELOFFRE (Louis-Michel-Adolphe), violoniste, excellent musicien, fut chef d'orchestre au théâtre Lyrique, sous la direction Carvalho, et à rOpéra-Comique, après la retraite de Tilmant. Il était né à Paris en 1817, et mourut en 1876. Plusieurs de ses compositions pour instruments ont été couronnées.
DELSARTE (François), né en 1812, mort en 1871, acteur, compositeur, chanteur et professeur, fut surtout renommé par ses travaux sur les phénomènes de la phonation. D'un esprit fantasque en même temps qu'actif, il entassa matériaux sur matériaux, sans jamais faire paraître aucun ouvrage. Il eut pour élèves Darcier, M™" Barbot, Gueymard, Carvalho, etc., et chanta lui-même, sans aucune voix, d'une manière accomphe. Delsarte donna des concerts historiques où il fit connaître les chefs-d'œuvre de l'Ecole française, et publia les Archives du chant, recueil de morceaux choisis parmi les meilleurs maîtres. Son œuvre musicale se compose de mélodies au nombre desquelles il faut citer les Stances à l'Éternité.
DEPRÉS ou DESPRÈS (JosQUiN),leplus fameux compositeur de la fin du quinzième siècle. La date et le lieu de sa naissance sont inconnus; cependant tout porte à croire qu'il est né à Condé (Hainaut). En tout cas il y est mort, ainsi qu'en témoigne l'épitaphe qui a été découverte dans un manuscrit de cette ville. La renommée deJosquinDesprès fut universelle, et son influence sur la musique de son temps se fit sentir jusque vers le milieu du seizième siècle, autrement dit, jusqu'à Palestrina. D'ailleurs, l'Italie, l'Allemagne et la France, qui se disputent l'honneur de lui avoir donné naissance, sont unanimes sur ce point, qu'il était lepremier entre tous les musiciens de son époque. Cependant, malgré cette célébrité extraordinaire, la fortune ne paraît pas lui avoir souri pendant la majeure partie de sa vie, car il réclama pendant longtemps à Louis XII un emploi qu'il n'obtint qu'en présentant ses doléances au roi, sous forme de motets demeurés célèbres pour ce motif. Un troisième motet servit de remerciement. Cette façon de faire intervenir l'art dans les choses de la vie fut souvent employée d'ailleurs par Josquin Desprès. La célèbre messe La sol fa ré mi (Lascia fare mi), qu'il composa pour se railler d'un seigneur de la cour dont les éter-
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nelles promesses n'étaient jamais suivies d'effet, et les motets ci-dessus le prouvent suffisamment.
Josquin Desprès eut pour maître Jean Ockegem, célèbre premier maître de chapelle de Charles VIL D'abord enfant de chœur à Saint- Quentin, puis maître de musique à la cathédrale de Cambrai, le grand ^artiste fut plus tard chantre de la chapelle pontificale à Rome sous le pape Sixte IV, se rendit à la cour du ducdeFerrare Hercule P% à qui il dédia une messe célèbre, et vint enfin en France, où Louis XII l'attacha à son service. Le génie de Josquin Desprès, son ingéniosité, firent faire un grand pas à la musique. Son œuvre est immense dans tous les genres. Parmi ses productions les plus renommées on cite plusieurs messes : La sol fa ré mi, l'Homme armé, Malheur me bat, l'Ami Baudichon, les Rouges Nés, Beata Virgine, etc., un nombre considérable de motets, et une quantité de chansons françaises dispersées dans différents recueils. — Luther a dit de Josquin Desprès : « Les musiciens font ce qu'ils peuvent des notes, lui seul en fait ce qu'il veut. »
DESTOUCHES (André-Cardinal), compositeur dramatique, né à Paris en 1672, produisit son premier opéra, Issé, sans avoir assez de connaissances musicales pour écrire lui-même sa partition. La grande abondance de ses idées lui valut pourtant un succès. Devenu plus habile, l'inspiration parut l'abandonner, et les ouvrages qui succédèrent : Amadis de Grèce, Callirhoé, les Stratagèmes de l'amour, etc., furent trouvés assez incolores. Surintendant de la musique du roi et inspecteur de l'Opéra, Destouches mourut en 1749.
