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DIAZ DE LA PENA — DDFAY

Venise, où il passait avec son régiment, Enrico, conte di Borgogna, son premier opéra. Le génie de Rossini dominait à cette époque l'Italie. Donizetti voulut marcher sur ses traces, et après quelques essais commença avec Anna Bolena (1830) une réputation que devait définitivement consacrer iifde de Lammermoor à Naples en 1835. Ecrivant avec une facilité extraordinaire quatre grands ouvrages, en moyenne, par année, Donizetti ne pouvait avoir qu'un style lâché, et, malgré ses qualités mélodiques, rempli d'imitations. La mort de Bellini, son rival en renommée, en le laissant seul maître de la scène italienne, ne fit qu'accentuer ces défauts. Le succès abandonnant le jeune maestro, il vint à Paris avec deux partitions qui devaient devenir un jour célèbres. La première, destinée au théâtre Yentadour, l'Ange de Nisiday ne devait voir le jour qu'à l'Opéra sous le titre de la Favorite; la seconde, demandée par l'Opéra-Gomique, était la Fille du régiment. Chose bizarre ! ces ouvrages, aujourd'hui encore si populaires, n'eurent aucun succès à leur apparition {1840J. A Vienne, Linda di Chamonix fut mieux accueillie, mais le triomphe le plus grand échut à Don Pasquale, à Paris, en 1843, triomphe auquel participa d'ailleurs le célèbre Lablache. Don Pasquale fut écrit en huit jours. A partir de ce moment, Donizetti, miné par une maladie du cerveau, alla déchnant jusqu'à sa mort. En l'espace de vingt-six ans, l'infatigable producteur avait fourni à l'art soixante-huit opéras, des cantates, des messes, etc.

DREYSCHOCK (Alexandre), pianiste allemand, né àZack (Bohême) eu 1818, célèbre par une virtuosité remarquable de la main gauche.

DUBOLS (Théodore-Clément-François), l'un des meilleurs maîtres de la jeune école française, est né à Rosnay (Marne) le 24 août 1837. Entré tout jeune au Conservatoire, il y remporta successivement tous les principaux premiers prix: harmonie, piano, orgue, etc., et finalement le premier grand prix de Rome en 1861, dans un concours particulièrement brillant. On connaît de M.Dubois plusieurs suites d'orchestre exécutées aux concerts Pasdeloup et Colonne : la Guzla de l'émir, destinée à l'Opéra-Comique et donnée à l'Athénée en 1873 seulement, les Sept Paroles du Christ, œuvre des plus remarquables; beaucoup de musique d'orgue et de piano, et enfin la partition du Paradis perdu, qui partagea avec celle de M. Godard : le Tasse, le prix bisannuel de la ville de Paris en 4878.

M. Dubois, organiste de la Madeleine, est professeur d'harmonie au Conservatoire.

DUFAY (Guillaume), compositeur célèbre de la fin du quatorzième siècle, auquel on est redevable de nombreux progrès dans la science de l'harmonie. On lui a attribué à tort l'invention de la notation blanche, et avec plus de certitude une extension du système complet de Guy d'Arezzo.

DUGAZON (Louise-Rosalie LEFÈVRE, épouse), née à Berlin en 1753, morte en 1821, donna son nom à un genre de rôles dans lesquels elle se rendit célèbre. Ces rôles, tout de sentiment et d'expression, exigent plutôt du charme et de l'esprit qu'une grande voix et un talent consommé. On distingue au théâtre, en Jeunes Dugazon et Mères Dugazon, les rôles correspondant aux deux phases naturelles du talent de Téminente artiste. Biaise et Babet, Alexis et Justine, Nina, etc., furent ses triomphes.

Son fils, Gustave Dugazon, se livra à la composition théâtrale et instrumentale, sans obtenir de succès.

DUNI (Égide-Romuald), né le 3 février 1709 à Matera (Italie), compositeur dramatique, était déjà renommé en Ralie lorsqu'il s'essaya dans l'opéra français à la cour de l'infant de Parme, et y obtint un tel succès, qu'il vint se fixer à Paris, où il écrivit plus de dix-huit opéras. Les plus connus sont Ninette à la cour, son début; la Chercheuse d'esprit, le 'Peintre amoureux de son modèle, la Fille mal gardée, etc. Il mourut le 11 juin 1775.

DUPONT (Auguste), né à Ensival (Belgique) le 9 février 1828, pianiste-compositeur, professeur du Conservatoire de Bruxelles, s'est fait entendre avec succès dans les grandes villes d'Europe et particulièrement à Paris. Sa musique, d'une bonne facture, est assez estimée.

DUPONT (Pierre), poète et chansonnier d'un grand sentiment naturel, fut une des victimes du coup d'Etat de 1851. Pierre Dupont ne savait rien de la musique, aussi était-il obligé de recourir à quelqu'un pour traduire ses pensées dans cet art. M. Reyer fut souvent son conseil et son interprète. Les chants et chansons de Pierre Dupont, réunis en quatre volumes, contiennent les Bœufs, le Louis d'or, la Vigne, le Pain, etc., vigoureuses mélopées qui sont demeurées populaires. Pierre Dupont était né à Lyon le 23 avril 1821 ; il y mourut le 24 juillet 1870.

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