DEVIENNE (François), né à Joinville en 1759, fut d'abord musicien de régiment, puis à l'orchestre du Théâtre de Monsieur. Flûtiste et bassoniste distingué, il contribua beaucoup à l'amélioration des orchestres français et écrivit dans un genre nouveau un grand nombre de morceaux pour les instruments à vent. Mais ce qui le rendit surtout célèbre, ce furent ses opéras-comiques. On lui en doit sept, parmi lesquels il faut citer les Visitandines, qui eurent un succès tel, que l'ouvrage fut transformé deux fois et reparut sous les titres de Pensionnat de Jeunes Demoiselles et des Français au sérail. Devienne collabora au Congrès des Rois, opéra révolutionnaire joué en 1793, avec Berton, •Chérubini, Michel, Grétry, etc., et laissa un nombre considérable de romances et de chansons républicaines et patriotiques. Il mourut fou à Charenton en 1803.
DEZÈDE, compositeur dramatique, né vers 1740, produisit, vers la fin du dix-huitième siècle, plus de quinze opéras dans le genre pastoral. L'un d'eux, Biaise et Babet, fut longtemps en vogue. Dezède est mort en 179o.
DIAZ DE LA PENA (Eugèxe-Émile), fils du célèbre peintre de ce nom, naquit à Paris le 27 février 1837. Elève de Reber et d'Halévy, il fit représenter au théâtre Lyrique, le 9 juin 1865, le Roi Candaule, opéra-comique en deux actes. Ayant obtenu le prix au concours d'opéra organisé en 1867, avec la Coupe du roi deThulé, il ne put faire représenter cet ouvrage que longtemps après, le 10 janvier 1873, sans succès. M. Eugène Diaz a publié en outre quelques mélodies.
DIBDL\ (Charles), poète, prosateur, compositeur, comédien et directeur de théâtre, célèbre en Angleterre vers la fin du dix-huitième siècle, fit représenter et joua lui-môme un grand nombre de ses ouvrages. Son œuvre intitulée le Jubilé fut la plus connue, et quelques airs, comme le Palais de la Liberté et le Pauvre Jacques eurent un vrai succès de popularité, même en France.
DIEMER (Louis), pianiste et compositeur de musique pour le piano, né à Paris le 14 février 1843, très recherché dans les concerts. Talent correct, mais froid.
DIETSCH (Pierre- Louis-Philippe), né à Dijon le 17 mars 1808, fut maître de chapelle à l'éghse de la Madeleine et chef d'orchestre de l'Opéra à Paris (1860). Son unique tentative à ce théâtre : le Vaisseau Fantôme, sur la même donnée que Richard Wagner en 1842, n'ayant pas réussi, Dietsch ne fit plus que de la musique d'église. Il mourut le 20 février 1865.
DOCHE (Joseph-Denis), né à Paris le 22 août 1776, mort en juillet 1825, composa un grand nombre d'airs de vaudevilles et des opérettes. Fanchon la vielleuse, les romances de Santeuil et de Gentil- Bernard, l'opérette Poi/z^ de bruit, furent très en vogue de leur temps. Son fils Alexandre eut à l'Opéra-Gomique le Veuf du Malabar, qui n'eut pas de succès.
DOMZETTI (Gaétaxo), célèbre compositeur italien, né à Bergame le 29 novembre 1797, mort en cette ville le 8 avril 1848. Simon Mays, directeur du lycée musical de Bergame, dirigea ses études avec Pilatti et Mattei. A vingt ans, le jeune artiste, alors soldat, fit représenter à